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Billet de blog 18 déc. 2019

Les défis que Vaux le Pénil aura à relever.

La lecture de ce texte de Pierre Carassus est essentiel à la compréhension des défis que Vaux-le-Pénil aura à relever dans les années à venir.

CARASSUS PIERRE
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LES DÉFIS QUE VAUX-LE-PÉNIL AURA À RELEVER

VAUX-LE-PÉNIL EN 1989

Voilà 30 ans l’équipe de « Avec Vous Pour Vaux Le Pénil« , composée de cinq conseillers d’oppositions  sortants (Raoul EYZAT, Guy PESTY, Mady DAYAN, Henri BEAUPIN, Gabriel MEJANE) et de femmes et d’hommes ayant bien souvent de grandes responsabilités dans le tissu associatif local, se voyaient confier la gestion et l’animation de notre belle commune. C’est ainsi, que j’ai eu l’honneur, en tant que Maire, de coordonner le travail qui allait être entrepris. A l’époque, notre commune comptait 8100 habitants et disposait des équipements publics municipaux suivants:

  • La mairie qui n’a pas changé;
  • Quatre groupes scolaires (deux maternelles et deux primaires);
  • Une petite salle polyvalente pour un comité des fêtes très actif, c’était la salle des Ormessons qui est devenue un restaurant scolaire.
  • Le gymnase  Ladoumègue; le stade de la Mare aux Champs; le château des Egrefins géré par  deux associations, dont l’une s’occupait de la bibliothèque et l’autre de la ludothèque;
  • L’école de musique;  les communs du château qui accueillaient la danse et le club Loisirs et Création; enfin venait d’être ouverte la maison de l’enfant qui accueillait moins de quinze enfants en crèche collective .La commune venait d’acquérir la ferme qui est devenue la Ferme des Jeux que la municipalité d’avant 1989 prévoyait d’aménager en logements

VAUX-LE-PÉNIL DE 1989 À 2014: UNE PARTICIPATION SANS PRÉCÉDENT DE TOUTES LES FORCES VIVES DE LA VILLE.

Alors que la  population de la commune n’a augmenté que de 3000 habitants entre 1989 et 2014 nous avons, par un travail collectif (citoyens, associations, personnel, élus) dont on ne soulignera jamais assez l’importance, doté notre commune d’équipements et de services dont bénéficient peu de communes de même importance, favorisant ainsi une indéniable qualité de vie à Vaux-le-Pénil.

Dés 1989 fut lancée la construction  du groupe scolaire Gaston Dumont pour accueillir les nouveaux habitants du Clos Saint-Martin puis, par la suite, ce fut la construction du Centre de loisirs; le triplement de la capacité d’accueil de la Crèche collective;  la Mini Crèche; le Gymnase Gessler; la structure centrale de la Ferme des jeux, la salle de cinéma et de spectacles, le Petit Théâtre; le Studio Musical, le local pour le comité des fêtes; l’Agrandissement et la Rénovation de l’école de musique, la Bibliothèque; la ludothèque; l’Aménagement du stade de La Mare aux Champs en gazon synthétique, la Buissonnière,  la Maison des Associations,  un nouveau stade synthétique à côté de la Buissonnière.

Tous ces équipements sont aujourd’hui pleinement utilisés et ont généré des services tout à fait nouveaux à l’époque. Il a fallu les créer de toutes pièces, tant sur le plan social que culturel, ou au niveau de l’enfance et de la jeunesse. Ces services sont fortement appréciés des Pénivauxois qui se les sont appropriés. Tout cela n’a été possible, rappelons le, que grâce à une  participation sans précédent  de toutes les forces vives de la ville.

  • Les associations qui, lors de la réalisation de ces équipements, étaient associées pour définir le projet et qui ont contribué à leur mise en service;
  • De nombreux citoyens, en participant  activement aux comités consultatifs mais aussi à des réunions sur les projets et sur la politique des services;
  • Le personnel communal qui s’est montré très disponible pour préparer les dossiers avant leur réalisation et après pour être à l’écoute des usagers afin que les services répondent pleinement à leurs attentes,
  • Les élus pour coordonner ce travail en commun et pour obtenir les financements nécessaires.

UNE PARTICIPATION CITOYENNE MOINDRE DE 2008 À 2014

Il arrive que lors de rencontres des Pénivauxois me disent « Merci pour tout ce que vous avez fait ». Je réponds immanquablement: « Non, Nous l’avons fait tous ensemble « . Il n’y a là aucune fausse modestie mais une conviction: le mérite des élus c’est d’avoir parié sur cette formidable participation citoyenne qui bénéficiait d’un cadre très favorable, tant le tissu associatif était important et actif à Vaux-le-Pénil.

Confiants dans le la réflexion citoyenne des habitants, nous n’avons pas hésité à plusieurs reprises à les consulter par questionnaires distribués dans tous les foyers sur des sujets sensibles:

  • la circulation,
  • la sécurité des personnes,
  • l’enfance et la jeunesse…

Mais rien n’est jamais acquis. Force est de constater, que lors de mon dernier mandat , en tant que maire de 2008 à 2012 puis premier adjoint de 2012 à 2014,  cette participation citoyenne a faibli,  notamment dans les comités consultatifs. Reconnaissons que les élus, et en particulier moi-même, ont leur part de responsabilité dans cette évolution regrettable. Il leur revient de constamment veiller à faire vivre la démocratie locale. Le confort de l’habitude et deux ou trois décisions importantes prises sans réelle concertation expliquent pour une bonne part cet essoufflement de la participation citoyenne.

VAUX LE PÉNIL DE 2014 À 2019

Il ne fallait pas supprimer ces comités consultatifs, comme cela a été fait depuis 2014, pour le mandat qui s’achève. Un seul a été maintenu, le comité consultatif  « animation » placé sous la responsabilité de Jean-François CHALOT Maire-adjoint. Ce comité consultatif a été particulièrement actif et efficace.

Non seulement il ne fallait pas mettre fin aux comités consultatifs, mais, au contraire, il y avait  besoin d’une forte participation citoyenne dans un contexte où la politique de restrictions budgétaires fragilise les communes. Certes, malgré ces fortes restrictions (5 millions de recettes en moins en 6 ans),  l’essentiel des services publics a été maintenu et des travaux d’entretien non négligeables ont été réalisés.

Mais il est fort dommageable, par exemple, qu’avant de décider de transférer le cinéma municipal de la Ferme des jeux à un exploitant commercial, aucune concertation n’ait été organisée. Le cinéma, comme tout autre service, n’appartient pas aux élus, il appartient à tous les Pénivauxois.

Lorsque Patrice DURAND, Maire adjoint à la culture, et Hervé LABOVE, directeur des services culturels de l’époque, ont proposé à l’équipe municipale, qui l’a accepté avec enthousiasme, de créer un cinéma municipal, c’était pour permettre à un large public de découvrir une grande diversité d’œuvres sans être prisonnier d’une logique commerciale.

Les Pénivauxois que cela concernait, notamment dans le mouvement associatif, étaient en droit d’être informés et sollicités. En ayant eu connaissance des obstacles rencontrés dans la gestion, certains auraient pu suggérer une autre solution viable – et meilleure que le transfert au privé. Aujourd’hui la municipalité va beaucoup plus loin, beaucoup trop loin, dans le manque de lien avec le mouvement associatif.

LE SECOURS POPULAIRE PRIVÉ DE LOCAL

En effet, la ville ne met  plus de local à la disposition de l’antenne pour Vaux-le-Pénil du Secours Populaire. Je ne méconnais pas les difficultés de trouver un local adapté aux besoins spécifiques du Secours Populaire. J’ai connu cela lorsque j’étais maire. Je peux comprendre que l’on ait cherché à l’ accueillir dans un local municipal. Lorsqu’il s’est avéré que ce n’était pas possible, dans les délais imposés, il n’y avait qu’une solution: reconduire le contrat de location.

Cela n’a pas été fait, donnant l’impression d’un manque de considération pour les vingt bénévoles dont l’engagement était des plus méritoires car des plus utiles, et pourtant pas des plus faciles. On a sous-estimé la richesse considérable que représentait cette vingtaine de bénévoles dont près d’une dizaine assurait trois permanences par semaine pour la distribution d’aides alimentaires, et montait les dossiers. Les explications données  par Reflets étaient très administratives pour un dossier où l’humain était essentiel. . il y a plus de vin27 ans que ces bénévoles se dévouent sans compter. Comment a-t’on pu sans sourciller démanteler une telle construction humaine ? C’est incompréhensible. J’ai pu apprécier, vingt ans durant, en tant que Maire, la force de cet engagement. Je veux ici les remercier chaleureusement au nom de tous les Pénivauxois. 

Les violents commentaires de l’opposition sont mal venus quand on sait, du moins lorsque j’étais maire, qu’ils refusaient systématiquement de voter les subventions à des associations de solidarité dont l’action est tout aussi remarquable mais contre lesquelles elle avait des a priori politiques qui étaient hors sujet.

LE CHANGEMENT D’ORIENTATION POLITIQUE

La démission comme Maire de Pierre HERRERO a dû surprendre beaucoup de Pénivauxois et a surtout ouvert une période de bouleversements municipaux. Cette démission  a été annoncée en janvier 2019 au moment des vœux.  Il a alors expliqué  qu »il n’avait plus assez d’énergie pour assumer la responsabilité de Maire.

En septembre  2018, à la demande, selon les médias, du Président de la République, Pierre HERRERO a été nommé Secrétaire Général du Groupe de Députés de La République en Marche à l’Assemblée nationale. Pour ma part et je lui avais indiqué, il n’était pas possible, pour les prochaines élections municipales, que je soutienne une liste qui ne s’opposerait pas résolument à l’asphyxie des services municipaux de proximité programmée par le gouvernement MACRON-PHILIPPE.

La dimension politique du départ de Pierre HERRERO n’a, semble-t-il,  jamais été abordée au sein de la majorité municipale qui a préféré se complaire dans une situation ambiguë.

Le  1° février 2019, Henri de Meyrignac a été élu Maire à l’unanimité du groupe  majoritaire. Depuis, les ambiguïtés deviennent ingérables. Nous assistons au sein de la majorité municipale à une épidémie de démissions. Il est fort regrettable que les citoyens n’aient pas été informés de cette situation. Quand on est Maire et que l’on enregistre dans son équipe sept démissions en huit mois, on ne peut le dissimuler à la population. On doit des explications aux citoyens. Le maire devait expliquer si c’est lui qui a changé ou les démissionnaires. A moins que les désaccords politiques n’expliquent pas tout. Ce silence est révélateur d’une certaine distance entre les élus actuels et les citoyens qui se sentent de moins en moins associés et donc concernés par la vie municipale.

LA FIN D’UN CYCLE DANS LA VIE MUNICIPALE DE VAUX LE PÉNIL.

Nous sommes arrivés à la fin d’un cycle pour les majorités municipales successives en place depuis 1989. Pour les cinq mandats précédents : 1989, 1995, 2001, 2008 et 2014 les listes ayant obtenu une majorité de conseillers municipaux élus ont toujours eu pour nom « Avec vous pour Vaux- le- Pénil ».

La question de choisir un autre nom ne s’est jamais posée et ces listes ont vu leur score se conforter au fil du temps, au point d’atteindre plus de 60% dés le premier tour à deux reprises. Aujourd’hui, la municipalité sortante sait qu’elle ne peut se réclamer de cette dynamique municipale. Elle est amputée d’une grande partie de ses membres et certains choix municipaux récents s’éloignent des politiques menées précédemment: la privatisation du cinéma, la suppression du local pour le Secours Populaire, l’absence de concertation sur différentes décisions municipales .

Face à cette situation , une conseillère départementale, Madame BEAULNES-SERENI, venue d’une commune voisine, s’est autoproclamée candidate en prétendant« sauver » Vaux-le-Pénil. Élue conseillère départementale en mars 2015, ses collègues du département la désignent en avril Vice-Présidente chargée de l’Administration générale et des Ressources humaines. En suivant ses interventions publiques sur Internet on s’aperçoit que, dans un premier temps, la responsabilité des ressources humaines lui est retirée, puis en 2018, ses pairs ne lui renouvellent pas leur confiance, elle n’est pas reconduite comme Vice-Présidente.

Elle s’est présentée aux élections législatives de 2017 sur notre circonscription et a obtenu à Vaux-le-Pénil 1,70% des suffrages exprimés. Madame BEAULNES SERENI a donc quelques raisons d’être inquiète pour son avenir politique : en fait, ce qu’elle semble vouloir sauver, c’est d’abord sa carrière politique. Elle s’est installée à Vaux le Pénil en juin-juillet 2019, et quelques semaines après, elle a annoncé sa candidature aux municipales. Elle a donc la prétention de savoir mieux que les Pénivauxois ce qui est bon pour Vaux le Pénil!

DES DÉFIS IMPORTANTS À RELEVER

Les Pénivauxois sont des citoyens majeurs, ils sont capables de définir par eux-mêmes ce qu’ils  souhaitent pour leur commune dans les années à venir. Ils n’ont pas besoin d’être placés sous la tutelle d’un conseiller départemental qui méconnaît complètement Vaux le Pénil. Or les défis à relever sont importants.

1) LES RESTRICTIONS BUDGÉTAIRES DE L’ÉTAT

La Ville a perdu cinq millions en six ans. En 2014, la dotation de l’État pour la Ville de Vaux le Pénil était d’un million d’euros ; elle sera nulle en 2020. Cette perte d’un million d’euros tous les ans est considérable quand on sait que nos recettes sont de quinze millions d’euros par an. Nous devons constamment alerter nos concitoyens sur ce pillage par l’État  des ressources communales qui affaiblit dangereusement les services publics municipaux.En même temps , comme on dit en macronie, l’État se désengage au détriment des collectivités territoriales dans des secteurs qui sont de sa compétence. Il faut résolument s’opposer à ce désengagement. Il est fort regrettable qu’une petite majorité du Conseil Municipal de Vaux-le-Pénil ai accepté de voter pour la mise en place d’une police intercommunale alors que les syndicats de la police nationale sollicitaient les élus de la communauté d’agglomération pour les aider à obtenir des effectifs supplémentaires.

2) L’URGENCE ÉCOLOGIQUE

La Ville a engagé quelques actions: économies d’éclairage public, voitures électriques. Ce sont des actions intéressantes mais trop éparses. Il faut appliquer une règle verte à tous les choix municipaux et encourager la transition énergétique des habitants en repensant nos façons de nous déplacer, de produire et de consommer.

3 ) FAIRE FACE AUX FRACTURES SOCIALES

Le défi le plus important, auquel toutes les communes sont confrontées, c’est comment faire face aux fractures sociales d’une société où les nouvelles technologies maîtrisées par des puissances financières pleinement soutenues par le pouvoir macronien, créent quelques gagnants mais beaucoup de perdants. Ces fractures n’ont pas épargné les Pénivauxois, mais il est indéniable que tous les équipements, tous les services sur les plans social, culturel, sportif et éducatif  que nous avons tous mis en place ensemble , nous ont, pour l’instant, permis de préserver la cohésion de la ville et sa qualité de vie. Il est vrai aussi que les actions fortes en direction de l’enfance et de la jeunesse ont été déterminantes et ont favorisé une bonne harmonie entre toutes les générations. Mais, soyons lucides, rien n’est définitif. Au contraire, on peut percevoir dans quelques secteurs que l’essoufflement de la participation citoyenne fragilise ces acquis .

Au regard de notre histoire récente, dans le contexte de restrictions financières que nous connaîtrons de plus en plus,  j’ai l’intime conviction que , comme pour le cinéma, Vaux-le-Pénil ne pourra que régresser  sur le plan social, écologique, culturel , sportif ou éducatif s’il n’y a pas une implication citoyenne sans précédent dans la gestion municipale .

LE COLLECTIF CITOYENNETÉ LOCALE VAUX-LE-PÉNIL (CCL-VLP)

C’est cette conviction qui m’a conduit avec des militants associatifs et politiques a  créer une association intitulée « collectif citoyenneté locale Vaux-le-Pénil (CCL-VLP)« , présidée par Julien GUÉRIN, militant associatif et conférencier bien connu des Pénivauxois.

Notre démarche était dès le départ clairement précisée :« Il est nécessaire qu’en tant que citoyens nous nous prenions en charge et que nous fassions vivre une citoyenneté locale qui permette de participer aux décisions locales et nationales qui concernent notre avenir »Le Collectif Citoyenneté Locale de Vaux-le-Pénil (CCL-VLP), tout en poursuivant les débats sur les enjeux nationaux et internationaux, a considéré que Vaux-le-Pénil devait réactualiser son projet politique et collectif.

LA LISTE  « VAUX-LE-PÉNIL, NOTRE BIEN COMMUN »

L’association CCL-VLP est une force de réflexions et de propositions mais elle n’a pas vocation à participer à la campagne électorale .

Certains membres de CCL-VLP, tous communistes et  très minoritaires, participeront à la liste du Maire Henri de MEYRIGNAC .

La grande majorité des membres du Collectif Citoyenneté Locale Vaux-le-Pénil (CCL-VLP) a décidé de présenter une liste intitulée « VAUX-LE-PENIL, NOTRE BIEN COMMUN »  aux prochaines élections municipales. Une liste qui a parfaitement compris que l’enjeu essentiel pour vraiment renforcer le dynamisme de Vaux le Pénil demain, c’est de faire vivre la démocratie participative .Elle en a la volonté et surtout elle s’en est donné les moyens

Elle regroupe des femmes et des hommes de diverses sensibilités avec une très grande majorité de bénévoles associatifs investis dans la vie pénivauxoise, mais aussi des syndicalistes et des militants politiques, (Europe Écologie Les Verts, la France Insoumise, le Parti Socialiste, Génération-s, la Gauche Républicaine et Socialiste, le Parti Ouvrier Indépendant et Démocratique). Dans la perspective des élections municipales de mars 2020, elle appelle les Pénivauxois à se rassembler pour imaginer un programme participatif, en s’engageant à le porter pour les six années à venir.

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