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Le Club de Mediapart mer. 4 mai 2016 4/5/2016 Dernière édition

Communiqué. Cessation de grève de la faim

A l’issue de la suspension de trois jours de mon action commencée le 6 mars, j’ai décidé de mettre un terme définitif à ma grève de la faim.

Plusieurs raisons ont guidé mon choix.

Certains de mes proches, ma famille, mes avocats... qui me soutenaient mais n’approuvaient pas, voire, pour certains, désapprouvaient franchement.

Sur le plan juridique, les choses avancent favorablement.

Au final, force est de constater que le seul à trouver un intérêt direct à ce que je risque ma vie était le CMB, qui aurait été ainsi débarrassé d’un homme qui entend faire valoir ses droits et le mettre face à ses responsabilités.

Le combat continue donc, sous d’autres formes. Et plus actives encore.

J’ai enfin ouvert les yeux sur l’étendue de la responsabilité, sur la spirale infernale dans laquelle la banque m a entrainé, bien qu’il la nie avec entêtement. La justice tranchera. Je vais évidemment vous tenir au courant des actions engagées.

J’ai aussi compris comment fonctionne la procédure "Banque de France" de surendettement. J’y reviendrai, il y a beaucoup à en dire.

A ce jour, je suis toujours, à terme, sous la menace d’une expulsion au profit du Crédit Mutuel de Bretagne.

Je ne suis qu’un anonyme parmi les centaines de milliers, sinon des millions d’autres anonymes, si l’on dépasse les seuls surendettés inscrits "Banque de France".

J’exhorte toutes les victimes du surendettement à sortir du silence, à ne pas avoir honte, à briser le tabou. En se faisant conseiller, elles verront peut-être les choses sous un autre jour.

Nous ne sommes ni coupables ni responsables du surendettement.

Les coupables sont la société de consommation, qui rend envieux, qui crée des besoins vains et futiles, ou qui déstructure le rapport à l’argent, d’une part, mais aussi l’exploitation capitaliste, toujours travailler plus pour gagner moins, qui livre, d’autre part, les travailleurs et leurs familles aux banques et à leurs actionnaires.

Un système qui ne protège nullement les personnes vulnérables, un système ou le dominant s’en sort (presque) toujours, au détriment du dominé.

C’est également un système qui ne permet pas à chacun d’avoir un toit sans s’endetter au-delà du raisonnable. Un système qui prend le toit comme garantie d’une dette d’argent, même si on n’a que cela.

Une société soi-disant civilisée ou le "droit au toit" n’existe toujours pas.

Outre mon comité de soutien national, des comités de soutien locaux se sont constitués, d’autres sont en cours de création.

J’ai à leur égard contracté une dette. Une vraie celle- là, la seule qui compte : une dette d’honneur, une dette d’humanité, une dette de fraternité…

Grâce à vous, j’ai repris ma vie en main, j’ai retrouvé ma dignité et la joie de vivre.

Ce n’est plus le combat d’un homme seul, c’est un combat collectif et politique au sens noble du terme qui commence.

Michel Madec

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Tous les commentaires

Je sais que les temps sont durs pour parler d'autre chose que de Cahuzac mais je m'y emploi cependant, ne serait-ce que pour faire "remonter le tracker"...Bouche cousue

J'ai trouvé ces 2 références 

A faire usage sans modération...Clin d'œil

A bientôt.

Amitié.