La santé, ça se vend !

L'accès aux soins pour tous et toutes porté par le programme du Conseil national de la résistance est malmené. L'espérance des «jours heureux » , de la sécurité sociale s'éloigne rapidement. Se soigner est de plus en plus inégalitaire.

 L'auto-médication est un danger pour la santé, nous explique-t-on dans différents articles... De plus, elle est très onéreuse, donc guère accessible pour les petits budgets.  

Allez chez votre médecin !

Mais pour un rendez-vous chez son médecin, pas de place, il faut attendre une, deux semaines... 

Que faire ?

Et les autres médecins ?

Ils refusent les nouveaux patients, toujours pas de rendez-vous en vue.

Que faire ? 

Il y a les urgences.

hopital1

Oui, mais les hôpitaux publics sont en voie de disparition au profit de regroupements gigantesques éloignés des lieux de vie de la population...  Alors, bientôt ce ne sera plus possible, il faudra rejoindre une grande ville ou le regroupement hospitalier du département*. Selon son état de santé et ses moyens financiers, ce sera en transport en commun (s’il y en a), en taxi ou en ambulance… 

Que faire ?

Ne pas être malade, un peu difficile !, avoir un bon revenu avec une bonne mutuelle, là ce n’est pas pour tous ! ou ne pas se soigner , combien sont-ils dans ce cas...

Dans ce sombre paysage, il ne faut pas oublier l’augmentation des honoraires des généralistes et leur modulation selon le type de consultation, les médicaments prescrits non remboursés, les dépassements d'honoraires de certains chirurgiens…
La santé, un service public bien malade qui se réduit comme peau de chagrin au profit du privé et du libéral. 

Selon que vous soyez riches ou pauvres, vous pourrez vous soigner… ou pas !

* En Essonne, ce sont trois hôpitaux qui vont fermer (Juvisy, Longjumeau et Orsay) pour ouvrir un nouvel établissement à Saclay.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.