Blanquer et l'écriture inclusive

L'écriture inclusive est officiellement bannie de l'éducation nationale, suite à une circulaire par JM Blanquer le 6 mai.

L'écriture inclusive est officiellement bannie de l'éducation nationale, suite à une circulaire par JM Blanquer le 6 mai.

Le ministre justifie cela en disant "Notre langue est un trésor français, elle ne doit pas être abîmée ou triturée. La féminisation des métiers est un progrès, mais les points médians est un barrage surtout pour les dyslexiques"

Alors, concernant la dyslexie : si l'on veut vraiment aider les personnes dyslexiques, la priorité serait de lutter contre la dictée, plutôt que contre l'écriture inclusive.

L'idée de l'écriture inclusive est simple : notre langue affirme que le masculin est neutre ou l'emporte ce qui est sexiste. Le féminin est inexistant. Les femmes ne sont donc pas représentées.

Il y a plusieurs manières d'écrire en incluant les femmes. La première est le point médian. "Les enseignant•e•s". Mais ce n'est pas obligatoire, on pourrait aussi dire "les enseignantes et les enseignants" par exemple. C'est juste plus long. On pourrait aussi dire juste "les enseignantes" parce qu'elles sont plus nombreuses.

C'est déjà utilisé de manière officielle dans le "françaises, français" ou bien "madame, monsieur,". Alors pourquoi employer l'inclusivité a certains endroits et l'interdire à d'autres ?

JM Blanquer interdit l'écriture inclusive dans l'éducation nationale. L'écriture inclusive était une liberté : chacun et chacune pouvait choisir à titre personnel de rendre la langue plus inclusive ou non mais plus maintenant.

En supprimant cette liberté, JM Blanquer affirme qu'il ne veut pas réfléchir à comment rendre la langue inclusive. Notre langue est un trésor et ça ne se discute pas. C'est dogmatique.

Le sujet du brevet au Liban comportait (par erreur ?) Une question aux élèves : "vous commencerez votre poème en écrivant "je suis vivant•e"."Quelle horreur ! Le ministère a affirmé revérifier tous les sujets des examens suivants.

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