humeur vagabonde

Le printemps est polaire, mais l’indignation me donne des suées. La récession « made in Europe » engrosse la finance et affame les petits épargnants. Au suivant, au suivant !  Cette Europe, ou ce qu’il en reste, a assurément oublié le sens de la mesure. Rembourser la dette, elle n’a que ce mot-là à la bouche et si personne ne la remboursait, cette dette…

Le printemps est polaire, mais l’indignation me donne des suées. La récession « made in Europe » engrosse la finance et affame les petits épargnants. Au suivant, au suivant !  Cette Europe, ou ce qu’il en reste, a assurément oublié le sens de la mesure. Rembourser la dette, elle n’a que ce mot-là à la bouche et si personne ne la remboursait, cette dette…

 Et si tous les « virtuels men» rapatriaient leur argent ! Arrêtez d’avoir peur d’être taxé. Arrêtez de spéculer, partagez ! Arrêtez de menacer, distribuez ! De quoi avez-vous peur ? de manquer, mais la guerre est finie. Ça ne sert plus à rien de faire des provisions de sucre, ni même d’actions, elles ne valeront bientôt plus rien.

Ah, ça ira, ça ira ! non, ça ne va plus. 

Pendant ce temps, nos « politi-chienschiens » travestis de la soumission, « Picsouisés » par les paradis fiscaux, prostitués pour des contrats off shore, "mentent de bonne foi", « s’extrémisent », « se parodient », "s'amortissent", s'apitoient, "se patrimoinent" se "congratulisent", se contredisent, "s'épinglent de petites phrases".  Ils ont perdu la voix de la décence, mais pas de la démesure.

Dire, pour ne rien dire

Dire, pour dire.

Dire, pour dire n'importe quoi.

Dire, pour dire qu'on a à dire.

A quoi ça sert de dire.

Si c'est juste pour dire.

 Dans les rues froides de la contestation, des Contre, pour le mariage pour tous ont la nostalgie, mais de quoi ? de leur enfance. Ils ont peur de perdre, mais quoi ? leur virginité. Il est temps de prendre le train en marche au lieu de piétiner. Cet immobilisme donne le vertige à ma raison. L’été sera chaud, branchez les ventilos.

Produire du sens est devenu un non-sens. Manger sain, un contresens. Les allées des supermarchés ont soudain un arrière-goût de rance. Je trouvais les plats végétariens tristes, inodores et incolores. C’est la viande que je trouve odorante et outrageusement colorée.

 Les médias se gargarisent de spectaculaire, de zapping de l'horreur.

Voitures piégées, gaz de combat utilisés, attentats, prises d’otages, guerres sanglantes, dictateurs meurtriers. STOP ! STOP !

Les petites phrases assassinent court-circuitent les débats d’idées. La sur-émotion lasse.

 Au milieu de cette farandole… Interrogation intense. Prise de conscience décisive. Détachement nécessaire. Et l’humain dans tout ça ! Volatilisé dans les décombres d’une « morale » banalisée.

Je refuse de devenir une perfusée de l'information en manque de dose d'horreur quotidienne. Je suis une enfant de la télé, d'autres sont des enfants de la guerre.

Que sont devenus les enfants de la vie ?

Des habitants hallucinés, avides de crime et de violence, aux existences vides et précaires, perdus dans les décombres d'espoirs brisés.

Les armes, elles aussi, ont triplé leur vitesse de "touchés-coulés". Les Gaulois avaient peur de prendre le ciel sur la tête. Qu’est ce qui a vraiment changé ?

 J'ai l'impression que mon corps s'atrophie. Le seul organe encore en vie c'est ma voix. Je ne crie plus, je commente, je "dérisionne", j'observe, je m'informe, j’écoute.

J'ai envie de traverser les mers, d'aller voir les ours blancs avant que la banquise prenne un coup de chaud.

 Sommes nous devenus des marionnettes servant à tester notre adhérence au temps ? Ou le monde a tout simplement plus d'imagination.

 

 

 

 

 

 

 

 

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