En Espagne comme en Catalogne, les mémoires ont fini d’hiberner

Le processus de revendication d’indépendance de la Catalogne intervient tout juste 10 ans après l’entrée en vigueur de nouvelles législations sur les mémoires historiques en Espagne. Pour comprendre les divisions profondes qui scindent encore la société espagnole, il est indispensable de porter un regard sur les rapports parfois troublants qu’elle entretient aux symboles de son passé.

À force de voir « la crise catalane » présentée à travers le seul prisme de questions identitaires ou économiques, on en vient à ne plus bien comprendre qui, parmi les unionistes, indépendantistes, autonomistes, séparatistes et autres identitaires, sont les démocrates, les progressistes, les fascistes ou les populistes du moment. Aussi déconcertante soit elle, cette effusion de qualificatifs a au moins le mérite d’attiser un regard sur des divisions qui dépassent de loin la seule question de l’indépendance d’une des régions les plus riches d’Espagne.

Des foules de manifestants, d’une ampleur rarement égalée depuis la fin de la dictature franquiste et le retour à la démocratie en 1977, sont venues ces dernières semaines clamer tantôt leur désir de voir la Catalogne déclarer démocratiquement son indépendance, tantôt une farouche opposition à une quelconque remise en cause de l’unité de l’Espagne. Quand des Catalans occupaient des écoles publiques pour s’assurer que le scrutin sur l’indépendance puisse s’y tenir, d’autres ailleurs en Espagne formaient des haies d’honneur et applaudissaient sur leur passage les cortèges de Guardia Civils en route pour la Catalogne afin d’y empêcher la tenue du référendum. Si certains voudraient enfin voir enterrer la constitution de 1978 sur laquelle a été fondée l’Espagne démocratique aux lendemains de la dictature, il en est d’autres pour qui l’Espagne est avant tout faite de principes et de symboles qui sont et doivent demeurer intangibles. Des visions et des aspirations viscéralement opposées qui, à bien des égards, font écho à des rapports différents au passé du pays.

Car l’Espagne, c’est aussi un pays où l’on condamne en justice un juge pour avoir ouvert des enquêtes sur des crimes avérés du franquisme[1] ; où un roi et les dirigeants de grands partis politiques rendent des hommages officiels à des anciens ministres franquistes[2] ; et où surtout, chaque 20 novembre, des milliers d’Espagnols se réunissent en des lieux symboliques pour commémorer publiquement la disparition du dictateur Francisco Franco et de José Antonio Primo de Rivera, le fondateur de l’organisation politique nationaliste et fascisante de la Phalange espagnole.[3] Par ces actes, ce sont en filigrane l’époque et les symboles de la dictature qui se trouvent célébrés.[4]

Le 9 Octobre 2017, le porte-parole du Parti Populaire (PP) de Mariano Rajoy s’est permis une mise en garde des plus douteuses adressée à Carles Puigdemont, alors encore président de la Généralité de Catalogne : « Celui qui déclarera l’indépendance pourrait finir comme celui qui l’a déclarée il y a 83 ans ». Pablo Casado fait dans cette déclaration référence à l’homologue de Puigdemont avant la Guerre Civile espagnole, Lluís Companys qui déjà en 1934, avait proclamé une République Catalane indépendante. Déconcertant, quand on sait qu’après son exil suite à l’occupation de la Catalogne par les troupes franquistes, l’homme avait été torturé puis fusillé par le régime en 1940. 

Ces faits suggèrent à quel point la mobilisation de symboles du passé et les querelles qu’ils engendrent dans la société ne semblent pas prêts de s’effacer.

Au sortir de cet automne éminemment politique, l’Université de Barcelone coorganisait et accueillait du 28 au 30 novembre une conférence - déjà prévue de longue date - s’étant donné pour thème « L’hibernation de la grenouille. 10 ans de lois et de politiques sur les mémoires historiques en Espagne et en Catalogne (2007-2017) ». Sous l’égide d’un cadre des plus académiques, juristes, magistrat.e.s, historien.ne.s, anthropologues, mais aussi des directeurs et directrices de musées, des auteur.e.s et poètes ainsi que des membres d’associations mémorielles du pays se proposent de faire un point sur les rapports que la société espagnole entretient avec son passé. Dans un contexte de mise sous tutelle de la région et alors que certains membres du gouvernement de la Généralité de Catalogne se trouvent encore emprisonnés et leur président, Carles Puigdemont, en exil à Bruxelles,[5] il n’est pas anodin de se réunir dans la capitale Catalane pour parler de mémoires au plurielles.

Connaître et prendre en compte les relations de l’Espagne à ses mémoires offrent une perspective singulière sur les divisions qui la traversent.  

Entre l’automne 1936 et le printemps 1939, la Guerre Civile Espagnole provoque la mort et la disparition de près d’un demi-million de personne. Des troupes et des partisans nationalistes emmenés par le général Franco partent en « croisade » pour renverser la Seconde République espagnole proclamée en 1931. Ils affrontent des forces républicaines, loyales au gouvernement du Front Populaire - une alliance entre communistes, socialistes et anarchistes, élus démocratiquement en février 1936. Le conflit débouche sur une victoire du camp nationaliste et trente-six années d’une dictature militaire qui ne s’achèvera qu’à la mort du « caudillo » en 1975. Aux lendemains de la guerre, le régime franquiste avait fondé sa légitimité sur une exaltation des morts nationalistes « tombés pour Dieu et pour l’Espagne » au cours d’une « croisade » providentielle pour le salut de la Patrie et du peuple espagnol face au « péril rouge » que représentait la république. Cette rhétorique commune orchestrée par un État autoritaire et une Église acquise à sa cause érigeait les victimes du camp franquiste aux rangs de héros et de martyrs. Elle a ainsi permis aux familles, en plus d’intégrer leurs morts au souvenir national, de connaître les conditions de disparition et d’élaborer le deuil de leurs proches.

Il en fut tout autre pour les victimes du camp républicain. La perpétuelle célébration de la victoire du national-catholicisme de Franco s’accompagne d’une répression sanglante et systématique de tout symbole pouvant s’apparenter au camp adverse. Aussi appelée « Terreur Blanche », la répression franquiste s’est perpétuée jusqu’à la fin de la dictature et aurait fait au moins 100 000 victimes. Ces représailles ont par ailleurs contraint plus de 450 000 républicains à s’exiler en dehors du pays, en France ou ailleurs en Europe.[6] La Catalogne républicaine et qui, sous le régime de la seconde république avait prononcé son statut d’autonomie et instauré ses propres institutions fera les frais, sans équivalence, de ces persécutions.

Il résulte de la fin de la dictature une société espagnole clivée, notamment par des temporalités mémorielles radicalement différentes. Alors que le souvenir des uns, élevé au grade de cause nationale, s’est imposé comme la mémoire officielle du pays pendant presque quatre décennies, les souvenirs individuels et collectifs d’autres ont été rendus impossibles ou invisibles par l’exil et la répression. 

Or, la mort de Franco ne marque pas la fin de cet oubli contraint. Une nouvelle constitution, censée accompagner la société espagnole dans sa transition démocratique, entre en vigueur le 29 décembre 1978. Elle est accompagnée d’une loi d’amnistie qui rend invalides les condamnations d’actes commis pendant la guerre ou sous le franquisme. 

Ni les années de développement économique fulgurant, et encore moins l’apparente insouciance des années de Movida[7] ne parviennent à colmater la brèche qui divise les Espagnols dans leurs rapports au passé. Difficile d’en faire table rase, lorsque l’on croise, presque chaque jour, sur une place de village portant encore le nom d’un général assassin, des anciens dont on sait qu’ils ont pris part au purges franquistes et qu’ils doivent au moins savoir ce qu’il est advenu de son père, de son frère, de son mari et de leurs restes. Construit au nom d’une stabilité nécessaire à la construction des nouvelles institutions, ce « pacte du silence »[8] va néanmoins peu à peu se fissurer.

Maintenant que l’on sait comment les mémoires ont été jusqu’à cette époque malmenées, on comprend mieux la métaphore choisie par les organisateurs de la conférence de cette fin novembre : « l’hibernation de la grenouille ». Un amphibien qui, au cours d'hivers exceptionnellement rigoureux, réduit au plus strict minimum l’usage de ses fonctions vitales sans pour autant garantir sa survie.

Il y a dix ans à l’automne 2007, les gouvernements catalan et espagnol promulguaient respectivement la « Loi pour le mémorial historique de Catalogne » et la « Loi sur la mémoire historique » espagnole censées mettre fin à cette longue période de torpeur à propos des souvenirs de la guerre civile et du franquisme.

Portées en Catalogne et en Espagne par des gouvernements de gauches, ces lois doivent permettre la reconnaissance des souffrances et des victimes de la Guerre et de la dictature. Elles visent entre autres la symbologie franquiste dans l’espace public. Les villes et les campagnes espagnoles sont encore remplies de rues, de places, de statues et autres stèles à la gloire de la « croisade » et du Caudillo. Permettre d’envisager le déboulonnage ou une réinterprétation de ces symboles vaudra au gouvernement de José Luis Zapatero de vives attaques de la part des droites espagnoles et des nostalgiques du franquisme. Ils imputent à la gauche un esprit revanchard, voire belliqueux, et dénoncent une volonté de « renverser l’issue de la guerre par la réécriture de sa mémoire ».     

Dès lors, comme ce fut le cas ces derniers mois dans le sud des États-Unis avec les symboles confédérés,[9] les emblèmes de la mémoire du camp nationaliste se sont plus encore qu’avant, établis comme des terrains de revendications et d’oppositions politiques. Bien que régis par des schémas du passé, ces nouveaux antagonismes sont pourtant bel et bien porteurs de visions qui prétendent s’inscrire dans le présent.

Le monument Del Valle de los Caídos est emblématique de ce mélange des genres. Il a à cet égard cristallisé les débats de cette dernière décennie sur les symboles franquistes. Construit par des prisonniers politiques condamnés aux travaux forcés, ce complexe monumental, colossal, dédié à la « gloire des Tombés pour Dieu et pour l’Espagne » fut pensé et conçu par le général Franco lui-même pour entre autres accueillir sa propre sépulture ainsi que celle du fondateur de la Phalange espagnole, José Antonio Primo De Rivera. Située dans la Sierra de Guadalajara à une cinquantaine de kilomètres de Madrid, impossible de rater cet amas de béton que forment l’ossuaire géant et le monastère bénédictin surplombés d’une immense croix de 150 mètres de hauteur. C’est là que, depuis la mort du Caudillo les nostalgiques du national-catholicisme - des vieux en chemises bleues et bérets rouges enguirlandés de petits fanions et autre pin's aux couleurs nationales, mais aussi des plus jeunes en bombers et crânes rasés - viennent, sous les drapeaux de la Phalange et de l’Espagne franquiste, entonner en chœur les chants à la gloire des héros de leur « Espagne unie, grande et libre».[10]

Contre ce qu’il incarne et la nature des activités qui s’y tiennent, certains appellent de leurs vœux à un dynamitage pur et simple du complexe mémoriel franquiste. Pour le moment, on s’est frileusement contenté d’y proscrire certains symboles faisant référence à la dictature et, la résolution adoptée le 11 mai 2017 par le congrès pour que le gouvernement de Rajoy entreprenne de déplacer le corps du dictateur reste à ce jour sans suite.[11] Par contre au même moment, les Espagnols ont découvert comment la Fondation Francisco Franco, qui explicitement prétend défendre et exalter la mémoire du Caudillo, a reçu durant des années des dizaines de milliers d’euros de subventions publiques venant de l’État central.[12]

Le mausolée du dictateur et de ses héros n’est pas le seul lieu de pèlerinage de l’extrême droite passéiste espagnole. Au Camposanto des Martyres de  Paracuellos del Jarama, on produit et pratique une mémoire du même acabit. Là, ce sont plusieurs milliers de partisans du camp nationaliste qui ont été fusillés par les forces républicaines alors encore au pouvoir à Madrid à l’automne 1936. Un charnier d’exécutions massives et méthodiques que le régime franquiste, après sa victoire, a converti en un lieu de mémoire emblématique au service de sa cause. Sur l’emplacement de ces fosses communes, on a dressé des croix, érigé une chapelle et élaboré des pratiques propres à la nature du lieu et des morts auxquels il rend hommage. Tantôt au centre de la rhétorique mémorielle du franquisme, tantôt plus à sa marge au moment où le régime décide de se focaliser sur El Valle de los Caídos, la mémoire produite au Camposanto de Paracuellos del Jarama n’en demeure pas moins emprunte de son héritage national-catholique. On semble peu s’étonner, là-bas, de voir encore un évêque prononcer une messe devant un drapeau franquiste,[13] ni que l’on clôture chaque cérémonie par le coutumier Cara al Sol, entonné le bras droit tendu vers le ciel. Dans le contexte plus actuel des mémoires conflictuelles et polarisées, le lieu s’est vu traversé par des mélanges des genres et des luttes pour le moins déconcertantes qui, par ailleurs, disent beaucoup de l’obédience de leurs acteurs.

Le 4 juillet 2010, l’association catholique anti-IVG « Unis pour la Vie »[14] y inaugurait son « Jardin des absents », un mémorial « pour les victimes de l’avortement ». L’accueil de ce monument intervient quelques jours seulement après l’entrée en vigueur de la « loi des délais »[15] qui dépénalise et encadre l’interruption volontaire de grossesse. Sûrement en raison de la confusion qu’il induit dans la mémoire produite au Camposanto de Paracuellos, le mémorial anti-avortement en sera assez rapidement retiré. Ce court jumelage témoigne pourtant, s’il fallait en douter, des accointances entre les forces réactionnaires du pays et une mémoire qui, bien qu’elle voudrait se donner à voir sous son jour plus apolitique, peine à se défaire de ses vieux démons.

Toujours à Paracuellos del Jarama, un autre fait marquant de ces dernières années : le 19 novembre 2014, le magazine de société et de contre-culture Vice relaie le happening d’un groupe d’activistes du collectif féministe Femen venu dénoncer les « célébrations légales du fascisme ».[16] Les militantes tracent sur l’immense croix blanche jonchée sur la colline du Camposanto, le slogan STOP 20N.[17] Une référence aux commémorations annuelles des morts de Franco et de Primo de Rivera qu’accueillent Madrid et ses alentours chaque 20 novembre. L’événement ne tardera pas être repris, commenté et vindicativement condamné. On y dénonce un acte grave de haine et de profanation de la mémoire de victimes de la « barbarie rouge » par des « Feminazis hystériques »[18]. Cet épisode montre encore à quel point, une présumée atteinte à un symbole du souvenir nationaliste parvient à mobiliser tout ce que le pays compte de porteurs d’idées des plus progressistes ! Les activistes peuvent au moins se targuer d’avoir atteint un de leurs buts en voyant combien et en quels termes ont été commentés leur matinée champêtre.     

Ces exemples démontrent en somme, comment la mémoire du camp nationaliste et ses emblèmes subsistent, comment des arènes où les idéaux de la droite espagnole la plus conservatrice s’expriment et se confrontent à d’autres visions de leur époque. Si la revitalisation d’éléments symboliques du passé n’est pas l’apanage du seul camp de la mémoire nationaliste, elle montre en tout cas à quel point les antagonismes historiques et les symboles qui s’y rattachent restent sans cesse mobilisés dans les conflits du présent.

Ce fut encore le cas en cette mi-décembre 2017 quand Madrid paraît avoir profité de l’article 155 et de la mise sous tutelle de la Catalogne pour exfiltrer du musée catalan de Lérida 44 pièces d’art. C’est à travers l’atteinte à un symbole, cette fois patrimonial, et la réactivation d’un litige qui dure depuis plusieurs décennies, ici entre la Catalogne et l’Aragon, que la société espagnole et ses acteurs se proposent de régler leurs comptes. 

Bien sûr, cette approche ne suffit pas à expliquer dans leurs complexités les mouvements qui ont vu s’opposer des visions antinomiques de l’Espagne ces dernières années.[19] Mais elle a au moins le mérite d’énoncer quelques faits et d’éclairer un  aspect indispensable  quand on peine à distinguer les acteurs et à percevoir les enjeux des conflictualités espagnoles.

L’avenir proche de la Catalogne et le vote de cette fin décembre sont aussi des décisions sur le passé.

Camille Colleu

 

[1]                  Les enquêtes ouvertes en 2008 par le juge Baltasar Garzón sur des crimes et des disparitions perpétués sous le franquisme lui ont valu d‘être poursuivi et condamné avant d’être relaxé au début de l’année 2012.

[2]                  “300 gaiteros homenajean a Manuel Fraga en la Praza do Obradoiro de Santiago”, El País, 21.01.2012.

[3]                  Créée en octobre 1933, la Phalange Espagnole peut dans une certaine mesure être comparée à l’Action Française.

[4]                  TINAT Karine, “Deux rites communautaires franquistes dans l'Espagne contemporaine : l'apport de

                    l’anthropologie de la communication”, octobre 2003, disponible sur http://hal.archives-ouvertes.fr/

[5]                  Ref: http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/11/03/huit-anciens-ministres-catalans-en-prison_5209643_3214.html

[6]                  Denoyer, Aurélie, L’exil comme patrie, Les réfugiés communistes espagnols en RDA (1950-1989), Presses Universitaires de Rennes, 2017.

[7]                  La Movida est le nom donné au mouvement culturel et créatif de la fin des années 80 en Espagne et dont Pedro Almodóvar est notamment l’une des icônes.  

[8]                  Aitzpea Leizoala, La mémoire de la Guerre Civile espagnole: le poids du silence. Ethnologie Française, n°37,

                    2007 pp. 483-491

[9]                  http://www.lemonde.fr/charlottesville/article/2017/10/08/l-extreme-droite-americaine-de-retour-a-charlottesville_5197894_5172840.html

[10]                La Cara al Sol est un hymne de la phalange espagnole. Il s’entonne de coutume en effectuant le salut franquiste, semblable en tous points à son non moins célèbre cousin hitlérien.  „ ¡Una, Grande y Libre! » est un des slogans emblématique du franquisme

[11]                http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/05/11/le-parlement-espagnol-vote-une-resolution-sur-le-deplacement-des-restes-de-franco_5126217_3214.html

[12]                http://www.lavanguardia.com/politica/20170525/422891109934/gobierno-aznar-subvenciones-fundacion-francisco-franco.html

[13]                http://www.publico.es/actualidad/vecinos-paracuellos-creen-provocacion-misa.html

[14]                El Jardin de los Ausentes de l’association Unidos por la Vida. http://www.unidosporlavida.org/jardinausentes.htm

[15]                La Ley de Plazos 02/2010 est entrée en vigueur le 05 juillet 2010

[16]                https://www.vice.com/es/article/3bmqv5/femen-plantan-sus-tetas-contra-los-franquistas-en-la-cruz-de-paracuellos-593

[17]                https://www.vice.com/es/article/3bmqv5/femen-plantan-sus-tetas-contra-los-franquistas-en-la-cruz-de-paracuellos-593

[18]                Les sites catholiques ou d’extrême droite qui ont relayé l’événement et les commentaires qu’il y a suscité pullulent de ce type de champ lexical.    

[19]                Sébastien Bauer, La crise catalane est née à Madrid, Le Monde Diplomatique, Novembre 2017. 

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