Monsieur le ministre, Dunkerque est réputée pour être la cité de Jean Bart, illustre corsaire qui brava vents et marées, en période de disette, pour ramener vivres aux siens.
Monsieur le ministre, Dunkerque est aussi réputé pour être un territoire venteux. Alors, si c'est pour y venir vendre du vent, je vous adresse une alerte stricte pour reconsidération ! Autant simplement aller vendre un congélateur à un esquimau, que de s’essayer à un tel périlleux exercice.
Monsieur le ministre, les dunkerquois sont froids quant à votre venue, malvenue parce que étonnamment proche des municipales. Froids comme du métal à l'idée de devoir, une fois de plus, entendre des promesses – pour le coup pré-électorales, donc nécessairement pré-électoralistes – sans certitude aucune de leurs valeur et validité.
Monsieur le ministre, vous aurez bien compris qu'il s'agit d'AscoMétal ! Et comprenez bien que vous ne pouvez jouer le rôle de caution et de gage électoralistes pour un Michel Delebarre piètre stratège (économique) qui se bute à ne jamais démordre de son « tout-industrie » qui finira par achever Dunkerque si d'autres possibilités ne sont pas ouvertes.
Monsieur le ministre, ayez une discussion franche avec votre commissaire du redressement productif du Nord-Pas-de-Calais, native de Dunkerque, Samia Buisine, et demandez-lui si réellement il n'y aurait pas lieu de mettre en branle d'autres secteurs autres que le soporifique et aporétique « tout-industrie ». Si Dunkerque ne mérite-t-elle pas, au nom du rendez-vous pris avec l'Histoire qui l'attend, une effusion économique plus qu'attendue!
Monsieur le ministre, et s'il m'était permis de vous souffler une fonction additionnelle, par souci logique de développement, pour votre ministère, je me permettrais : bonne stratégie économique et puis, redressement productif ! Vous ne pouvez pas rester à redresser des politiques économiques caduque et inappropriée qui restent le fait de « criminels » administrateurs locaux dont Michel Delebarre reste le chef de file.
Monsieur le ministre, je disais ici dans un billet précédent : http://blogs.mediapart.fr/blog/cam-thieuts/090314/il-faut-plomber-le-soldat-delebarre, que Michel Delebarre était un boulet pour toute personne soucieuse de la vitalité démocratique, et vous le redis à vous qui appeliez de vos vœux une nécessaire sixième République ! L'emmerdant – cela ne pourrait être la rose quoique, actuellement, le parti de la majorité présidentielle n'a pas la rose en poupe – avec un boulet, si l'on ne s'en détache pas, c'est qu'il entraîne absolument dans sa chute !
Monsieur le ministre, pour que votre venue soit utile, du moins pour les dunkerquois, je vous inviterai à rester attentif à une inévitable tentative de récupération de votre visite ; et à vous renseigner sur la vision économique dont est porteur Patrice Vergriete, prochain Maire – et c'est ce que j'appelle, moi, de tous mes vœux pour Dunkerque – de Dunkerque. Et je vous avouerai que je le perçois comme le nouveau corsaire, bravant vents et marées, en période de disette, cette fois-ci économique, pour ramener vivres aux siens.