Dans un an, Paris aura la chance d’accueillir la 21e Conférence des Nations Unies sur le Climat (la COP 21). Dans cette perspective, la Ville de Paris a fait le choix de s’impliquer encore davantage pour faire de ce moment une réussite pour le climat. Cet évènement sera en effet l’occasion de démontrer que les solutions au dérèglement climatique existent et qu’elles peuvent être mises en place localement. C’est dans cette perspective, pour construire une métropole juste et durable, que la Ville de Paris s’est dotée dès 2007 d’un Plan Climat Energie aux objectifs ambitieux. Actualisé en 2012, ce document fixe le cadre des politiques publiques de la Ville en matière de transition énergétique, à l’échelle de son territoire comme à celle de son administration.

Une administration parisienne exemplaire

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En ce qui concerne l’administration parisienne, la Ville de Paris a fait plus que jamais le choix de l’exemplarité. Ainsi, elle s’est engagée à réduire de 30% sa consommation d’énergie et ses émissions de gaz à effet de serre tout en portant à 30% la part d’énergies renouvelables et de récupération dans sa consommation. Ce choix est porté par un principe fort, selon lequel la puissance publique se doit de montrer la voie, au moment même où les premiers effets du dérèglement climatique se font ressentir partout dans le monde.

C’est la raison pour laquelle, la Ville de Paris a lancé dès 2011 un grand programme de rénovation énergétique de ses écoles. Par cette décision, nous avons fait le choix d’agir pour un meilleur confort des enfants et des personnels, de réduire la facture énergétique payée par la Ville et donc par tous les Parisiens tout en agissant concrètement pour lutter contre le dérèglement climatique.

Des premiers résultats très encourageants

Aujourd’hui, trois ans après le lancement de la première étape visant à rénover 100 écoles, nous pouvons tirer un premier bilan très satisfaisant de cette action. En effet, sur les 45 premières écoles rénovées, nous avons dépassé les objectifs que nous nous étions fixés en matière d’économie d’énergie et de réduction des émissions de gaz à effet de serre (33% de réduction obtenus, au-delà des 30% visés). Ce sont ainsi, 1.150 tonnes de CO2 par an, soit l’équivalent des émissions annuelles de 1.000 voitures, que nous avons pu éviter, tout en réduisant de 300.000 euros la facture énergétique de la Ville.

Ces résultats très positifs sont autant d’encouragements qui nous poussent à poursuivre et intensifier notre action dans ce domaine. C’est en ce sens que j’ai présenté au Conseil de Paris de décembre 2014 le lancement de la deuxième phase du programme de rénovation des écoles. Ce sont 140 nouvelles écoles qui, à partir de l’été 2016, entreront dans une démarche de performance énergétique avec pour objectif de réduire de 30% leur consommation d’énergie et leurs émissions de gaz à effet de serre. Selon les caractéristiques techniques de chaque établissement scolaire, les travaux et dispositifs suivants pourront être étudiés et mis en œuvre : isolation thermique, changement de fenêtres, végétalisation de certaines toitures, prise en compte de la qualité de l’air intérieur, ou encore sensibilisation des utilisateurs et plus particulièrement des enfants.

Le lancement de cette nouvelle phase du plan de rénovation thermique des écoles démontre que notre action en faveur de la transition écologique se traduit en mesures concrètes pour améliorer le bien-être des Parisiennes et des Parisiens. Cette vision de Paris, celle d’une métropole durable et juste, guide et continuera de guider mon action tout au long de mon mandat.

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