Festival de Cannes 2015 : entretien avec Fabienne Hanclot, déléguée générale de l’ACID

Fabienne Hanclot © DR Fabienne Hanclot © DR
 

 Du 14 au 23 mai 2015, durant le festival de Cannes, la nouvelle édition de la programmation ACID sera présentée. La section cannoise la plus indépendante mettra ainsi en avant neuf longs métrages choisis et défendus par des cinéastes. Le protocole de l’ACID est bien plus souple qu’ailleurs et les extravagances des montées des marches bien lointaines. En revanche, les expériences les plus novatrices du cinéma sont bien là, accueillant un public de plus en plus large, professionnels et cinéphiles mélangés. Fabienne Hanclot, déléguée générale de l’ACID, est l’interlocutrice choisie le temps d’un entretien pour faire découvrir et redécouvrir le sens d’une sélection qui soutient avant tout des films et une idée du cinéma qui va à la rencontre des spectateurs.



Quelle est la ligne éditoriale de l’ACID ?

Fabienne Hanclot : L’ACID n’a pas de ligne éditoriale définie ou figée. Ce sont les cinéastes qui sont à l’ACID qui, par leur choix de s’engager sur tel ou tel film selon la règle du coup de cœur, font la ligne éditoriale. La ligne peut donc bouger en fonction de qui est à l’ACID (les cinéastes viennent quelques temps, partent tourner, reviennent, ou pas…).

Mais en règle générale, ce qui intéresse tous les cinéastes, ce sont les propositions formelles audacieuses, les gestes cinématographiques forts, les films qui osent…

 

 

Quel fut le contexte de sa création ?

F. H. : L’ACID a été créée suite au manifeste RÉSISTER (cf en pièce jointe) signé par 180 cinéastes en 1991 : l’époque de l’arrivée des multiplexes et de la difficulté déjà à avoir un engagement ferme des salles parisiennes pour sortir les films. Or Paris étant le marché directeur, les entrées parisiennes conditionnaient aussi ce qui se passait pour la programmation des films en province.

Des cinéastes, conscients que les problèmes de diffusion auraient à terme des conséquences sur la production, ont décidé de créer un outil qui permettrait aux cinéastes d’aller rencontrer les salles et les publics en régions, de leur montrer les films et d’en discuter avec eux, de tirer des copies supplémentaires pour les petites et moyennes villes. Un outil qui permettrait également d’être force de propositions politiques et réglementaires pour améliorer la diffusion du cinéma indépendant.

 

 

L'indépendance dans l’acronyme ACID est une réalité économique : est-elle aussi une référence éthique ?

F. H. : La véritable ligne de l’ACID est celle de l’indépendance : nous visionnons et choisissons des films produits et distribués par des indépendants. Cela exclut donc les films produits ou distribués par les grands studios, les chaînes de télévision, leurs filiales, et les groupes intégrés de production-distribution-exploitation

Ci-dessous un texte ACID du cinéaste Lucas Belvaux, en 1994, qui répond encore je pense à la question.

QUESTION D'INDÉPENDANCE

Depuis la création de l'Agence du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion, partout où elle est présente, se pose la question du "i" de ACID

En quoi sommes nous "indépendants", de qui, de quoi, qu'est-ce que le cinéma indépendant ?

Un peu lâchement, je dirais que la réponse est dans la liste des films défendus par la susdite agence […] ,

Mais comme l'indépendance revendiquée demande un minimum de courage, je suis bien obligé de me jeter à l'eau.

 

Première définition

À l'origine, c'est d'abord un problème de coût (de sous).

Le cinéma coûte cher, de plus en plus, cher à faire, cher à montrer.

Avant toute chose, le cinéaste doit donc réunir la somme nécessaire à son expression, en général plusieurs millions.

Les mécènes se faisant rares, c'est vers les financiers qu'il faut se tourner.

L'intérêt de ces derniers n'étant pas le cinéma mais la finance, ils veulent être rassurés, ils demandent des gages, des garanties.

Le cinéaste indépendant n'en donne pas.

Celui qui en donne, n'est pas indépendant, on peut légitimement se demander s'il est cinéaste.

On peut même répondre que non.

S'il n'y a pas de cinéaste où il n'y a pas d'indépendance, le cinéma indépendant est le cinéma, nous l'appellerons donc le cinéma.

L'autre, n'étant que la branche "image et son" de l'industrie, sera appelé cinéma industriel.

 

Deuxième définition

Le cinéma est un art et l'industrie est son contraire.

Et quand l'art perd du terrain, l'industrie en gagne.

Multisalles, mégacomplexes, groupes multimédias, produits, parts de marché, box-office, GATT.

Pas de place là-dedans pour l'art, fut-ce le septième.

Le cinéaste est un artiste, et s'il refuse de donner des garanties, c'est à ce titre.

 

Troisième définition

Car nul ne peut dire si un film plaira ou pas, on le fait comme on croit devoir le faire et on le revendique.

Celui qui fait des concessions pour plaire est au mieux un faiseur, au pire un escroc, pas un créateur.

On peut manquer de talent ou d'inspiration, et même ne pas en avoir du tout, ce n'est pas un crime.

C'en est un de renoncer à ce qu'on croit.

On rêve un film avant de le tourner, de quoi rêvent-ils ceux qui parlent "d'usines à rêves" ?

De rêves manufacturés ?

L'indépendance, c'est la singularité du rêve, l'unicité du point de vue.

C'est préférer l'acteur que demande le rôle à celui qu'attend le public.

C'est choisir de s'adresser à des spectateurs plutôt qu'à une foule hypothétique.

 

Et l'ACID dans tout ça ?

Face à une industrie qui ne jure plus que par le star system, enfermant les festivals dans des blockhaus où tout ce qui ne fait pas partie de "la profession" est exclu, l'ACID se veut passerelle entre films et salles indépendantes (indépendantes de qui, de quoi ? Voir plus haut, "cinéma indépendant").

Outil au service de ceux qui font, montrent ou voient des films, elle essaie d'être partout où une curiosité, un désir de différence se manifestent, partout où les cinémas n'ont pas l'air de supermarchés, où les films ressemblent à ceux qui les ont faits.

 

Pour l'ACID, Lucas Belvaux

 

 

Quelle est la place spécifique de l’ACID au sein du festival de Cannes ? En effet, durant la conférence de presse de la Sélection officielle du 16 avril 2015, les responsables du festival parlaient de « nos amis de la Quinzaine et de la Semaine » sans mentionner l’ACID.

F. H. : L’ACID a en effet une place à part car elle est accueillie par le Festival, figure dans une partie de sa communication mais ne fait pas officiellement partie du Festival de Cannes. Ce qui signifie que le cahier des charges du festival ne s’applique pas à l’ACID. Ainsi nous n’avons pas d’obligation de montrer les films en première mondiale ou internationale et nos films ne participent de fait pas aux prix communs à toutes les sections comme La Caméra d’Or par exemple. Il n’y a d’ailleurs aucun prix à l’ACID à Cannes, choix des cinéastes de ne pas mettre les films en concurrence.

La raison historique de la présence de l’ACID à Cannes était de montrer des films aux exploitants de salles qui sont très présents dans ce festival. Ceci est toujours vrai : les distributeurs indépendants vous diront que l’ACID est le rendez-vous quotidien à Cannes de tous les exploitants de salles indépendantes, et que c’est donc un endroit stratégique pour préparer une sortie ou « tester » un film auprès des programmateurs.

L’autre spécificité est évidemment que nous sommes la seule section à être programmée uniquement par des cinéastes, bénévoles : une quinzaine chaque année, majoritairement des cinéastes eux-mêmes programmés à Cannes les années précédentes ou dont les films ont été soutenus durant l’année.

Enfin, Cannes n’est que le début de «l’histoire » entre ces films et l’ACID puisque nous continuons à les travailler après Cannes : nous leur cherchons des distributeurs, nous les proposons à tous nos festivals partenaires et une fois que leur sortie est programmée, nous les soutenons comme tout autre film soutenu dans l’année : promotion et programmation dans les salles, accompagnement, édition de documents pédagogiques, etc. Les cinéastes deviennent eux-mêmes adhérents de l’ACID et soutiennent à leur tour d’autres films…

 

 

Quels sont les critères de sélection des films présentés à Cannes ?

F. H. : Le critère principal est le coup de cœur des cinéastes programmateurs. Ceci est très important car cela représente un véritable engagement de leur part : ils deviennent les parrains du film, vont accueillir le cinéaste dans l’association, l’accompagner à Cannes mais aussi toute l’année dans les salles de cinéma.

Ensuite,  à coup de cœur égal, d’autres critères entrent en jeu : les cinéastes donnent la priorité à des films sans distributeur et ayant eu peu ou pas de visibilité. L’idée est d’inverser le rapport de l’offre et de la demande, c’est-à-dire susciter du désir chez les exploitants de salles à Cannes afin de convaincre les distributeurs qu’ils peuvent s’engager sur ces films là.

Enfin, les premiers films ont toujours eu une place importante à l’ACID à Cannes. C’est comme cela qu’ont émergé nombre d’auteurs : Lucas Belvaux, Serge Bozon, Djinn Carrénard, Vincent Dieutre, Rachid Djaïdani, Alain Gomis, Arnaud et Jean-Marie Larrieu, Ursula Meier, Avi Mograbi, Yolande Moreau et Gilles Porte, Ioanis Nuguet, Nicolás Pereda, Pierre Schoeller, Claire Simon, Justine Triet, Marianne Tardieu…

 

La sélection 2015 est composée d’une majorité de productions françaises, même si les films ne sont pas nécessairement tournés en France : à quoi cela est-il dû ? Est-ce une volonté spécifique ?

F. H. : Oui, notre charte cannoise préconise depuis quelques temps au moins 6 films français chaque année. Il s’agit d’un acte militant et d’un signe envoyé aux autres maillons de la chaîne des indépendants, producteurs et distributeurs : malgré les difficultés, vous continuez à produire et à distribuer des films indépendants français non formatés et nous allons vous aider à les diffuser. C’est également un message envoyé aux jeunes cinéastes qui veulent oser et savent ainsi qu’il y a un endroit où leurs films seront regardés et où une solidarité est possible.

 

Quels sont les propositions de cette sélection 2015 ?

F. H. : Sur les 9 films présentés - 6 fictions et 3 documentaires - 5 sont des premiers longs métrages et 3 des seconds.

Ces propositions très éclectiques, sont autant d’univers personnels forts, de façons particulières d’appréhender le monde et le cinéma. Certains films se confrontent frontalement à la chose politique, à l’état du monde, tandis que d’autres y arrivent par l’intime, par la fable poétique, par la comédie.

C’est en tous cas une année forte en termes d’audace, de gestes cinématographiques.

 

 

Quel est l’état actuel de la distribution en France ? Comment cela a-t-il évolué depuis la création de l’ACID ?

F. H. : J’oserais dire… comme le reste de la société : les pauvres sont de plus en pauvres et les riches de plus en plus riches !

La situation n’a malheureusement fait qu’empirer avec une concentration aujourd’hui inégalée de l’exploitation cinématographique. On entend trop souvent dire que le problème vient du trop grand nombre de films qui sortent  chaque semaine, alors qu’en réalité le véritable problème est celui de la concentration et de l’occupation des écrans par un très petit nombre de films. Cette situation, déjà dénoncée par l’ACID en 2004 dans un texte « Libérons les écrans ! » et en 2013 dans « L’Écran du plus fort – devons-nous tous voir les mêmes films ? » (cf pièce jointe) est de plus en plus massive. Ainsi sur une semaine cinématographique type, sur les 5600 écrans que compte l’hexagone, près de 4700 écrans sont monopolisés par 10 films. Avec un taux d’occupation des écrans de 80%, pas étonnant que ces dix films se retrouvent en tête du box office, même si certains d’entre eux ont mobilisé moins de vingt spectateurs par séance et ne doivent ce bon classement qu’à leur surexposition. Inutile de préciser qu’aucun de ces 10 films n’est distribué par un distributeur indépendant. Une fois les mastodontes servis, restent donc 900 écrans pour les 92 autres films à l’affiche, soit une moyenne de 10 écrans par film sur la France entière.

Comme dans d’autres domaines, l’abus de position dominante des grands circuits d’exploitation et les politiques d’offre saturante de gros distributeurs réduisent de manière drastique les possibilités d’existence de toute la chaîne du cinéma indépendant.


Ce qui a beaucoup changé ces dernières années :

- l’arrivée de la carte illimitée accentuant la rotation rapide des films en salles dans un désir de proposer aux porteurs de cartes des « produits frais » chaque semaine.

-  l’arrivée dans la distribution des filiales de distribution des chaînes de télévision, disposant de moyens très élevés en terme de promotion, captant une part de marché très élevée au détriment des indépendants.

- La généralisation d’une tendance visant à rendre payant tout espace de promotion à l’intérieur et autour de la salle dans certains circuits (bandes-annonces et placement de l’affiche payantes, etc.) Cette évolution représente une rupture profonde avec les pratiques antérieures qui liaient l’exploitant et le distributeur dans leur volonté commune d’assurer la meilleure promotion et la visibilité du film auprès du public. Les frais de promotion ont ainsi été multipliés par vingt en dix ans. Cela participe directement au phénomène de concentration en faveur des films les plus porteurs.

- Pour les moins riches, reste le bouche à oreille. Mais pour que celui-ci s’installe, encore faut-il que le film bénéficie d’une exposition correcte sur plusieurs semaines. Or depuis l’arrivée du tout numérique ces trois dernières années, le film n’est plus qu’un simple fichier informatique et les inégalités se sont renforcées de façon spectaculaire : déprogrammation de dernière minute, relégation de certains films sur des séances en matinée, absence d’engagement sur la durée. Et même avec de bons résultats, certains films sont déprogrammés la semaine suivante au profit d’un autre film sorti par un distributeur plus important…

Enfin, ces derniers mois, le désengagement des collectivités territoriales de nombre de festivals et salles de cinéma publiques font perdre au cinéma indépendant certains de ses lieux d’accueil traditionnels…

 

 

Quelles sont les activités de l’ACID à l’année ?

F. H. : L’ACID est un lieu où les cinéastes se rencontrent, visionnent et dialoguent autour des films d’autres cinéastes, français ou étrangers. C’est également un lieu de réflexion, d’élaboration de propositions politiques en vue d’améliorer la diffusion des films au cinéma.

Outre la programmation au Festival de Cannes qui concerne majoritairement des films sans distributeur, le reste de l’année les cinéastes de l’ACID apportent leur soutien à la diffusion dans les salles de cinéma d’une trentaine de longs métrages de fiction ou documentaires sortis par un distributeur indépendant sur moins de 40 écrans (potentiellement la moitié des films qui sortent chaque année).

L’ACID a pour objectif l’exposition des films dans la durée, afin que tous les spectateurs puissent avoir accès aux œuvres. Pour ce faire, les cinéastes de l’association collaborent avec une petite équipe de 5 salariés permanents.

En étroite collaboration avec les distributeurs, l’ACID promeut les films auprès des exploitants de salles et programme dans plus de 350 salles indépendantes partenaires. Elle prend en charge l’organisation de l’accompagnement en salles de ces films par les cinéastes et les équipes de films.

Le même travail est fait auprès d’une centaine de festivals et lieux culturels partenaires en France et à travers le monde ainsi que dans des universités aux États-Unis, en Chine, etc.

Ainsi, chaque année, ce sont près de 400 rencontres, ciné-concerts, ateliers, etc. qui sont initiés par l’ACID.

L’ACID anime également un réseau national de spectateurs relais, édite des documents pédagogiques autour des œuvres et travaille également avec des établissements scolaires, universitaires, en milieu carcéral, avec des comités d’entreprise, etc.

 

 

Quelle fut l’évolution de l’ACID durant ces années d’activité ?

F. H. : Au carrefour de la réalisation / production / distribution / exploitation, l’ACID est confrontée quotidiennement aux évolutions du marché cinématographique et doit donc se réinventer régulièrement.

Ainsi, à sa création l’ACID se donnait pour mission de travailler principalement dans les petites et moyennes villes. Depuis quelques années, nous avons élargi nos actions aux grandes villes comme Paris, Lyon, Marseille car les films indépendants y ont désormais des problèmes d’accès aux salles. Pour diverses raisons, un nombre conséquent de films ne sortent pas dans la deuxième et troisième ville de France ! Nous avons donc tissé des partenariats avec certains cinémas de ces grandes agglomérations. À Paris, notre travail se concentre plus sur l’exposition des films dans la durée, puisque les films à Paris peuvent disparaître de l’affiche dès la deuxième semaine après leur sortie s’ils n’ont pas eu de résultats immédiats.

Au fil des années, les possibilités de voir un film sur d’autres supports que l’écran de la salle de cinéma se sont fortement développées. Nous avons donc augmenté et diversifié nos propositions d’accompagnement des films aux salles (débats, ciné-concerts, ateliers, lectures de scénario…) afin que la salle reste un lieu particulier de monstration des films : un lieu de visionnage commun certes mais aussi un lieu de parole, d’échange, d’apprentissage, de fête.

Dans une société où l’image est désormais présente partout en permanence, le volet « formation des publics » a pris de plus en plus d’importance à l’ACID. Toute l’année, outre les débats en salles, les cinéastes accompagnent des séances scolaires, animent des ateliers de programmation, interviennent auprès de toutes sortes de publics.

Depuis 2008, devant l’isolement croissant des maillons de la chaîne de l’indépendance, l’ACID a également ouvert ses adhésions aux salles de cinéma et aux spectateurs. Le Conseil d’administration est toujours composé exclusivement de cinéastes mais on peut dire aujourd’hui que l’ACID c’est aussi un réseau de salles adhérentes. Par ailleurs, la chaîne ne s’arrête pas aux salles car depuis 2009, nous avons impliqué les spectateurs dans cette défense du cinéma indépendant via la création de notre réseau de spectateurs relais. Ces spectateurs de plus en plus nombreux et répartis sur tout le territoire sont des relais d’informations, de bouche à oreille mais sont également désormais à l’origine de programmations dans des villes où les films n’étaient pas programmés.

Enfin, ce qui est frappant depuis quelques temps, notamment au moment où nous recevons les films à visionner pour Cannes, c’est que les films qui étaient autrefois considérés comme ceux de la marge représentent désormais la moitié du nombre de sorties annuelles. Les problèmes de diffusion touchent maintenant y compris des œuvres correctement financées en production mais qui ne trouvent pas de distribution satisfaisante.

À Cannes, vous pouvez donc constater que depuis plusieurs éditions nous donnons la priorité à des films sans distributeur.

 

 

Quelles missions à venir pour l’ACID ?

F. H. : Dans un monde idéal, la mission à venir de l’ACID serait de disparaître ! Cela signifierait que le marché cinématographique a enfin été régulé, dans le cadre d’une politique culturelle publique forte.Malheureusement c’est loin d’être le cas. Les missions consistent donc à continuer à tout faire pour que les films puissent encore avoir le choix d’être montrés dans le lieu pour lequel ils ont été pensés par les cinéastes : la salle de cinéma.

Cela passera toujours par notre travail de terrain et par les propositions politiques au sein et en dehors des instances où nous siégeons.

Ce qui n’exclut évidemment pas les liens tissés dès à présent avec les autres supports de diffusion comme la plateforme de VàD UniversCiné avec laquelle nous mutualisons les outils d’éditorialisation des œuvres pour une meilleure circulation en salles mais aussi ensuite en VàD.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.