CE SOIR JE SUIS GRECQUE

La mère de toutes les mères dont je porte une grande part de son histoire par mon grand-père Papadakis prouve au monde que l'on peut encore être debout . Athènes nous illumine et reprenant le discours de Périclès "Athènes est libre ".

Discours d'entrée en guerre de Périclès : 

Athéniens, mon opinion n'a pas changé : nous ne devons pas céder aux Péloponnésiens. L'ardeur avec laquelle on se détermine à la guerre ne persiste pas, je le sais, quand il faut agir; et les pensées des hommes tournent au gré des événements. Néanmoins je sens qu'aujourd'hui encore il me faut persévérer à vous donner les mêmes conseils; je crois juste que ceux d'entre vous qui les auront adoptés soutiennent les résolutions prises en commun, même si tout ne réussit pas au gré de nos espérances ; sinon, qu'ils ne viennent point, en cas de succès, l'attribuer après coup à leur propre sagesse; — car il peut se faire qu’ïl y ait inconséquence dans la marche des événements, tout aussi bien que dans les pensées des hommes ; et c'est pour cela que nous avons coutume d'accuser la fortune, toutes les fois qu'un événement imprévu vient tromper notre attente (...)

Il ne faut pas qu'un jour, regardant en arrière, vous trouviez en vous le regret d'avoir fait la guerre pour un motif futile : dans ce peu de chose, il y a l'affermissement de votre puissance et l'épreuve de votre fermeté. Si vous leur cédez, bientôt ils vous feront des injonctions plus rigoureuses, dans l'espoir que, par crainte, vous obéirez encore. En tenant ferme, au contraire, vous leur montrerez clairement que le mieux est d'agir avec vous sur le pied de l'égalité.

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