SOINS SANS CONSENTEMENT

La réforme de la loi 1990 propose des soins sans consentement en hôpital et même en amboulatoire !

La réforme de la loi 1990 propose des soins sans consentement en hôpital et même en amboulatoire !

Pourtant l'un ne va pas sans l'autre en psychiatrie a moins de limiter les soins à un traitement médicamenteux. Il me semble qu'un travail psychotherapeutique reste indisosciable de ce dernier. Une relation de confiance une fois établie entre le médecin psychiatre et le patient, un cheminement est alors possible vers une amélioration de l'état du malade. Sans ce parcours long et difficile étayé par des paroles de soignants pas de rétablissement possible. La parole joue un rôle primordial dans cette relation. Tous les mots y ont leur importance et doivent être entendus. Le Dr Machto a d'ailleurs déjà constater une dérive de cette relation medecin/patient dans le cas de soins sur injonction.

LES MOTS dans cette réforme ont plus que partout ailleurs un poid énorme. C'est ainsi que je constate un glissement des termes utilisés vers une objectivation des malades qui doivent recevoir des soins malgré eux. Rien que dans les motifs de la réforme on peut trouver :

hospitalisation sous contrainte --> soins sans consentement

patients --> personnes objet de soins, personnes présentant un trouble mental

maladies psychiques --> troubles mentaux

améliorer l'accueil pour un meilleur accès au soins --> lever les obstacles à l'accès aux soins, assouplissement en faveur de l'accès aux soins

Il est à noter que cette réforme prend plus en compte la quantité d'accès au soins que la qualité de l'accueil des personnes souffrant de maladies relevant de la psychiatrie. Le rendement, les chiffres resteront réducteurs. L'humain a de moins en moins de place. Les soignants se voient diminuer en nombre et leurrôle devient plus celui de gardiens que d'aidant. Ils s'en plaignent à juste titre.

OU VA-T-ON ?

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