Arrêtez. Maintenant.

A tous les hommes qui ont déjà dévalorisé, humilié, insulté, harcelé, tapé, violé : arrêtez.

En France, au moins 1,2 millions de femmes sont insultées chaque année en raison de leur sexe 
En France, chaque jour, au moins 250 femmes sont victimes de viol. 
En France, depuis le début de l’année, au moins 137 femmes sont mortes de féminicides. 



Et si on inversait la perspective ?
En France, au moins 1 million d’hommes insultent chaque année
En France, chaque jour, au moins 250 hommes violent
En France, depuis le début de l’année, au moins 137 hommes ont tué leur compagne ou leur ex

Les violences sexistes et sexuelles que nous subissons ont un nom : elles s’appellent des violences masculines.

Ces violences ne sont pas le fait de monstres irréels qui sortent de leur repaire toutes les nuits pour nous violenter. Si les victimes de violences sont nos mères, nos filles, nos soeurs, nos amies, les hommes qui violent, blessent, harcèlent peuvent être nos pères, nos conjoints, nos fils, nos frères et nos amis. Adèle Haenel le disait : “Il n'y a pas de monstres”. Il n’y a pas de monstres. Il y a une société. Il y a nous, il y a vous. 

C’est dans cette société que nous vivons. Aux côtés d’hommes qui tiennent des propos sexistes. Aux côtés d’hommes qui nous tapent.  Aux côtés d’hommes qui nous violent. C’est dans cette société que nous vivons. Et c’est cette société que nous voulons changer.  

A tous les hommes qui ont déjà dévalorisé, humilié, insulté, harcelé, tapé, violé : arrêtez.

Arrêtez les remarques sexistes qui nous placent systématiquement en situation d’infériorité.
Arrêtez les propos à connotation sexuelle que nous n’avons pas sollicités
Arrêtez de nous envoyer des photos de votre pénis.
Arrêtez de nous siffler dans la rue ou de nous toucher dans le métro.
Arrêtez de nous taper.
Arrêter de nous rabaisser. 
Arrêtez de faire comme si, lorsque vous aviez un rapport sexuel avec une femme qui n’en n’a pas envie, vous n’étiez pas au courant.

Arrêtez

 

Certes, le changement peut paraître radical. Depuis des millénaires les femmes sont victimes de violences sexuelles massives en raison de leur sexe. Et là, en à peine quelques dizaines d’années, on vous demande de changer radicalement de comportement. Nous voulons vous dire : vous pouvez le faire. Vous devez le faire. 

Les violences ne sont pas une fatalité. Vous pouvez arrêter. Alors arrêtez, maintenant. 

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Ce texte a été lu à la fin de la marche #NousToutes

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