Après 15 ans passés à la tête de l’état, l’heure était venue de rendre compte au peuple congolais. C’est à cet exercice que le président Denis Sassou N’Guesso s’est livré mercredi devant les deux chambres du parlement réunies en congrès, en présence des représentants des missions diplomatiques au Congo et de plusieurs autres invités de marque. Cette intervention qui demeure la dernière de ce deuxième septennat, était très attendue par la population, compte tenu des débats en cours dans le pays , portant sur la gouvernance électorale et le changement ou non de la constitution du 20 janvier 2002 .L’imminence de 2016 , année électorale par excellence faisant monter la pression dans un camp comme dans l’autre ,celui de l’opposition et de la majorité au pouvoir.
Le bilan global de son action au sommet de l’Etat élaboré par le président de la république à cet effet s’est articulé autour de trois axes principaux , à savoir : Ou étions-nous il y a quinze ans ? Qu’avons-nous fait ensemble depuis ces quinze dernières années ? Ou en sommes-nous aujourd’hui ?
A la première question, le président Denis Sassou N’Guesso a souligné avec forces détails le caractère sombre qui a marqué la décennie 90 à 99 . Au cours de cette période a rappellé le chef de l’Etat « le processus démocratique engagé dans les années 90 a commencé à dérailler dès 1992 ». Il a démontré preuves à l’appui que la décennie 90-99, était une décennie zéro et perdue pour le Congo : l’économie allait mal, les élections étaient mal organisées ou parfois pas du tout, la force publique s’est retouvée affaiblie avec la création des milices privées, l’école était aux abois, les fonctionnaires étaient mal payés ou presque pas du tout, avec près de 22 mois d’arriérés de salaire en 1999, bref le pays s’est retouvé dans le chaos et la mort n’était jamais loin pour tous les Citoyens. Pour tout dire, le tissu économique et social du Congo a été complètement détruit au sortir de la décennie 90-99 par des guerres de 92, 93 et surtout celle de 1997.
Le président de la République a ensuite évalué point par point et chiffres à l’appui le travail titanesque qu’il a abattu. Il a donc fallu tout refaire : la paix et l’unité nationale, l’économie, l’éducation, le social et la reconstruction du pays dans tous les secteurs, etc. Le résultat aujourd’hui est plus que patent. On peut le constater, la paix et l’unité sont là, les Congolais vivent dans la paix et la quiétude totale, du nord au sud, de l’est à l’ouest, les enfants vont à l’école, les élections sont organisées de façon régulière ( 2002, 2005,2008,2009,2012,2014),ce qui démontre l’attachement du Chef de l’Etat au respect des valeurs démocratiques, les salaires des agents de l’Etat sont régulièrement payés y compris les arriérés, la bourse allouée aux étudiants congolais est passée de 30000f à 45000 f CFA, etc… pour le grand bien des jeunes.
Enfin aujourd’hui , grâce aux audacieux et ambitieux programmes de société à savoir la Nouvelle Espérance 2002-2009, le Chemin d’Avenir 2009-2016 et au grand programme national du développement 2012-2016, le gouvernement a doté le Congo de grandes infrastructures modernes . Par le truchement de la politique de la municipalisation accélérée tournante, une politique ayant profité aux douze départements que compte le pays, plusieurs hôpitaux généraux et secondaires, complexes sportifs, logements sociaux, des routes, des aéroports… ont été construits ou sont en voie de réalisation sur toute l’étendue du territoire national. On peut noter que l’investissement de l’état a atteint la barre de 3000 milliards de francs CFA entre 2012 et 2013.
Au plan diplomatique, le Congo a fait son retour dans le concert des nations. Car, la diplomatie congolaise a été de nombreuses fois sollicitée au cours de cette période de 15 ans, pour résoudre des conflits au niveau sous régional, régional et international. Pour preuve, le président de la république Denis Sassou N’Guesso est médiateur international de la crise centrafricaine de nos jours. Il a joué ce role plusieurs années auparavant notamment en Cote D’ivoire , en République Démocratique du Congo, au Darfour etc..
Il ressort de ce bilan global et général de ces quinze dernières années que le Congo est un pays en paix et sur la voie de l’émergence, du développement. Ces grands projets engagés par le chef de l’état depuis , ont contribué à transformer de manière très nette l’image générale de notre pays. Par ailleurs et très humblement le président a reconnu qu’aucune œuvre humaine n’est parfaite et que tout n’est pas encore fait.<< Il revient donc au nouveau président qui sera choisi par le peuple de corriger ce qui a été mal fait et de faire ce qui n’est pas encore fait dans la paix et la concorde nationale>>. Il a martelé que le Congo ne vaut rien sans les Congolais qui sont à la fois « la fondation, les murs et le toit de la maison CONGO ».
Ce bilan est un véritable défi lancé à une opposition qui passait son temps à vilipender et à diaboliser le régime en place.
C’est aussi un appel que le chef de l’état a voulu adresser au peuple congolais afin qu’il prenne conscience des nombreux acquis qui font sa fierté et sa grandeur aujourd’hui et qu’il ne les laisse pas détruire sous aucun prétexte. Ce parcours « dense, fécond, exemplaire et remarquable », doit interpeller chacun de nous. Nous devons surtout nous méfier des nombreux appels de ces opposants qui donnent l’impression de n’avoir pas compris que le Congo revient de loin et qu’il refuse désormais de se laisser berner par des politiciens sans scrupules et sans réel projet de société . Des aventuriers en somme.