Chronique culturelle sans culture (2)

Quel vent ! Et Shakespeare est absent…

Pourtant, on était sur le pont, on astiquait les planches, on balayait la houle. La venue du dramaturge accompagné de ses esprits, elfes, fées et autres êtres sylvestres, devait enchanter le théâtre de Roanne mercredi prochain.

La vengeance de Prospero, peaufinée par La Bande à Mandrin n’aura pas lieu. La Tempête n’épouvantera ni le prince ni ses laquais, perdus dans une tourmente sans rebondissement, sans applaudissement et sans féerie.

J’aurais bien aimé pourtant voir tous ces grands se jeter à l’eau face à une bourrasque de pacotille portée par une menace chimèrique ; qu’ils ne sachent plus où mener leur barque, qu’ils se perdent entre babord ou tribord, qu’ils naviguent à vue.

Quoi ? Comment ? On me dit pourtant que le navire prend l’eau, qu’il chavire, qu’il coule et que le capitaine donne des ordres contradictoires sans arriver à le maintenir à flot ?

Prospero le malicieux, privé de scène, serait-il à la manœuvre hors du théâtre ?

La Tempête n’aura donc pas lieu mercredi 24 février à 20h, c’est trop tard, elle est déjà dans nos coeurs.

 

Et pendant ce temps-là à la CoPLER (communauté de communes voisine et néanmoins amie), la culture a encore toute sa place. Elle organise des stages de percussions corporelles et tâche de réinventer un accueil du public en toute sécurité. Chez les habitants, en extérieur, dans les cours de ferme ou autres lieux incongrus. La classe ! (Photo Circo Aereo / Une séance peu ordinaire)

 

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