Mort d'Angelo Garand : 2 gendarmes mis en examen

Deux gendarmes de l’antenne du GIGN de Tours impliqués dans la mort d’Angelo Garand ont été mis en examen ce lundi 25 septembre pour « violences volontaires avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». D’après la dépêche AFP, les deux gendarmes « ont été laissés libres, sans mesures de sûreté ».

Angelo Garand a été tué le 30 mars dernier, quand une vingtaine d’hommes en tenue d’assaut sont venus l’interpeller au domicile de son père. Incarcéré à la prison de Vivonne, il avait bénéficié d’une permission suite à laquelle il n’avait pas réintégré la taule. Dès le lendemain de sa mort, ses proches avaient dénoncé « une exécution », et réclamaient que la lumière soit faite sur les conditions de l’intervention. La famille avait vu débarquer des gendarmes cagoulés, mitraillettes au poing, dans l’enceinte de la ferme. Après s’être réfugié dans une remise sans issue, Angelo avait été abattu de plusieurs balles.

Comme le soulignait récemment l’ACAT, « les enquêtes judiciaires mettant en cause des membres des forces de l’ordre ne permettent pas de garantir l’impartialité nécessaire à la prévention de l’impunité », et les faits de violence policière « donnent très rarement lieu à des sanctions effectives ». Néanmoins, la mise en examen des deux gendarmes près de six mois après les faits constitue un signal positif.

La famille Garand, qui a constitué un collectif « Vérité et justice pour Angelo », appelle à un nouveau rassemblement devant le tribunal de Blois ce samedi 30 septembre à 15 heures .

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.