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Diffusion en festivals : J’en suis, j’y reste de Marine Place
Comme son titre l’indique, le portrait que Marine Place réalise avec son film documentaire est celui d’un centre d’accueil à travers l’approche horizontale et non hiérarchisée dans les échanges entre bénévoles de l’association LGBTQIAF+ et les demandeurs et demandeuses. Ainsi, l’enjeu est ici autant de défendre l’importance de ces foyers d’accueil qui viennent apporter un humanisme essentiel dans l’accueil de personnes en détresse alors que le cadre institutionnalisé de l’OFPRA (Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides) n’est plus à même de proposer une approche personnalisée et bienveillante : lire à ce sujet le livre France, terre d'écueils. Au cœur de la maltraitance administrative des étrangers (2025) de Marianne Leloup-Dassonville aux éditions Rue de l’Échiquier.
C’est au fil d’une longue immersion auprès des personnes du centre que Marine Place a réussi à recueillir des trajectoires de vie avec pudeur, dignité et un regard politique d’une grande perspicacité pour penser la construction d’une société française sur le principe d’inclusion et d’ouverture au monde en intégrant une prise de conscience de la réalité géopolitique actuelle. Car le film prend d’autant plus d’enjeu sur le rôle de ces centres d’accueils que dans le monde contemporain, plus d’un tiers des pays pratiquent une politique de répression des communautés LGBTQIAF+, où 12 pays notamment exercent en outre à l’heure actuelle la peine de mort.
Le film de Marine Place par la justesse et l’écoute attentive permet de construire une réflexion citoyenne incontournable pour penser les politiques d’accueil en France. Il ne s’agit pas seulement ici d’accueillir par la caméra une somme de témoignages mais bien des histoires humaines qui s’expriment aussi dans les chorégraphies des corps en mouvement avec la participation artistique de Maxence Vandevelde pour la musique originale qu’il compose et interprète.
J’en suis, j’y reste
de Marine Place
Documentaire
96 minutes. France, 2025.
Couleur
Langues originales : français, anglais
Images : Marine Place
Montage : Anne-Marie Sangla
Musique originale composée et interprétée par : Maxence Vandevelde
Son : Hélène Froc, Jean-Marie Daleux, Arturo Rios
Étalonnage et direction de post-production : Dimitri Darul
Montage son et mixage : Christian Cartier
Production déléguée : Marie Dumoulin (Les Docs du Nord)
Coproduction : Lyon Capitale TV