Une plateforme politique dénommée, ’’Initiative pour la démocratie au Congo’’ (IDC) a été créée le 1er août 2015 à Brazzaville par quelques dirigeants de l’opposition radicale, notamment Guy Parfait Kolélas, André Okombi Salissa et René Serge Blanchard Oba. Ces trois ténors de l’IDC, en quête d’une virginité politique, s’inventent une bonne réputation dans le but de persuader l’opinion nationale et internationale. Ils finissent par prendre leurs vessies pour des lanternes.
Il est des calculs qui ont tendance à flatter l’égo de certaines personnes qui se considèrent alors comme des gens influents et/ou charismatiques. C’est le cas des fondateurs de l’IDC qui affichent une posture illustrant bien leur envie de se faire admirer. Mais ils sont très vite trahis par leurs propres déclarations car on y décèle le manque de sérénité qui caractérise les uns et les autres.
Il est admis que par nature la politique est un milieu où les acteurs s’opposent et où les idéologies et les convictions divergent, chacun défendant ses positions et voulant faire accepter son point de vue à l’autre. Mais, cette opposition d’idées ne doit pas se faire sur la base de la haine envers la personne en tant qu’humain, mais envers ses idées et ses actions. Les dirigeants de l’IDC semblent n’avoir pas compris cette notion.
En effet, dans leur politique en vue de se forger une bonne réputation auprès du peuple ( ce qu’ils n’obtiendront pas en raison de leur basse moralité), Guy Parfait Kolélas, André Okombi Salissa et René Serge Blanchard Oba, vont droit au mur. D’abord, l’IDC qu’ils ont créée n’est qu’une plateforme politique fantoche, tant son objectif ne convainc personne, même pas les autres membres de l’opposition. Il n’y a qu’à suivre les déclarations de Guy Parfait Kolélas, André Okombi Salissa et René Serge Blanchard Oba pour comprendre que leur combat n’a absolument rien à voir avec l’avenir institutionnel du pays : c’est de la pure «politique-distraction».
Les opposants congolais sont plus connus de par leur habilité dans la critique. Pourtant, à contrario, ils ne proposent jamais des projets alternatifs pouvant convaincre les Congolais. Mais, qui critique qui et pourquoi? Qui sont en réalité André Okombi Salissa, Guy Brice Parfait Kolélas, et René Serge Blanchard Oba , aujourd’hui passés maitres dans l’art de déboulonner Denis Sassou N’Guesso et pourquoi ? Ce sont là des questions que d’aucuns pourraient se poser, à juste titre.
D’emblée, on peut affirmer qu’en réalité, Okombi Salissa, Parfait Kolélas et Blanchard Oba ne sont rien devant Denis Sassou N’Guesso. C’est à lui qu’ils doivent leur petite notoriété. Ils sont en vérité en train de jouer une carte qui, un jour ou l’autre va se retourner contre eux-mêmes.
André Okombi Salissa
Quand il rentre de sa formation en ex-URSS et alors qu’il n’est que vendeur de casseroles, il est récupéré par le Président Denis Sassou qui fait de lui ministre pendant 13 ans. Dans le même temps, il se voit confié la tête du CADD-MJ. Mais, son passage à la tête de chaque ministère aura déçu plus d’un citoyen. Okombi Salissa se faisant passé pour «un demi-dieu». Son directeur de cabinet avait un chef de cabinet et un chef de bureau. Seuls les militants du CADD-JM et les personnes de son ethnie étaient les privilégiés dans les ministères gérés par Mr Okombi Salissa. Il exerçait une brutalité maladive et incontrôlée.
Le Président Sassou N’Guesso l’ayant maintenu au gouvernement en dépit de son incompétence et de son gangstérisme, André Okombi Salissa a alors cru qu’il était intouchable et qu’il pouvait tout se permettre. Il n’avait jamais exercé la moindre activité avant de devenir ministre. Depuis qu’il a été évincé du gouvernement, il n’exerce aucune activité. Autrement dit, Okombi Salissa n’a rien été avant son entrée au gouvernement. Il n’est rien depuis sa sortie du gouvernement.
Il aurait mieux fait de garder son calme pour espérer bénéficier à nouveau, pourquoi pas de la confiance du Président Denis Sassou N’Guesso et des Congolais. On l’a vu avec Léon-Alfred Opimbat et François Ibovi, deux ministres qui avaient été sortis du gouvernement. Pour avoir gardé leur calme ils ont pu ètre repéchés par le Chef de l’Etat dans son équipe gouvernementale. C’est cette sagesse qui a manqué à Okombi Salissa. L’expérience montre que tous ceux qui ont tenté de mener la guerre à Denis Sassou N’Guesso ont fini par revenir sous ses pieds. Parfait Kolélas qui veut encore lever son petit doigt se devrait de retenir cette leçon.
Guy Parfait Kolélas
Ce que nous disons pour André Okombi Salissa est valable pour Guy Parfait Kolélas. Lui aussi n’était connu de personne, sinon de par son statut de fils de Bernard Bakana Kolélas. Il est rentré de l’exil suite au décès de sa mère. L’inhumation de Mme Kolélas au pays avait été autorisée par le Chef de l’Etat. Par la suite, des alliances furent signées entre le PCT et le MCDDI, et entre le Président Sassou N’Guesso et Bernard Kolélas. Aux termes de ces alliances, Guy Parfait Kolélas est devenu ministre, mais avec comme principale bête noire, Denis Sassou Nguésso ,c’est à n’y rien comprendre.
En fait, Parfait Kolélas ne comprend pas ce qu’il fait. D’abord, il a mis à mal le MCDDI, en organisant des sessions extraordinaires du comité national du parti au mépris des dispositions statutaires et réglementaires du parti. Il a même évincé du bureau exécutif national, de nombreux cadres politiques dont son petit-frère Euloge Landry Kolélas, sa sœur Théodorine Kolélas Miankongo.
Depuis, il s’illustre par la transgression des textes organiques du parti, le non-respect des règles élémentaires de démocratie, la trahison des idéaux du président fondateur du MCDDI, son père Bernard Bakana Kolélas. Ses frères, ses sœurs et les membres du MCDDI disent de lui qu’il «représente le plus grand danger pour le MCDDI, la démocratie, la paix et la poursuite des idéaux du président fondateur». Pour les membres du MCDDI, Guy Brice Parfait Kolélas s’est auto-invalidé et a perdu toute légitimité à diriger le parti. Par conséquent, ils reconnaissent désormais comme seul digne successeur du président fondateur, Euloge Landry Kolélas.
René Serge Blanchard Oba
Lui René Blanchard c'est un NEUVEU de Denis Sassou Nguesso. Il n’a rien à reprocher à son Oncle. Son passage à la tête de la SOTELCO ne lui permet pas de lever son doigt pour dire quoi que ce soit au Chef de l’Etat. Il avait fait de cette société sa propriété. Avec les fonds de la SOTELCO, comme chacun le sait il a financé les élections législatives de 2007 pour des candidats de son parti (le MSD) à près de deux milliards de francs CFA. C'est un secret de Polichinelle.
Des biens meubles et immeubles appartenant à l’ONPT au centre-ville de Brazzaville ont été vendus par ses services. Il a quitté la SOTELCO laissant une dette évaluée à près de 12millions de FCFA pour ses communications téléphoniques, son domicile et le bureau de son parti. Où sont passés les fonds alloués aux travaux de construction des locaux de la SOTELCO d’Ewo ? C’est à cause de lui qu’est né le système des concerts de casseroles dans la ville de Brazzaville, au cours desquels les travailleurs revendiquent leurs droits.
René Serge Blanchard Oba est devenu opposant pour avoir été battu pendant les élections législatives de 2012 par sa propre cousine, Claudia Ikia Sassou N’Guesso et pour avoir été relevé de la tête de la SOTELCO. Il s’agit là des questions d’intérêts personnels. D’ailleurs, en défiant le gouvernement quand il était directeur général de la SOTELCO, M. Oba abusait de la confiance qui lui a été faite par le chef de l’Etat, son oncle. Lui, Parfait Kolélas et Okombi Salissa veulent porter des peaux d’agneau pour paraître aux yeux des Congolais comme des saints. C’est peine perdue, les Congolais les connaissent déjà bien.