L'Éducation nouvelle... toujours nouvelle !

La deuxième Biennale internationale de l’Éducation nouvelle se déroulera du 28 au 31 octobre 2019 à l’Université de Poitiers. Elle est organisée par les CEMÉA, le CRAP-Cahiers pédagogiques, Éducation & Devenir, la FESPI, la FICEMÉA, la FIMEM, le GFEN, l’ICEM-Pédagogie Freinet, le LIEN et l’OCCE.

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Dès le début du 20e siècle, l’Éducation nouvelle se définit, en Europe et dans le monde, comme une éducation à la liberté pour qu’advienne une société plus juste et plus égalitaire, respectueuse des êtres humains et de leur environnement. Son ambition, tout à la fois politique, éthique, philosophique et pédagogique, renforcée après la Première Guerre mondiale par une culture de paix à faire advenir, s’adresse à tous et à chacun.

S’appuyant sur ces valeurs communes et n’imposant ni savoirs artificiels ni transmissions culturellement connotées, elle base son action sur la prise en compte des besoins de chacune et chacun, dans une dynamique continue d’expérimentation, d’action et de réflexion, sans hiérarchie des valeurs. C’est en cela que l’Éducation nouvelle est une éducation émancipatrice. C’est ce que cette deuxième édition de la Biennale Internationale de l’Éducation nouvelle démontrera !

Articulant apports, débats et échanges de pratiques, cette Biennale est conçue, portée et animée par des acteurs, d’une éducation créative, confiante, progressiste, optimiste, ambitieuse et exigeante. Face à la montée d’idéologies de l’exclusion et de fermeture aux autres, face aux dangers de marchandisation de l’éducation, luttant pour promouvoir la culture et l’éducation pour tous, les valeurs de laïcité, de démocratie et pour la défense des droits humains, nous avons un message fort à affirmer, mais aussi des débats à impulser alors même que se développent des discours pauvres et démagogiques sur ces sujets. Être en prise avec notre temps, en luttant contre tous les retours en arrière qui nous menacent, mais aussi contre « le meilleur des mondes » que nous propose une certaine conception ultra-libérale, suppose par ailleurs de (re)mettre la pédagogie au cœur de la réflexion sur l’éducation.

La dernière décennie a été marquée par une croissance sans précédent de la place des acteurs privés dans l’éducation, et notamment dans les pays à faibles revenus. Si cette tendance risque de transformer en profondeur des systèmes éducatifs déjà fragiles, son impact en termes de qualité des contenus éducatifs, de ségrégation et d’inégalités sociales, et plus généralement, de réalisation des droits humains, constitue un défi majeur pour tous les acteurs et les défenseurs du droit à l’éducation tout au long dela vie.En ce trentième anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, il est assurément plus que jamais nécessaire de réaffirmer que l’Éducation vise à « [...] préparer l’enfant à une vie adulte active dans une société libre [...] ».

Pendant les quatre jours de cette Biennale, il nous faudra donc tout à la fois nous émerveiller des pratiques et des réflexions de l’autre, accepter le doute, entendre la critique, dire et contredire, aller à la rencontre et accueillir, donner et recevoir, car, dans un contexte complexe à plus d’un titre, s’il est vital que nous entretenions et développions nos capacités d’indignation et de résistance, il est tout aussi fondamental d’entretenir et de développer nos capacités d’émerveillement, de rêve et de sollicitude. (Le Comité de pilotage de la Biennale internationale de l’Éducation nouvelle).

Comme la première édition, ce seront quatre jours d’intenses échanges pédagogiques, avec de nombreux intervenants et une ambiance d’une grande convivialité.

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  La première Biennale de l’Éducation nouvelle en 2017.                                                                                                                                                                                                                      

Un pré-programme a été établi, présentant une sélection des ateliers et débats prévus, ils seront donc plus nombreux .

Le site de la Biennale

Les inscriptions sont ouvertes et se font en ligne. Retour ligne automatique
Le tarif est de 100 euros (intégrant hébergement et repas de midi, et une soirée culturelle) pour les adhérents des associations organisatrices et 200 euros pour les non adhérents.

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