Crédit Mutuel de Bretagne (CMB). Grève de la faim illimitée depuis le 6 mars

J'ai publié ce texte sur bellaciao vendredi. Il est clair sur mes intentions et je l'espère exprime bien ma détermination.

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J’ai commencé une grève de la faim le 6 mars pour récupérer ce que le CMB m’a pris : ma liberté, ma joie de vivre et ma dignité. Le surendettement ce n’est pas seulement de l’argent, c’est la destruction d’un individu par une banque.

Je n’aime pas parler de moi-même, mais j’y suis obligé. Je ne suis pas un gentil pauvre qui aurait eu la poisse. Je n’ai pas d’auréole. Je suis aussi ordure que le patron du CMB, mais j’ai choisi le camp des riens, des sans, des chômeurs qui s’immolent, des ouvriers de Peugeot, de Good Year, de Fralib, de Doux et de tant d’autres moins médiatisés qui insultés par les média patronaux. Je suis un petit parmi les petits.

Je ne suis pas un gentil surendetté que l’on peut plaindre, mais je n’accepterai aucune leçon de morale venant d’une certaines gôche molle symbolisée par le FDG et son Chavez d’opérette. Pas plus que je n’ accepte pas le discours sur la finance (bien sûr anonyme). Non les actionnaires et les dirigeants des banques ont des noms. Celui à qui je m’attaque, s’appelle Jean Pierre Denis. Il est énarque a travaillé avec Chirac et Villepin. Il est avec ses 615 000 euros par ans le patron du CMB qui n’a de mutualiste que la pub à la télé.

Cette grève de la faim, j’ai très peu de chances d’en sortir vivant. Les conditions que j’ai posées ne coûteront rien au CMB parce que je vaux (l’appart) plus cher que mes dettes. Cela, ils peuvent l’accepter facilement. J’ai donc mis deux conditions qui leur pose un problème politique : Une annonce du CMB de mesures pour protéger leur clients du surendettement et aussi que ce soit le patron du CMB mon seul interlocuteur.

J’ai décidé de risquer ma peau pour obtenir de la vivre libre. Si le CMB refuse de s’aligner cela veut dire concrètement que je vais au bout et que Jean Pierre Denis devra assumer d’avoir laissé mourir un homme pour de l’argent. Dès que je me verrai perdre des facultés physiques, je lancerai un dernier appel. Ce ne sera pas un appel à l’indignation…

Je ne laisserai pas certain tribun me récupérer pour m’utiliser à des fins électoralistes. Et même si je mène un combat personnel, je sais que la vérité des luttes est chez les Peugeot, les Good Year, les Fralib et tous les autres… qui refusent de baisser la tête face aux rentiers qui jouent nos vies à la bourse. Les licenciements qu’ils soient boursiers ou non, ne peuvent plus être acceptés.

Je n’en dirai pas plus pour le moment, si ce n’est que quand on est rien, on peut être tout !

Carland

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