Sommes-nous tous étiquetés fous ?

Conflits d'intérêt, coïncidences curieuses entre prescriptions et apparition de critères nouveaux, étiquettes définitives imposant des traitements lourds -et les médicaments contrant leurs effets indésirables- à vie... Du sur-diagnostic au sur-traitement, en passant par les diagnostics simplement très discutables, le DSM n'a pas fini de soulever la polémique. Il reste pourtant une Bible.

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« Publié par la puissante Association américaine de psychiatrie, le DSM est l'outil psychiatrique le plus utilisé dans le monde. Sa dernière édition, le DSM-5, accumule les erreurs grossières et les confusions. Des psychiatres, des rédacteurs des manuels précédents, des psychanalystes mettent en garde contre sa publication, qui aboutira selon eux à des erreurs de diagnostic, mais surtout à un recours dangereux et excessif aux médicaments. »

Anciens (ou moins anciens) rédacteurs dénoncent depuis longtemps les conflits d'intérêts majeurs du comité de rédaction, et les critères de certaines pathologies conduisant à des diagnostics très sexistes. Les lobbys pharmaceutiques ont une grande place dans l'élargissement des critères diagnostics et l'augmentation du nombre de pathologies. Pose aussi question, l'inclusion de pathologies discutables (homosexualité durant un temps, troubles de personnalité sans fondement biologique...). Ainsi que les curieuses coïncidences entre pathologie incluse ou élargie et vente de médicaments psychotropes toujours plus importante...

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