La Ve République est morte : la technocratie ultralibérale au pouvoir l’a « tuer » !

Depuis une bonne quarantaine d'années le bien commun républicain est dilapidé avec la complicité active d'une caste de hauts fonctionnaires et au grand bénéfice des lobbies de la finance mondialisée. Le changement démocratique exigé par les abstentionnistes de plus en plus nombreux ne pourra venir d'un simple replâtrage de l'existant mais d'une refonte constitutionnelle majeure !

Voici une liste loin d’être exhaustive des « exploits » de nos hauts fonctionnaires cumulards ENA-IGF (inspection générale des finances) au service de la finance mondialisée et contre le bien commun Républicain :

- Jean-Yves HABERER : scandale Crédit Lyonnais au début des années 90 avec des milliards partis en fumée

- J6M (Jean-Marie MESSIER Moi-Même Maître du Monde !) : scandale Vivendi au début des années 2000 qui a ruiné nombre de "petits porteurs" boursicoteurs du dimanche...

- Jean-Claude TRICHET l'inénarrable ex président de la BCE, bras-armé de la Troïka chargée de dispatcher les dépouilles de la Grèce aux copains-coquins de la finance mondialisée...

- pascal LAMY ex DG de l'OMC et grand défenseur devant l'Eternel du TAFTA et autres mécanismes d'arbitrage privé qui vont de paire avec ce genre de traités anti-démocratiques !

- Emmanuel MACRON : banquier d’affaires chez Rothschild et millionnaire… en première ligne pour mener les attaques régressives d’une rare violence contre les acquis de 1936 et 1945 (avec sa loi éponyme suivie de la loi « travail » qui est en fait la loi « Macron II » revisitée par M. Valls dans le cadre de leur compétition interne pour mériter l’estampille du plus libéral des politiciens dits de « gauche »…)

- Au débit de cette caste de hauts fonctionnaires qui jouissent d'une impunité quasi totale, il convient également ajouter les privatisations des grandes entreprises publiques dans les années 80-90 (TF1, SUEZ, Total, Elf-Aquitaine, France Télécom, Air France, Thomson, EADS, BNP, Société Générale, etc.) dans lesquelles ils sont allés pour la plupart pantoufler comme PDG payés en millions avec parachutes dorés !

Ces quelques exemples de dilapidation des bijoux de la République, illustre bien la connivence – ou plus exactement la complicité ! - entre la finance mondialisée et une aristocratie de technocrates qui tiennent les leviers de l'Etat.

C’est d’ailleurs cette état de fait qui explique "l'audace" dont s'est vanté M. VALLS le 20 mars dernier à Lille à propos du projet de loi travail : "(...) nous sommes là pour faire avec audace et justice ce que l'opposition (...) n'a jamais fait." Traduction : gauche / droite même combat POUR les rentiers et CONTRE les salariés contribuables saignés sur l'autel du capitalisme financier triomphant.

Ces hauts fonctionnaires sont donc, avec nos hommes politiques de droite comme de gauche, les premiers responsables ET bénéficiaires de l'abandon de l'économie française à la folie destructrice d'emplois de la finance mondialisée.

Et ce sont les mêmes qui s'apprêtent à donner le coup de grâce au salariat via la loi Valls-Macron-Hollande-El Khomri qui n'a d'autre ambition que de soumettre totalement le tiers-état salarié qui doit continuer par ses seuls sacrifices (impôts, salaires gelés à perpet, etc.) à financer les rentiers propriétaires et le train de vie somptuaire de ces nouveaux aristocrates "managers" technocrates.

Et la démocratie dans tout ça ??

-          Manuel VALL = 5,63 % aux primaires dites « citoyennes » de la gauche en 2011 : 1er ministre de la France

-          Emmanuel MACRON : il ne s’est JAMAIS soumis au suffrage universel, mais bombardé ministre de l’économie de la France

-          François HOLLANDE, « Moi, Président », a remporté les primaires de la gauche en 2011 sur le slogan « mon ennemie c’est la finance ! » : 2 ans après son accès au pouvoir il nomme Valls et Macron, prend ses ordres au MEDEF, dilapide les acquis sociaux de 1936 et 1945, livre le secteur de l'économie sociale et solidaire à la finance en introduisant en France en catimini le 15 mars dernier les « investissements à impact social » (sic). Une cochonnerie ultra libérale de plus qui accélèrera encore le désengagement de l’Etat symbolisé par la loi NOTRe (nouvelle organisation territoriale de la République – août 2015) : http://www.associations-citoyennes.net/?p=7308

-          Le 05 avril prochain une loi dite de « modernisation de l’élection présidentielle » (sic), est en passe d’être votée en 2e lecture alors qu’elle constitue une injure à la démocratie républicaine en supprimant notamment l’égalité des temps de parole entre candidats pour la remplacer par une « équité » (sic) établie sur la base de sondages !! https://www.nouvelledonne.fr/loi-relative-a-la-modification-des-regles-de-lelection-presidentielle/

-          Plus récemment, les révélations de Médiapart le 29 mars dernier sur le harcèlement judiciaire par sa propre hiérarchie dont fait l’objet un préfet qui a voulu tout simplement servir les intérêts de l’Etat plutôt que les intérêts particuliers de certains : https://www.mediapart.fr/journal/france/290316/les-manoeuvres-du-groupe-safran-et-de-linterieur-pour-abattre-un-prefet 

Face à ces constats accablants qui s’accumulent depuis plus de trente ans – indépendamment des alternances politiques – on ne peut qu’admettre que la Ve République a bel et bien pourri sur pied !

Tout candidat à la présidentielle qui s’inscrirait dans ce cadre désormais irréformable – comme la loi travail d’ailleurs – se verrait condamné(e) à échouer et à renier plus ou moins rapidement ses engagements solennels pris devant la nation...

Il faut donc, Mesdames et Messieurs les (futur-e-s) candidat-e-s à la présidentielle de 2017,  poser des bases constitutionnelles nouvelles, authentiquement républicaines et démocratiques, qui remettront le citoyen, plutôt que les lobbys financiers, au cœur de la République :

Liberté, Egalité, Fraternité pour TOUS !

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