Charles Rojzman ou la réconciliation pour la révolution.

Sur Thinkerview, j'ai écouté Charles Rojzman; je ne le connais pas mais il me semble être un homme de bonne volonté et de bon sens.

Charles Rojzman pense que faire la révolution, cela passe par la discussion autour de problèmes concrets. Les gilets jaunes ont commencé à les poser. Il faudrait que la discussion puisse se développer, avec des arbitres du type de Rojzman. Je pense que son adhésion à la République souveraine de Kuzmanovic ne suffit pas à discréditer tout le reste de ses propos qui sont intéressants. Quelques idées fortes :

- quand les gens commencent à parler ils commencent souvent par produire des discours très généraux et idéologiques. Ils parlent à partir de leurs préjugés idéologiques. Quand on commence à les faire parler de ce qu'ils connaissent, c'est à dire de leurs conditions de vie quotidiennes, ils deviennent très vite plus intéressants. Il existe un important entre  décalage entre l'appréhension concrète des problèmes (connaissance fine) et leur saisie générale et abstraite (à partir le plus souvent d'idées toutes faites).

- c'est cette mauvaise abstraction qui est à la base de la haine des autres, en étant une source de méconnaissance qui produit de la déshumanisation.

- ce qui ruine toute entreprise de révolution c'est le sentiment d'impuissance.

- la victimisation est un mauvais point de départ pour régler les problèmes: elle ne produit que ressentiment et sentiment d'impuissance. Trouver le moyen "d'empuissantiser."

https://www.youtube.com/watch?v=1IUfQ7o8TnI&t=554s

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.