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Billet de blog 9 oct. 2022

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COMMENT MAURIZIO CATTELAN M'A DÉPOSSÉDÉE DE MON OEUVRE

À l'occasion d'une interview exclusive en deux parties, j'ai eu l'occasion d'échanger avec l'artiste Aurore Le Duc sur le plagiat qu'elle a subi de la part de l'artiste Maurizio Cattelan.

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Aurore Le Duc, The Comedian © Marion Moulin

Camille - Parle moi du plagiat que tu as subi. Peux-tu m’expliquer le contexte et la manière dont tu l’as découvert?

Aurore - En 2015, j’ai commencé un travail qui s’appelle “Les Supporters de galeries”. Dans ce projet, je fais une analogie entre le monde du football et le marché de l’Art. Pour moi, le monde du football professionnel et le marché de l’Art contemporain tel qu’on le connaît à travers les médias, sont assez similaires. On y trouve les mêmes enjeux économiques et médiatiques et ce sont aussi des milieux où il y a de la violence.

Évidemment, dans le monde de l’Art la violence est moins visible que dans le foot. Sport qui repose essentiellement sur une compétition sportive opposant des joueurs et qui connait des problématiques d’hooliganisme. Au contraire, dans le monde de l’art, la violence est plus symbolique.

"Pour moi, le monde du football professionnel et le marché de l’Art contemporain tel qu’on le connaît à travers les médias, est assez similaire. On y trouve les mêmes enjeux économiques et médiatiques et c’est aussi des milieux où il y a de la violence."

Aurore Le Duc, 2020 © Aurore Le duc

Donc, j’ai commencé en me disant qu’une galerie d’art et une équipe de foot se ressemblaient dans la manière de fonctionner. Le coach c’est le galeriste. Les artistes, ce sont les joueurs. Nous les artistes comme les joueurs de foot, on a des cotes. La FIAC c’est un peu la coupe de l’UEFA de l’Art. Et donc, en partant de ça, j’ai commencé à créer des hooligans de galerie, en commençant par Perrotin, Kamel Mennour, Thaddeus Ropac et Yvon Lambert. Pour moi, chacune de ces équipes pouvait avoir un storytelling qui pouvait les rapprocher d’équipes de foot déjà existantes. J’ai ensuite commencé par des dessins puis des blasons pour chacune de ces équipes. Des écharpes de supporters avec le nom de ces galeries et aussi des slogans. Des slogans un peu débiles et dans lesquels, je reprenais la politique de la galerie, mais en la détournant un petit peu. Par exemple pour Perrotin c’était “À cœur Veilhan, rien d’impossible”. Veilhan comme Xavier Veilhan, un artiste de la galerie. Kamel Mennour, c'était “Kamel, trop puissant”, parce-que pour moi, Kamel Mennour c’est un peu Marseille. Perrotin c’est un peu le PSG. Et voilà, j’ai aussi fait des bombers, vraiment tout l'attirail du parfait supporter.

J’ai commencé ensuite à faire des performances dans des institutions qui exposaient les artistes de ces galeries. Je m'y rendais en tant qu'hooligan. Par exemple, si c’est un artiste de chez Kamel Mennour qui expose, j’y vais en tant qu’hooligan de Kamel Mennour. Si c’est un artiste de chez Perrotin, j’y vais en hooligan de Perrotin. Évidemment, je ne demande pas la permission au musée. Lorsque je suis sur place, soit je prends juste des photos avec des postures de supporters virils à côté des œuvres avec mes écharpes, soit je crie et chante le slogan de la galerie. La première performance de ce genre que j’ai faite, c’était en 2016, pendant l’exposition « Not Afraid Of Love » de Maurizio Cattelan, à la Monnaie de Paris.

Aurore Le Duc, Écharpe de supporter de la Galerie Kamel Mennour © Sébastien Baverel

Étant donné qu'il est chez Perrotin, j’avais une écharpe et un bomber Perrotin. Je suis entrée et je me suis faite prendre en photo devant ses œuvres. Le lendemain, j’ai fait la même chose à la FIAC. J’ai été soutenir d'abord Kamel Mennour. Donc j’avais des bandes dorées sur le visage, une main en mousse de supporter. Et après j’ai été me changer dans les toilettes, un peu en mode incognito, il y avait la sécurité qui me suivait. J’ai donc mis ma panoplie de supporter de chez Perrotin. J’ai été devant sa galerie. J’ai sauté avec mon écharpe et je suis repartie. J’ai tagué tout le monde en diffusant mes photos sur les réseaux sociaux: la galerie Perrotin, Maurizio Cattelan & co. En octobre 2017, à peu près un an après, j’ai découvert que Maurizio Cattelan m’avait plagié.

"En octobre 2017, à peu près un an après, j’ai découvert que Maurizio Cattelan m’avait plagié."

Je me suis faite plagier à un moment où j'étais dans une situation très précaire. En fait, j’avais traversé plusieurs mois de chômage, je n'avais plus de logement, je vivais entre chez ma mère et chez mon ex. Enfin bref, c’était horrible et je venais juste de retrouver une semaine avant de découvrir mon plagiat, un logement dans un foyer de jeunes travailleurs à Saint-Denis.

"Made in Catelland", Oeuvre de Aurore Le Duc © Aurore Le duc

Donc, le jour où j’ai découvert mon plagiat, j’étais en train de faire ma lessive et d’aller au travail. Je venais de retrouver un travail à la librairie du Centre Pompidou en tant que caissière, et là on m'envoie un message en me disant : « Regarde ce qu’ils vendent au MOMA », le Musée d’Art Moderne de New York.  Et là, je clique et je vois que c'était des écharpes de supporters de galeries au nom du MOMA. Des écharpes de football faites par l'artiste Maurizio Cattelan. 

"C’était improbable pour tout le monde que ce soit la caissière, vivant dans un foyer de jeunes travailleurs dans le 93, qui se fasse plagier par une super star de l’Art contemporain."

Autant te dire que j’étais extrêmement énervée en allant au travail, je disais à tous mes collègues "Regardez, je me suis faite plagier !”. Évidemment, personne ne me croyait. On me disait “Oui, mais si ça se trouve, c’est toi qui l’as plagié”. C’était improbable pour tout le monde que ce soit la caissière, vivant dans un foyer de jeunes travailleurs dans le 93, qui se fasse plagier par une super star de l’Art contemporain.

Performance d'Aurore Le Duc, Fiac 2016, Les supporters de galeries © Sébastien Baverel

Camille - Et du coup j’en arrive à la deuxième question. Quel sentiment as-tu ressenti en te sentant dépossédée de ta création ? 

Aurore - Alors, comme j'expliquais, à ce moment-là j'étais caissière, donc le mépris de classe, je le vivais déjà de plein fouet au quotidien. Quand on est hôtesse de caisse, on ne nous dit pas bonjour. Alors, vivre ce genre d'évènement en plus, m’a fait me sentir extrêmement insignifiante aux yeux du monde.

Ça m’arrivait parfois en caisse de dire à des gens qui achetaient des livres de Maurizio Cattelan : “Oui, je me suis faite plagier”. Les gens me regardaient en se disant “Rends moi mon ticket de caisse et tais-toi ». Du coup, même moi n’y croyais plus. J’ai commencé à douter. Le truc le plus violent dans le fait de se sentir dépossédée de son travail, c’est qu’en terme de légitimité, je me sentais encore moins légitime du fait du milieu social dont je suis issue et de ma condition précaire. Je me mettais à douter du plagiat et de mon propre travail. J’en étais à me dire “Ce n’est pas possible, c’est forcément moi qui l’ai plagié, sans m’en rendre compte. Cette dépossession de mon travail, ça m’a fait me sentir plus précaire et ça m’a fait ressentir la violence de mes conditions de travail. Ça m’a fait douter de moi-même en tant qu’artiste et de la légitimité de mon travail artistique.

"Cette dépossession de mon travail, ça m’a fait me sentir plus précaire et ça m’a fait ressentir la violence de mes conditions de travail. Ça m’a fait douter de moi-même en tant qu’artiste et de la légitimité de mon travail artistique."

The Comedian, Jeune Création 2022 © Aurore Leduc

Camille - As-tu pensé à entreprendre des poursuites judiciaires ?

Aurore - Non, pas du tout. Quand je me suis rendue compte du plagiat, je me suis dit que de toute façon, la poursuite en justice ça n’allait pas être mon arme de défense. Déjà, parce que je ne me sentais pas légitime d’aller voir un avocat mais aussi parce-que je n’avais pas les moyens de le payer. Aussi, je ne me voyais pas amorcer des démarches administratives lourdes. Je préfère me servir de ce plagiat comme un moteur artistique, parce qu' à part les supporters de galeries, je travaille aussi sur la copie. Donc, se faire plagier quand on travaille sur la copie, c’est quand même une belle opportunité et je trouvais que l’intégrer dans ma démarche artistique c’était plus enrichissant que d’aller voir un avocat. Par la suite, j’ai contacté le Barreau des arts, une association qui donne des conseils juridiques gratuits aux artistes sur le droit d’auteur. Je me suis entretenue avec une avocate qui m'a accompagnée et soutenue dans ma démarche. Je savais très bien qu'attaquer des personnes comme Maurizio Cattelan pouvait présenter un risque.  

"Donc, se faire plagier quand on travaille sur la copie, c’est quand même une belle opportunité et je trouvais que l’intégrer dans ma démarche artistique c’était plus enrichissant que d’aller voir un avocat."

The Comedian, Jeune Création 2022 © Aurore Leduc

Camille - On en vient donc aux actes de résistance possibles face à ce genre d’évènement ?

Aurore - La première idée que j’ai eu fut à l'occasion de la vente d'écharpes de Maurizio Cattelan, chez Colette, marque de prêt-à-porter. C’était le dernier mois du magasin avant sa liquidation. J’ai donc pensé remettre mon nom sur ce qui m'appartenait. Donc je voulais faire de fausses étiquettes pour les coller sur mes écharpes chez Colette. Mais j’ai commencé à douter de moi-même, de mon propre plagiat. Et en fait, un jour j’ai eu une illumination. Je me suis rendue compte que mon deuxième prénom, donc je m’appelle Aurore Le duc, mon deuxième prénom c’est catel, normalement il s’écrit K, A, T, E, L, L. C’est un prénom breton que ma grand-mère voulait me donner. Ma mère l'a placé en deuxième prénom. Mais mes parents l'ont orthographié, C, A, T, E, L, ce qui n’est pas l’orthographe usuelle. Et donc, C, A, T, E, L, si je rajoute « lane » ou « land », ça fait Cattelane ou Catteland, et Catteland, il se trouve que c’était le nom de ses écharpes. « Made in Catteland ».

The Comedian, Jeune Création 2022 © Aurore Le duc

De plus, quelques mois après que Maurizio Cattelan a sorti sa marque d’écharpes, il a sorti un compte instagram qui s'appelait “Made in Catteland”, sur lequel il faisait la promotion de ses écharpes, avec des photos de lui au sein des institutions où il les vendait. Il avait demandé aux gens qui achetaient ces écharpes de se faire photographier avec. Du coup, j’ai décidé de faire ma propre version de son compte instagram “Made in Catteland”, avec mon prénom catel, avec un légère différence, lui c’est cattel avec deux T un L, moi c’est catell avec un T deux L. Je voulais presque faire le fake de sa marque, plagier son plagiat. Ce qui est assez drôle, c'est que lui, par exemple en lançant cette marque d'écharpe, il a créé en parallèle ce qu’il appelle la “museums league”  afin de démocratiser l’art et le statut de « collectionneur », en disant “tout le monde pourra devenir collectionneur d’art en collectionnant mes écharpes”. D’un point de vue sociologique, c’est plus compliqué que ça. Tout le monde ne peut pas rentrer dans un musée déjà et tout le monde ne peut pas dépenser 50 dollars pour une écharpe de “collectionneur d’art”.

"Je voulais presque faire le fake de sa marque, plagier son plagiat."

"Made in Catelland", Oeuvre de Aurore Le Duc, 2020 © Aurore Le duc

Moi, à l'origine, je voulais me moquer du snobisme du milieu du monde de l'art et de son marché. Je voulais mettre une écharpe Perrotin pour montrer aux autres une forme de capital culturel. Maurizio Cattelan a de son côté réalisé ces écharpes pour se faire de l’argent et ça a très bien marché. Par exemple, une des premières choses qu’il a faite avec ça, c’était l’organisation d’une vente pour une collecte de fonds pour le Brooklyn Museum en 2018, chez Philips. Ça m’a fait beaucoup rire. Donc voilà, j’ai fait ce compte “Made in Catelland”. Ça m’a pris à peu près 6 mois, je l’ai fait sur mon temps de travail, notamment parce que je travaillais à cette époque en 35 heures. Je passais donc mon temps à prendre en photo mes collègues de travail pendant mes pauses par exemple. Je travaillais dans une institution culturelle en tant que caissière et je vendais des livres de Maurizio Cattelan.

"Je voulais mettre une écharpe Perrotin pour montrer aux autres une forme de capital culturel. Maurizio Cattelan a de son côté réalisé ces écharpes pour se faire de l’argent et ça a très bien marché."

"Made in Catelland", Oeuvre de Aurore Le Duc, 2020 © Aurore Le duc

À ce sujet, la directrice de la librairie du Centre Pompidou m’a dit “Vous savez Aurore, je suis passée à la Galerie Perrotin la dernière fois. Les écharpes de Cattelan sont très belles. Mais par égard pour vous, je ne vais pas en prendre.”. Je lui ai répondu “Oui, si vous ne voulez pas que je brûle votre librairie, il ne vaut mieux pas les prendre effectivement.” . Bref, j’ai lancé ce compte instagram, j’ai eu de très bonnes critiques, même Perrotin a liké ma publication sur mes supporters de galeries. Il est bien au courant que j’accuse l’un de ses artistes de plagiat. Mais ça va, il a l’air de bien le prendre. Finalement, j’ai eu une idée de vengeance.

Le premier axe, c’était le compte instagram, et le deuxième, c’était lié à un autre travail artistique plus personnel. De base, je travaille beaucoup sur la copie, je fais des sosies de stars aux destins tragiques. J’ai fait un Elvis pas très réussi, mais assez pour qu’on le reconnaisse. J’ai fait Dalida aussi, Freddy Mercury. Et donc un jour, en travaillant à la librairie du Centre Pompidou, mon collègue me dit “Tu sais Aurore, un jour on a failli inviter Maurizio Cattelan en signature. C’était à l’occasion de la sortie de sa monographie à la suite de son exposition au musée Guggenheim. Mais au dernier moment, on nous a dit de ne pas l'inviter parce qu’il allait inviter quelqu’un d’autre à venir afin de se faire passer pour lui lors des séances de dédicaces. ».

Écharpe de supporter, Emmanuel Perrotin, Les supporters de galeries © Sébastien Baverel

Cattelan n’aime pas les interviews, donc il envoie souvent des personnes faire ses interviews à sa place et les journalistes pensent qu’ils parlent à Cattelan. Et donc moi je me suis dit : "Attends, le hasard de la vie fait que mon deuxième prénom Catel ressemble à Cattelan. Ma mère est femme de ménage, comme la mère de Cattelan, donc on vient du même milieu social, et lui c'est quelque chose qu'il revendique beaucoup. Son statut "d'ancien enfant des rues de Padou" qui n'est pas allé à l'école. Ce côté “Je suis un pauvre qui a réussi”. Dans mon cas, je suis pauvre parce que je viens d’un milieu social ouvrier et que je n’ai pas réussi. Mais malgré cela, on partage un même parcours. J’ai une partie de ma famille qui vient d'Italie, à peu près de la même région que lui. Lui, il vient de Padoue, ma famille vient de Udine.

“Le travail d’Aurore Le duc, c’est un prolongement de mon travail donc je peux me l’approprier”

Donc, je me suis dit qu’on avait beaucoup de choses en commun et même dans le travail, je pense que s’il a plagié mon travail ce n’est pas anodin. Au tout début de sa carrière, il a travaillé sur le foot, mais pas de la même manière que moi. Il a aussi travaillé sur l’univers des galeries, donc il a dû se dire “Le travail d’Aurore Le duc, c’est un prolongement de mon travail donc je peux me l’approprier”. Donc à la fois, il m’a plagiée mais en même temps, je ne peux pas nier non plus le fait que malgré moi, je sois ancrée dans son héritage.

Par rapport à cela, un jour, un artiste avait dit à mes amis “C’est normal que Cattelan plagie Aurore, parce que c’est sa fille spirituelle”.  Voilà, il y aurait un truc entre nous de filiation un peu bizarre. Donc quand mon collègue m’a dit que Cattelan envoyait des gens signer à sa place, je me suis dit “Moi, si il veut, je peux signer à sa place, pour signer Catellan (Et non Cattelan avec deux T)”.

"Voilà, il y aurait un truc entre nous de filiation un peu bizarre. Donc quand mon collègue m’a dit que Cattelan envoyait des gens signer à sa place, je me suis dit : Moi, si il veut, je peux signer à sa place, pour signer Catellan."

Performance de Aurore Le Duc à la Monnaie de Paris lors de l'exposition de Maurizio Cattelan, les supporters de galeries © Aurore Le duc

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