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Billet de blog 1 février 2026

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Orange mécanique (A Clockwork Orange) de Stanley Kubrick

Alex et ses Droogs forment une bande adepte de l’ultraviolence, aussi bien contre un sans abri, une bande rivale ou encore en forçant l’entrée d’habitats privés et violant leurs résidents. Alex est également un admirateur fervent de Beethoven.

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Illustration 1
Orange mécanique A Clockwork Orange de Stanley Kubrick © Warner

Au sujet de l’édition 4K Ultra HD + Blu-ray : Orange mécanique de Stanley Kubrick au sein du coffret comprenant les films 2001 : L'Odyssée de l'espace + Orange mécanique + The Shining + Full Metal Jacket

Devenue une œuvre culte, Orange mécanique (A Clockwork Orange, 1971) est au départ une adaptation du roman éponyme d’Anthony Burgess pris en charge par Stanley Kubrick par défaut, suite au renoncement de son projet consacré à Napoléon Bonaparte. Cependant, l’intérêt du cinéaste s’inscrit pleinement dans ses propres obsessions, notamment autour de la fascination des individus pour le pouvoir et le contrôle de l’autre. La transformation de l’individu autour de cette thématique dans Orange mécanique peut ainsi être vue en parallèle inversé avec ce qui se joue dans Full Metal Jacket (1987). La différence est que l’on se trouve ici dans une dystopie qui devient métaphore satirique d’une société à première vue totalitaire, où le rapport entre les individus semble biaisé du fait de comportements exacerbés dans la violence et la sexualité, ou encore l’indifférence-méfiance-peur maladive notamment de la part des parents du héros ultraviolent du film.

Stanley Kubrick élabore chacune de ses scènes selon une direction artistique élaborée avec une grande créativité où rien n’est dû au hasard, où la science-fiction ne s’incarne pas dans une technologie mais dans des costumes nés de la conjonction d’époques passées. Rien dans le mobilier et le mode de vie n’a de séduisant alors que les comportements sont entraînés dans leurs pires monstruosités.

Le récit se construit à partir de la voix off du narrateur qui n’est autre que l’adepte de l’ultra violence dont le discours invite à une distance critique omniprésent, tandis que ledit va se transformer en victime d’une violence étatique inattendue. Pour mettre en perspective chaque séquence dans une sensation vertigineuse, Kubrick recourt au plans-séquences avec des travellings hypnotiques rappelant la volonté de contrôle tandis que les gros plans sur les visages et les intérieurs déformant les visages rappellent le grotesque des situations.

Illustration 2

Orange mécanique
A Clockwork Orange
de Stanley Kubrick
Avec : Malcolm McDowell (Alexander DeLarge, dit Alex DeLarge), Patrick Magee (M. Frank Alexander, l'écrivain), Michael Bates (le gardien-chef Barnes), Warren Clarke (Dim), John Clive (l'acteur sur la scène), Adrienne Corri (Mrs. Mary Alexander, l'épouse violentée), Carl Duering (Dr Brodsky), Paul Farrell (le clochard), Clive Francis (Joe, le pensionnaire), Michael Gover (le directeur de la prison), Miriam Karlin (la femme aux chats), James Marcus (Georgie), Aubrey Morris (M. Deltoid), Godfrey Quigley (le chapelain de la prison), Sheila Raynor (Mme DeLarge, la mère d'Alex), Madge Ryan (Dr Branom), John Savident (le conspirateur Dolin), Anthony Sharp (Frederic, le ministre de l'intérieur), Philip Stone (M. DeLarge, père d'Alex), Pauline Taylor (Dr Taylor, le psychiatre), Margaret Tyzack (la conspiratrice Rubinstein), Steven Berkoff (l'inspecteur Tom), Lindsay Campbell (l’inspecteur de police), Michael Tarn (Pete), David Prowse (Julian, le garde du corps de M. Alexander), Barrie Cookson (Dr Alcott), Jan Adair (la servante dans le fantasme biblique), Gaye Brown (Sophisto), Peter Burton (le minister Junior), John J. Carney (le sergent), Vivienne Maya (la servante dans le fantasme biblique), Richard Connaught (Billyboy, chef de gang), Prudence Drage (la servante dans le fantasme biblique), Carol Drinkwater (l’infirmière Feeley), Lee Fox (le sergent au bureau), Cheryl Grunwald (la victime nue du gang de Billyboy sur la scène du théâtre désaffecté), Gillian Hills (Sonietta), Craig Hunter (le docteur), Shirley Jaffe (l’infirmière), Virginia Wetherell (l’actrice nue sur scène), Neil Wilson : gardien à l'accueil de la prison), Katya Wyeth (la fille dans le fanstasme Ascot), Robert Bruce (le videur du Milkbar), George Coulouris (le professeur), Helen Ford (la vieille dame au Duke of York), Katharina Kubrick (la fille croisant Alex au magasin de disques), Olive Mercer (la vieille dame au Duke of York), Pat Roach (le videur du Milkbar), Barbara Scott (Marty), Alec Wallis (le conspirateur D.B. Da Silva)
Royaume-Uni, 1968.
Durée : 149 min
Sortie en salles (France) : 27 septembre 1968
Sortie France du coffret de l’édition 4K Ultra HD + Blu-ray : 20 septembre 2023
Format : 2,20 – Couleur
Éditeur : Warner Bros. Entertainment France

Bonus :
4K Ultra HD :
Commentaire audio de Malcolm MacDowell et de Nick Redman, historien du cinéma (VO)
Blu-ray : A
Commentaire audio de Malcolm MacDowell et de Nick Redman, historien du cinéma (VO)
« Le retour d’Orange Mécanique » : documentaire de Channel Four (« The Return of Clockwork Orange », 2000, 43’40”, VOST)
« Great Bolshy Yarblockos! : Le making of d’Orange Mécanique » (2007, 28’17”, VOST)
« O Lucky Malcolm! » : documentaire sur la carrière de Malcolm McDowell (2006, HD, 86’10”, VOST)
Bande-annonce (1’, VO)

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