Que fait-on maintenant ? Que fait-on du maintenant ? Les choses semblent si rien, les choses ressemblent au néant, elles semblent si vides – aucunement siennes ni saines...
Dionysos – qu'est-ce que je ne l'aime pas celui-là, ces temps-ci – m'a soufflé un jour : « marions-nous, et tout ira pour et dans le meilleur des mondes ! »
Amoureux de l'humanisme, de l'humanité, de la vie, de l'avenir, de la résolution – et non de la révolution –, etc., donc du prochain : manifestez-vous ! Mais, maintenant ! Vite, très vite...
Il est toujours réconfortant de constater l'actualité et/ou la ré-actualité de propos, de convictions, de mots déjà partagés, déjà échangés, affirmés... Et puisqu'il s'agit de remplir un vide – j'avoue que « le vide » était prétentieux –, quoi de plus « logique » que de réaffirmer un propos ténu, déjà tenu ? :
Propos pour une politique culturelle municipale audacieuse et novatrice.
Nous faisons l'aveu de ce qu'il nous est fondé de conviction qu'il faille positionner, introduire l'Art, pour ainsi nommer la Culture, comme allié aux cotés de chaque service participant de la nomenclature de la prochaine municipalité. Étant voulu que nous participions à l'avènement d'une nouvelle forme de propositions politiques porteuse de transparence et, se faisant, dans une exigence démocratique optimale ; nous préconiserons que l'idée d'un renversement de mode d'analyse soit nécessaire.
On demandait à l'économique ou au social de s'intéresser à la Culture, alors que ceux-ci étaient pris dans des exigences de rendements démesuré et immédiat, et /ou dans la tentative de colmatage des méfaits que produisait le premier sur le second.
Or la Culture, au sens où nous la proposons et défendons, opère une autre perception de ce que doit être le mouvement qui mène à la réflexion, aux connexions utile et juste, et à la concrétisation du développement des secteurs le nécessitant. De ce fait, l'idée a germé d'une mise sur pied d'une sorte de laboratoire culturel de recherche, de renouvellement d'idées, donc permanent et collégial – vêtu d'une grande dose d'autonomie, pour ne pas dire d'indépendance. Un outil nécessaire qui sera le point de départ de l'écriture d'une nouvelle histoire municipale démocratique réelle.
Ainsi , ce renversement fera supplanter la verticalité de la proposition politique de l'élu, qui a conduit jusque maintenant au divorce avec le citoyen, par l'horizontalité et de la réflexion et de la proposition en politiques municipales. L'élu n'est plus la « cible-réceptacle » de la colère, du mépris, du bannissement ou encore du reniement de ses administrés ; mais partie participant à la vie démocratique et citoyenne. Ce qui, de facto, participera de la responsabilisation du citoyen, qui se verra confronté à l'extrême rigueur et exigence que requiert l'administration, la gestion de la « cité ».
Dans cet optique, la Culture ne se retrouve plus cantonnée dans une thématique, mais bien au contraire, dans la mobilisation permanente autour de problématiques qu'elle questionne puis travaille de manière continue, à en proposer les solutions les plus adéquates.
Aussi, pour concrétiser une telle proposition de politique culturelle, nous développerons quatre objectifs à atteindre, sous l'autorité réflexive de l'Atelier Permanent cité plus haut ; sans oublier de préciser certaines des priorités annexes qu'il faudra adjoindre afin de rendre compte de ce qu'il a résulté, de pertinent, de nos rencontres avec les différents participants à l'élaboration d'un programme culturel.