Les vacances scolaires

Le marronnier de l’été : le débat sur les vacances scolaires. Les grandes vacances d’été seraient trop longues… pas assez de jours de classe, etc.

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Le marronnier de l’été : le débat sur les vacances scolaires. Les grandes vacances d’été seraient trop longues… pas assez de jours de classe, etc.

Le ministre est suspecté de vouloir changer le calendrier scolaire, car il peut le modifier par décret depuis cet été.

 Pour qui ? Pour les enfants et leur famille ?

Pour quoi ? Pour rééquilibrer l’année scolaire ?

Sans doute, certains y pensent et défendront bien être, vacances pour tous et temps réfléchis. Ils défendront des petites vacances régulières, couvrant toutes les saisons et répondant aux besoins réels des enfants. Ils réfléchiront aux différents moyens pour que tous les enfants puissent réellement en profiter.

Mais soyons réalistes, nombreux pensent surtout à l’économie du tourisme, aux grands départs et aux grands retours ! Ils pensent à tous ceux qui partent au soleil, à la mer, à la neige, à la montagne…

Beaucoup oublient un peu vite ceux qui restent au bas de leur immeuble, dans leur quartier, dans leur village ou au mieux dans les centres de loisirs. Ce scénario se reproduit à chaque période de vacances, mais qui s’en émeut ?

2019 : les vacances ne sont toujours pas pour tous

Actuellement, les zones des petites vacances favorisent l’économie du tourisme. En effet, trois de ses quatre périodes se concentrent sur la saison des sports d’hiver – bien que ceux-ci ne concernent que très peu d’enfants. Qu’importe ! Pour rentabiliser les stations, on fatigue tous les écoliers et on ne propose rien un peu plus tard au printemps.

Ah si, j’oubliais : les ponts et petits ponts du mois de mai ! Mais ne visent-ils pas le tourisme des « weekends » ? Même s’ils ne concernent qu’une minorité de familles, une fois de plus on fatigue, on déstabilise les semaines de tous les écoliers pour des intérêts économiques.

Il suffirait que les vacances de printemps soient réellement au printemps - qui se termine le 20 juin quand même ! - et incluent tous ces petits ponts. Mais, le tourisme blanc ne décolèrerait pas !

Je ne vois rien à l’horizon qui me rende optimiste. Le temps de l’enfant sur une journée est ignoré, comment pourrait-il être pris en compte sur l’année ?

Temporalité, apprentissages et découverte du monde, un bel ensemble que les mouvements pédagogiques et d’éducation populaire prennent en compte.

Ces mouvements devraient avoir toute leur place dans tous les espaces de réflexion et de négociation du calendrier scolaire. 

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