20 % des chômeurs ne chercheraient pas un emploi, selon une expérimentation de Pôle emploi qui serait généreux car il ne radierait que 6,5% d’entre eux.
Une étude qui tombe à pic après les différentes déclarations de nos ministres Macron, Sapin, Valls qui visent à toucher aux indemnités de chômage (sa durée par ex) pour séduire l’Europe. Bien sûr, ce serait du découragement explique l’étude… ce ne serait pas un abus de biens sociaux !
Les différents discours médiatisés des experts ne m’ont pas étonnée, ce qui m’a interpellée dans un premier temps, puis indignée dans un second temps, c’est la conception du chômeur qui s’en dégage. En effet, ne serait considérée comme chômeur par Pôle emploi que la personne ayant des « droits » et donc recevant des allocations. Celles qui ont dépassé le cap fatidique des deux ans ou qui n’ont jamais eu accès aux « droits » sont ignorées.
Les autres, ces invisibles disparaissent des études. C'est vrai, ils ne se plaignent pas et ne peuvent plus frauder. Ce ne seraient plus des chômeurs, mais des pauvres et les associations caritatives sont là !
Ce qui compte c'est le message politique : potentiel de contrôle et de réduction des droits.
Ce n’est pas un regard sur le chômeur, sa détresse, ses difficultés. Normal, c’est un plan de communication pour nourrir l’opinion sur les chômeurs et ainsi développer la méfiance et la suspicion à leur égard.
Eh au fait, ce vendredi 17 octobre, c’est la journée de refus de la misère !
Faites-le savoir !
Pour connaître les différentes mobilisations : http://refuserlamisere.org/oct17/2014/fr
Présentation de la journée et action sur Paris : http://www.icem-pedagogie-freinet.org/node/41702