Le projet annoncé est immonde, il n'y a guerre à revenir dessus.
Il y a tout de même quelque choses qui m'interroge chez les journalistes de Libération et chez bien d'autres d'ailleurs. Aujourd'hui encore, j'ai lu un nouvel appel à de nouveaux actionnaires!
Combien de décennies faudra t-il encore pour que les journalistes comprennent que cette voie là est sans issue ?
Ce n'est pas simplement la crise du papier, la défiance ou je ne sais quoi encore. Mais que les actionnaires à la papa c'est terminé. Injecté de l'argent en inflechissant de ci de là, à la marge, c'était avant, c'était il y a longtemps.
Hier, aujourd'hui comme demain encore plus, les actionnaires veulent du retour sur investissement.
Ce n'est pas vraiment nouveau mais ce qui l'est plus en revanche, c'est qu'ils souhaitent également le cerveau des journalistes, pour leurs faire mettre en musique les apories de leurs cerveaux étroits et sans aucune imagination.
C'est la question même d'un journalisme indépendant qui est aujourd'hui en jeu bien plus que le papier, le numérique, la plateforme multimédia ou le Sartre burger.
Peux on encore écrire sur le réel lorsque l'on dépend d'actionnaires ?