Il faudrait être un « idiot » doublé de se croire un « saint » et triplé d'être somme toute « crazy » - ce qui veut dire « fou » pour les plus enclins à la pratique de la langue de De Swaen, plutôt que de celle de Shakespeare – pour laisser transparaître aussi clairement des idio-syn-crasies politiques d'une autre ère et penser qu'user de tels ressorts marche toujours. Il semble qu'un air nouveau remplisse petit à petit, mais en réalité grand à grand, les chambres à espoirs minutieusement dégonflées durant deux décennies.
Voilà, peut-être, venu le temps des grands aux responsabilités, après un long règne sans partage des petits! Et la barre paraît très haut perchée, car 2 mètres ont été arrêtés comme seuil d'éligibilité « majorale ».D'où tout ce branle-bas de toutes heures de candidats faisant des pieds et des mains pour être à cette hauteur. Un problème de taille puisque l'attente réside dans ce qu'il sortira du grand débat tant attendu. Mais de sérieux communicants conseillent une non confrontation, parce que trop ruineuse pour l'envergure d'un sortant.
Bientôt, on nous dira qu'il est nécessaire, afin de ne miniaturiser personne, de faire des catégories en terme de scrutin : un pour les simplet, atchoum, grincheux et autres; et un autre pour les reuze, roland, gargantua (ouf, un géant né à Bailleul ) et autres... Allons messieurs les candidats, soyez à la hauteur de la fonction pour laquelle vous candidatez, il y a d'autres complexes beaucoup plus handicapants que d'être petit – ou devrais-je rappeler qu'on est toujours le petit de quelqu'un – car il y a aussi être femme, être noir, être con, etc.; même si on peut être femme, nègre, con de quelqu'un... Après, il faut choisir, car être le tout en même temps n'est plus un handicap, mais bel et bien l'aveu de vouloir vivre la vie d'une pygmée!