Catherine Chabrun (avatar)

Catherine Chabrun

Pédagogue, écologiste et militante des droits de l'enfant -

Abonné·e de Mediapart

268 Billets

3 Éditions

Billet de blog 15 octobre 2013

Catherine Chabrun (avatar)

Catherine Chabrun

Pédagogue, écologiste et militante des droits de l'enfant -

Abonné·e de Mediapart

Les urgences, un service médical très fréquenté

Les services d’urgence saturent, les heures d’attente s’allongent, les lits manquent…Il y a la politique globale des hôpitaux publics certes, pour le manque de lits post urgence, le nombre de soignants… mais personne ne pose la question sur le nombre croissant de personnes arrivant aux urgences. 

Catherine Chabrun (avatar)

Catherine Chabrun

Pédagogue, écologiste et militante des droits de l'enfant -

Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Les services d’urgence saturent, les heures d’attente s’allongent, les lits manquent…

Il y a la politique globale des hôpitaux publics certes, pour le manque de lits post urgence, le nombre de soignants… mais personne ne pose la question sur le nombre croissant de personnes arrivant aux urgences. 

Depuis quelques années et le phénomène s’amplifie, des malades viennent aux urgences, non pas parce qu’ils ont besoin de soins d’urgence, mais parce qu’ils n’ont pas accès à la médecine libérale.

Ils n’ont pas accès pour deux raisons :

Difficulté de consulter : le médecin traitant ne peut pas les recevoir, il faut prendre rendez-vous (parfois plus d’une semaine d’attente). En Île-de-France, les plages de consultation diminuent, les médecins reçoivent rarement le samedi et ne se déplacent plus à domicile. Si l’on essaie de sortir du parcours médical, certains praticiens ne souhaitent pas « prendre » de nouveaux patients. Après plusieurs coups de fil, le malade ou ses parents décident d’aller aux urgences.

Difficulté de payer : généralement, les médecins n’assurent pas le tiers payant (et je ne parle pas de la CMU…), il faut avancer la consultation. Certaines familles ne peuvent pas et décident d'aller aux urgences où ils n’ont rien à débourser, ils savent qu’ils paieront au plus le tiers payant et plus tard.

Le cœur du travail de médecin n’est-il pas en train de changer ? Depuis les parcours médicaux avec l’obligation de les consulter avant de s’adresser à un spécialiste, les médecins ont une base assurée de patients, des revenus réguliers, ils peuvent ainsi choisir leur temps de travail. Leur préoccupation n’est plus tout à fait la même.

Un constat : une partie de la population n’a plus accès à la médecine libérale, il ne leur reste plus que la médecine publique.

Les urgences en font encore partie !

Une réflexion sur l’accès aux soins pour tous d’une manière équitable, devient urgente.  

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.