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Billet de blog 27 sept. 2021

Sur des poncifs du libéralisme : la réussite, le mérite, la liberté des individus.

Le libéralisme repose sur l’idée du mérite individuel qui dérive elle-même du postulat de la liberté individuelle. J’ai d’abord rédigé ce texte non pour apporter des éléments nouveaux, mais pour mettre au clair ma propre réflexion. Comme il me semble qu'il est indispensable de réfléchir sur ce sujet quand on veut critiquer l'idéologie libérale, je le propose ici.

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L’illusion du sujet maître de ses choix et responsable de sa réussite dérive d'un schéma simplificateur qui fait de l’action la conséquence d’une décision, procédant elle-même d’un choix rationnel, qui est ensuite simplement mise en oeuvre par "la volonté", dont les individus humains seraient plus ou moins pourvus. Or, si on observe finement les choses qui se produisent au moment d’un passage à l’action, on verra que la décision n’est pas un simple choix rationnel, et qu'elle n'est pas simplement mise en oeuvre par notre « volonté » à laquelle les adeptes du mérite nous ramènent invariablement : « quand on veut (chercher du travail), on peut (traverser la rue) ».

Nul autre mieux qu’un romancier peut nous faire mimétiquement vivre sous forme d’expérience intérieure ce que les savants ne peuvent qu’expliquer. Il existe un texte magnifique qui décrit un de ces combats, c’est la « tempête sous un crâne » de Victor Hugo dans Les Misérables : au moment de décider si, pour éviter la condamnation du pauvre diable innocent Champmathieu, il avouera qu’il est l’ancien bagnard Jean Valjean, M. Madeleine vit un moment de transe. Hugo utilise la métaphore de la marée montante pour montrer que son personnage n’est pas alors maître de ses pensées mais qu’il est proprement habité par elles. Cherchant à échapper au bagne dont il est sorti et qui menace de l’engloutir à jamais, Jean Valjean se débat contre ses propres pensées : « On n'empêche pas plus la pensée de revenir à une idée que la mer de revenir à un rivage. Pour le matelot, cela s'appelle la marée ; pour le coupable, cela s'appelle le remords. Dieu soulève l'âme comme l'océan ». La référence emphatique à Dieu est naturelle sous la plume de Victor Hugo, mais à la fin du texte, elle se transforme en une autre référence, humaine cette fois, qui est celle de l’évêque, Mgr. Myriel. Ce personnage qui intervient au point de départ du roman est aussi à l’origine de la transformation de Jean Valjean. C’est lui qui est la cause première de la transfiguration de l’ancien bagnard, transformation morale en bienfaiteur de Cosette, mais aussi transformation sociale en notable philanthrope dont il s’apprête à perdre tout le bénéfice s’il se livre au terrible policier Javert, incarnation d’un ordre social inflexible, étranger à toute idée de réhabilitation. Et c’est Mgr. Myriel dont Jean Valjean sent la présence au moment de prendre sa décision : « Il sentait que l'évêque était là, que l'évêque était d'autant plus présent qu'il était mort, que l'évêque le regardait fixement, que désormais le maire Madeleine avec toutes ses vertus lui serait abominable, et que le galérien Jean Valjean serait admirable et pur devant lui. Que les hommes voyaient son masque, mais que l'évêque voyait sa face. Que les hommes voyaient sa vie, mais que l'évêque voyait sa conscience. Il fallait donc aller à Arras, délivrer le faux Jean Valjean, dénoncer le véritable ! ».

Ici, Jean Valjean est proprement sous l’emprise d’une sensation hallucinatoire. Tout au long de ce passage, d’ailleurs, le registre de langage utilisé par Victor Hugo n’est pas celui de la délibération rationnelle mais celui du délire et de l’obsession : « Au bout de peu d'instants, il eut beau faire, il reprit ce sombre dialogue dans lequel c'était lui qui parlait et lui qui écoutait, disant ce qu'il eût voulu taire, écoutant ce qu'il n'eût pas voulu entendre, cédant à cette puissance mystérieuse qui lui disait : pense ! ». Le passage à l’action n’est nullement déterminé par la volonté de Jean Valjean, mais il est la résultante d’un combat intérieur, combat de forces qui s’opposent en lui, de deux « moi » qui l’habitent. Et il se déroule sous les yeux d’un arbitre très partial, qui est celui qu’il a croisé au départ de sa nouvelle existence et qui lui avait permis de se réhabiliter aux yeux de la société. Ce n’est pas par simple devoir moral abstrait que Jean Valjean se sent contraint de se livrer, mais c’est sous le regard de l’évêque Mgr Myriel qui avait permis sa réhabilitation sociale. Autrement dit, l'individu ne peut recevoir d'injonctions morales que par le truchement de ceux qu'il a croisés au cours de sa vie et qui l'ont accueillis, lui permettant de se socialiser.

On pourrait objecter que Jean Valjean n’est qu’une figure de roman. Sortons à présent de la fiction narrative pour retourner dans le monde réel. Voici une autre histoire de conversion, celle de Daniel Cordier, sans doute moins « idealtypique » que la conversion de Jean Valjean mais cette fois réellement vécue. Je l’ai entendue autrefois sur France Culture où Jérôme Clément l’avait interviewé. Cet homme est mort heureux à l’âge de cent ans, ayant pleinement « réalisé » sa vie. A plus de 95 ans, il racontait sa vie avec une fraîcheur d’esprit de jeune homme et il était difficile d’imaginer que ce conteur gai et charmant avait vécu des dangers si redoutables. Comme Jérôme Clément lui demandait ce qu’il retirait de son expérience, il disait qu’il en retirait l’idée d’avoir vécu libre. Et certes, comment ne pas le croire quand on voit le parcours de ce jeune adepte de l’Action française, antisémite et prêt à faire le coup de poing contre les communistes devenir le secrétaire particulier d’un ancien préfet du Front populaire devenu l’unificateur de la résistance. Et pourtant. La famille de ce personnage était certes réactionnaire mais composée d’aventuriers pour le moins atypiques dont les actions passées étaient connues des générations suivantes : la possibilité de l’aventure pour ainsi dire déjà inscrite dans la légende familiale. Et cette famille cultivait le patriotisme, lui dictant un choix inverse de ceux qu’il aurait pu imaginer suivre peu de temps plus tôt dans les circonstances tout à fait imprévues créées par la guerre : le refus d’accepter la défaite. La rencontre avec Jean Moulin lui a fait ensuite opérer une volte à 180 degrés sur lui-même.

En outre, au cours de ses actions de résistance, certains incidents ont accéléré sa conversion. En voici un exemple. Cordier raconte ainsi à Jérôme Clément le récit du premier incident qui lui a fait se débarrasser de son antisémitisme comme on se débarrasse du vieil homme. Un de ces petits événements qui s'impriment dans votre esprit, parce qu'à ce moment-là, votre esprit a basculé. Un moment décisif-et si ce sont bien les moments qui décident ce ne sont donc pas les sujets. Daniel Cordier n’y fut que simple observateur, mais en même temps que la scène se déroulait, il se passait quelque chose en lui. Il raconte qu’arrivé à Paris pour le service de Jean Moulin et de la résistance, il se rendit à pied de la gare d’Austerlitz à l’Arc de triomphe pour saluer le soldat inconnu, et qu’arrivé devant le monument là il vit deux choses : d’une part une troupe d’Allemands postés sur la tombe du soldat inconnu qui se photographiaient, qui riaient et étalaient grossièrement leur état d’esprit de vainqueurs, spectacle qui souleva en lui une marée de dégoût, et puis d’autre part un vieil homme, tenant par la main un petit enfant, marchant à l’écart, tous deux portant sur leur vêtement une grande étoile jaune. A ce moment, Daniel Cordier fut bouleversé par des sentiments qu’il traduit en ces termes : « Quand j’ai vu ces deux êtres là, qui avaient le droit de vivre et surtout de ne pas avoir d’étoile, parce que c’étaient d’abord des hommes, comme moi, je me suis senti coupable d’avoir été antisémite, d’avoir été contre leur race et tout ça ... car tout d’un coup j’ai eu le sentiment que c’était un crime, que c’était quelque chose d’inacceptable ».

On peut deviner ce qui s’est produit à ce moment-là dans l’esprit de Daniel Cordier : un catapultage d’images et de sentiments qui lui ont fait réaliser une communauté de destin et d’humanité avec les Juifs dont il était jusque-là séparé par ses préjugés. Il ressent alors une vive humiliation à voir les Allemands se comporter en vainqueurs satisfaits sur une tombe de soldat français tué par des Allemands. Immédiatement après, il voit pour la première fois deux Juifs avec l’étoile jaune rendue obligatoire par l’occupant allemand, qui est une sorte de permis officiel et public d’humilier ses porteurs, et il ressent d’un coup vivement la communauté de destin, la communauté d’humanité. Celui qui ressent le même affect que moi du fait de la même cause est mon frère en humanité. Cette histoire montre encore que le fait de sentir l’autre comme son prochain n’est pas hélas tant une affaire de raison que de passion. Dans le récit de Daniel Cordier, le soldat inconnu est l’incarnation de cette autorité morale que constitue pour lui la Patrie, c’est l’équivalent de l’évêque dans la tempête sous un crâne, tandis que le vieux Juif et de son petit enfant deviennent à ses yeux des prochains, d’autres lui-même, un peu comme Champmathieu l’est pour Jean Valjean. Et on voit ici que ce qui pousse les hommes à l’action, ce n'est pas la pure "volonté" mais la possibilité d’agir qui a été déposée en nous par des personnes auxquelles nous pouvons et nous désirons nous identifier.

L’exemple de Daniel Cordier et de tous les résistants a certainement interpelé plus d’un parmi nous au cours de sa vie. Qui ne s’est posé une fois la question : « qu’aurais-je fait ? » (Voir le livre Pierre Bayard « Aurais-je été résistant ou bourreau ? » aux Editions de Minuit). Et ce qui nous fascine dans ce modèle d’homme qu'est le résistant, c’est qu’il nous apparaît comme le type même de l’individu libre. C’est sans doute parce que cet exemple figurait à l’arrière-plan de sa réflexion, qu’un philosophe existentialiste comme Sartre a pu concevoir son idée de l'individu forgeant librement son destin, à une époque où la sociologie n’était pas l’approche la plus commune en sciences humaines pour éclairer les actions individuelles. A vrai dire, on se rend compte, quand on examine les sources disponibles, que la plupart de ces résistants se sont sentis projetés dans leur choix par une force aussi vive qu’une pulsion, semblable à celle qui finit par l'emporter sous le crâne de Jean Valjean. D’ailleurs on ne saurait guère expliquer autrement leur audace qui est tout à l’opposé d’un calcul.

En réalité, ce qui distingue les individus, ce n’est pas tant leur mérite, attribué à l’usage qu’ils sont censés faire de leur liberté d’action, que leurs possibilités d’action. Autrement dit, l’action ne dérive pas de leur volonté d’agir mais de leur puissance d’agir. Or les puissances d’agir des individus sont très inégales. Bernard Lahire a bien montré que pour que nous ayons une possibilité d’action à un moment donné, il faut que la situation qui requiert notre participation touche à quelque chose qui existe déjà en nous : autrement dit il faut qu’elle rencontre une expérience passée ou au moins le récit d’une expérience passée que nous nous sommes appropriée. C’est pourquoi, plus nous sommes riches d’expériences (directes et indirectes, vécues ou transmises ou même imaginées par le truchement de la lecture) plus nos possibilités d’action sont grandes et variées. Les partisans de la liberté (et du mérite- en général de leur mérite- individuel) trouveront toutes sortes d’exemples de résilience, de cas « extraordinaires », de trajectoires apparemment hors du commun, de réussites imprévues, etc. En réalité, si l’on examine chacun de ces cas, on trouvera toujours une ressource dormante de la personnalité qui y avait été déposée par une expérience passée matricielle opérant comme un schème d’action dès lors que la situation l’actualise. Très souvent, cela opère sous un mode où il s’agit de rendre ce qui vous a été une fois donné. Si cela ne lui a jamais été donné, l’individu tout seul ne peut pas l’inventer. N’est-ce pas d’ailleurs tout ce que dit le mot « don », à rebours de ce que veulent croire les thuriféraires du mérite ? La fable des « dons » accordés par les fées sur le berceau du nouveau-né n’est-elle pas la traduction mythique de cette simple réalité ? Ce ne sont pas les fées qui donnent, mais les parents, les amis, les proches, tous ceux que l’on rencontre et qui laissent en nous d’ineffaçables traces. « Moi qu’ont fait tous les corps et les choses humaines », dit Apollinaire à la fin d'un de ses plus beaux poèmes.

Pour parachever ma démonstration je vais à présent opposer ces deux exemples : le résistant et le tueur en série. Ni l’un ni l’autre n’ont vraiment fait un choix rationnel avant de passer à l'action. Mais si le tueur en série fait ensuite preuve d’une rationalité purement instrumentale dans l'exécution de son acte, il échoue à donner un sens à sa vie, (car il est clair que le meurtre ne peut être le sens d’aucune vie), tandis que le résistant use de sa raison aussi bien lorsqu’il définit un plan d'action que lorsqu’il attribue un sens moral (et donc social) à ses actions. Le meurtrier est indifférent à toute fin, il ne s’intéresse qu’aux moyens. Le résistant cherche à mettre ses moyens au service d’une fin qui donne aussi un sens au sacrifice qu’il est prêt à faire de sa vie.  D’une certaine façon, cela montre que le tueur manque singulièrement de raison de vivre. Ce qui l’interpelle, quand il passe à l’acte, c’est le néant, c’est la béance, c’est l’absence de don, car rien dans son être n'entre en résonance avec quelque chose en ce monde, où il demeure un irréductible étranger.

Ceux qui se retrouvent aux premières places de la société refusent de croire qu’ils n’ont fait qu’y être propulsés par tout un ensemble de déterminations invisibles, pour conserver tout le mérite de ce qu’ils appellent leur « réussite » plutôt que leur « arrivée ». Spinoza, avec une lucidité extraordinairement précoce à son époque pré-sociologique, disait que nous croyons en notre liberté parce que nous ignorons les multiples déterminations qui orientent nos choix. Si la surface de nos vies semble lisse, leur épaisseur est profonde, et abrite des forces, parfois contraires, qui nous meuvent souvent à notre insu : les rêves qui en sont l’écume disent assez que nous ne sommes, la plupart du temps, que leurs jouets. Nous sommes plongés dans le monde humain, mais réciproquement, de multiples bribes de ce monde humain nous habitent. Considérer le déroulement de la vie comme un ensemble de circonstances qui ne feraient qu’influer à la marge sur les décisions d’un sujet qui lui préexisterait et serait libre de ses choix, c’est ce que font la plupart de ceux qui accusent le sociologue de fabriquer une « culture de l’excuse ». Or, c’est oublier que chaque individu est habité par ce qu’il a expérimenté dans ce monde, et que ce sont les individus humains qui sont les résultantes de leurs vies et non l’inverse. Ce qui explique d’ailleurs que l’individu lui-même soit une réalité à la fois mobile (nous ne sommes pas le même individu aux différents moments de notre vie) et fragile (combien d’individus n’ont-ils pas traversé dans leur vie au moins une période de dépression, de vide, d’absence d’image intérieure, où le monde ne trouve plus de résonance en eux ?).

Mais s’il n’y a pas de liberté, on peut bien sûr se demander, est-il possible, utile et même licite de demander à quelqu’un de rendre compte de ses actes, d’un point de vue judiciaire, par exemple ? C’est utile et même indispensable pour la société, comme pour les deux parties. Le procès est une scène sur laquelle la vie de la victime est remise à égalité avec celle du criminel, qui jusque-là n’avait pris en considération que la sienne propre, où les actes sont envisagés du point de vue de la victime et où le point de vue du criminel est présenté comme aberrant aux yeux de la société. Le coupable n’en sortira pas sans que son économie psychique ne soit quelque peu modifiée, car certaines choses lui auront été dites qu’il n’avait jusque-là jamais entendues, qui pourront devenir pour lui un viatique. C'est pourquoi le jugement peut servir à commencer à le réinsérer dans la société. Même si un verdict de culpabilité ne signifie pas que l’individu doive être considéré comme l’auteur conscient et pleinement responsable de ses actes, il est nécessaire que la société lui signifie solennellement quels sont les comportements répréhensibles de son point de vue en même temps qu'elle prenne des mesures pour l'empêcher de nuire.

On peut se demander aussi quelle part de mérite, de courage, de noblesse revient aux individus qui ont pris des décisions difficiles qui engageaient leur vie. On peut se demander s’il y a des gens courageux. Et oui, il y en a, indéniablement, et chacun de nous a connu de ces petits ou grands moments où il a fallu qu’il se « jette à l’eau », qu’il affronte une peur qui l’a fait trembler intérieurement et parfois même extérieurement, ou bien qu’il mobilise des forces qui lui ont paru bien proches de défaillir avant d’entreprendre une action. Et en réalité, chacun en est capable. Mais, pour passer à l’action dans ces circonstances, il nous faut un premier mobile, une impulsion qui nous meut, qui met notre esprit et notre coeur en mouvement. C'est d'ailleurs ce qu'exprime bien le terme de "mobile" que nous utilisons comme synonyme de raison d'agir, motivation. Ceux qui ont eu la force de faire ces choses sont ceux à qui d’autres, des êtres proches et certainement des êtres aimés, à un moment quelconque de leur vie, ont donné cette impulsion qui leur a permis de mobiliser en temps utile les forces dont ils avaient besoin. Un individu ne peut pas se mouvoir tout seul. Pour qu’il puisse déployer une puissance de vivre, il faut derrière lui toute une logistique sophistiquée, faite d’attention, de sollicitation et de sollicitude. C’est le carburant même de la vie ; or c’est ce dont on manque le plus dans le monde du « mérite individuel ».

Cependant si les hommes courageux n’en sont pas moins louables, ce n'est pas tant comme individus héroïques que comme exemples, comme échantillons d’humanité qu’il est souhaitable de proposer comme modèles pour donner une orientation socialement bénéfique aux capacités mimétiques des individus humains.

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