VIVE LA TRICHE EN CARAIBES ET AILLEURS !

Après les paradise papers viennent les sénatoriales papers . Ils trichent pour l’ivresse du pouvoir politique, ou pour l’ivresse du profit, même s’il faut contaminer la planète pour cela. Triche a l’impôt, triche aux voies. Faites ce que je dis mais ne dites pas ce que je fais ! Et l’oubli du Delaware dans ce grand déballage. Profit, fraude fiscale, pollution, corruption politique, un bon scenario

Vive la triche en Caraïbes et ailleurs !

 

Grandeur et décadence ; plus haut sera le vol, plus rapide et douloureuse sera la chute. Alors que les braves gens des bancs publics se serrent la ceinture et s’efforcent par patriotisme de respecter et de croire aux paroles de nos élus, on découvre que c’est un véritable système de triche qui a été institutionnalisé au niveau planétaire.

Après les paradise papers aura-t-on les sénatoriales papers ?

La révélation sur les selfs made man Français que sont BANSARD (solex) avec ses élections sénatoriales achetées ou GINESTET (GIFI) avec les maltes files pour ne citer qu’eux tant la liste est longue, laisse sans voix.

Ils trichent pour l’ivresse du pouvoir politique, ils trichent pour plus de profit et moins d’impôt, même s’il faut contaminer la planète pour cela.

Les grandes fortunes, les banques, les multinationales et certains politiques sont manifestement abonnés aux cours de la triche et produisent leur œuvre sur le théâtre de la planète.

Vous avez dit triche a l’impôt ?

Les Panama papers, puis les Maltes files et maintenant les Paradise papers révèlent autant de fil à couper le beurre pourtant bien connu des groupes financiers, des banques, des fonds de pension, des gouvernements eux-mêmes. N’accuser que les avocats spécialisés et les riches particuliers permet de dévier le regard. Depuis fort longtemps les politiques eux-mêmes protègent le secret du montage offshore. Faites ce que je dis mais ne dites pas ce que je fais !

Les iles Caraïbéennes et Anglo Saxonnes sont dénoncées mais peu parlent du paradis fiscal bien connu qu’est le Delaware, un État qui touche New York et ou sont domiciliées des milliers de sociétés multinationales dont certaines sont spécialisées dans la production de profits gigantesques grâce aux productions d’énergies polluant notre planète.

C’est ainsi qu’un groupe multinational Américain (AES Corporation) domicilie dans le Delaware, marié avec un groupe Français (ENGEL) engendre des bénéfices gigantesques de centaines de millions de dollars échappant à l’impôt, en produisant de l’Energie pour les pays riches, notamment pour Puerto Rico (électricité, gaz), mais en oubliant de révéler que les déchets contaminés sont envoyés en grande quantité dans les iles voisines pauvres en empoisonnant des millions de personnes. Pas vu pas pris !

Les journalistes d’investigations font bien de dénoncer les Paradise Papers mais pourquoi ne disent-ils pas un mot sur ces groupes.

Triche aux voies ?

Manifestement pour être politique il faut être suffisamment riche pour courtiser la presse et acheter les voies. Un nouvel exemple largement diffusé dans les médias vient de tomber, celui de Jean-Pierre Bansard, Sénateur des Français de l’Étranger, ou l’on découvre un autre fil à couper le beurre.

Cette élection, méconnue des Français et presque cachée est entre les mains des réseaux des élus consulaires. La particularité est que pour être élu il n’y a pas à courtiser des millions d’électeurs ; non, il suffit de soudoyer juste quelques dizaines de conseillers sur les seulement 550 électeurs. Il suffit de regarder les 10 listes qui ont été présentées aux dernières élections pour le constater. Sur 10 listes 9 listes sont composées exclusivement par des délégués consulaires. Il faut donc être délégué consulaire pour avoir des chances d’être élu Sénateur. Cela est parfaitement contraire aux règles de la démocratie. De droit n’importe qui peut se présenter mais de fait seuls les délégués consulaires pourront être Sénateurs, les votant étant les délégués consulaires. La boucle est bouclée !

Est-il raisonnable que les Français de l’étranger soient représentés uniquement par des délégués consulaires ? est-il raisonnable que certains Sénateurs représentant les Français de l’étranger ne vivent pas et n’ont jamais vécu à l’étranger et n’ont aucune idée des difficultés des Français de l’étranger ?

L’élection des Français de l’étranger ressemble à une farce entre les mains des politiques via leurs réseaux des délégués consulaires. Le scandale révélé récemment par Mediapart concernant Bansard (2 places au Senat !!!!) et la corruption des voies en est un exemple. Sur les 10 listes présentées aux sénatoriales des Français de l’étranger une seule liste était composée de Français qui ne sont pas dans les réseaux politiques, il s’agissait de la liste VITE ET LOIN menée par l’avocat VIGNERON, vivant à l’étranger, lui-même appuyé par sept Français sans affiliation politique ni consulaire. Bien évidemment faute d’inviter a tout va les délégués consulaires au restaurant ou ailleurs, cette liste n’avait aucune chance dans ce contexte.

Les élus et délégués Consulaires ne sont pas tous des enfants de cœur, loin s’en faut. Récemment en échange du remboursement de 38 000 euros détournés et de sa démission (de la Caisse sociale des Français de l’Étranger), l’affaire de la fraude de Nicole Hirsh, déléguée Consulaire vivant sur Palm Beach en Floride a été enterrée et le scandale évité. Mediapart rappelle qu’ « En Floride, Nicole Hirsch peut continuer de discourir au côté du consul général de France, qu’elle conserve son mandat à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) et qu’elle côtoyé quelques années Guy Wildenstein, le marchand d’art richissime soupçonné de fraude fiscale, délégué consulaire des Français de Washington !!!

Nous devons rester confiant dans le triomphe du bien ; de tout temps les systèmes pervers ont engendré les révolutions et leur chute. Même si les révélations s’avèrent être une montagne qui accouche d’une souris, il en ressort toujours quelque chose.

Nous avions révélé il y a quelques mois la possible gigantesque fraude fiscale réalisée en France par le Président d’un grand groupe Français spécialise dans les ustensiles et mobiliers pour la maison, groupe qui a repris dernièrement un autre groupe Parisien bien connu en faillite. Les journalistes d’investigation l’avaient également épinglé comme étant un Malte filer. Et bien il est louable de constater que la souris se fait prendre tout de même puisque depuis septembre 2017 le parquet à commence les auditions nécessaires pour examiner la fraude possible de ce self made man. On parle tout de même de 300 millions d’euros d’impôt personnel qui manqueraient dans les caisses de Bercy pour cette seule affaire. Si la fraude est révélée espérons que la justice fera son travail de condamnation pour que les journalistes d’investigations puissent enfin compter les points après les avoir distribués.

Sans nul doute cela fera plaisir aux honnêtes gens des bancs publics. Au suivant.

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

L'auteur a choisi de fermer cet article aux commentaires.