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Billet de blog 30 sept. 2014

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De retour de New York : l’action des villes déterminante pour la COP 21

Du 22 au 25 septembre s’est tenu un sommet exceptionnel sur le Climat à New York, à l’initiative du Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies Ban Ki Moon. A un peu plus d’un an de la COP 21 à Paris, cette rencontre avait pour objectif de mobiliser les Etats autour des grands enjeux du climat et de préfigurer l’accord qui sera signé à Paris en 2015, dont l’objectif est de contenir à un maximum de 2 degrés la hausse de température de la planète.Adjointe en charge du Climat, j’ai accompagné la Maire de Paris à ce sommet. Militante écologiste de longue date, mon sentiment initial était partagé entre l’enthousiasme de voir la communauté internationale prendre le sujet du dérèglement climatique à la hauteur des enjeux qu’il pose à nos sociétés et le triste souvenir de Copenhague en 2009. A l’issue de ce sommet, l’espoir d’apporter des solutions concrètes à ce sujet majeur du 21e siècle me parait tangible. Car si les gouvernements restent timorés à prendre à bras le corps la question climatique , force est de constater que le vieil adage cher aux écologistes – « penser global, agir local » – prend aujourd’hui tout son sens et doit peser sur l’accord de Paris en 2015.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Du 22 au 25 septembre s’est tenu un sommet exceptionnel sur le Climat à New York, à l’initiative du Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies Ban Ki Moon. A un peu plus d’un an de la COP 21 à Paris, cette rencontre avait pour objectif de mobiliser les Etats autour des grands enjeux du climat et de préfigurer l’accord qui sera signé à Paris en 2015, dont l’objectif est de contenir à un maximum de 2 degrés la hausse de température de la planète.

Adjointe en charge du Climat, j’ai accompagné la Maire de Paris à ce sommet. Militante écologiste de longue date, mon sentiment initial était partagé entre l’enthousiasme de voir la communauté internationale prendre le sujet du dérèglement climatique à la hauteur des enjeux qu’il pose à nos sociétés et le triste souvenir de Copenhague en 2009. A l’issue de ce sommet, l’espoir d’apporter des solutions concrètes à ce sujet majeur du 21e siècle me parait tangible. Car si les gouvernements restent timorés à prendre à bras le corps la question climatique , force est de constater que le vieil adage cher aux écologistes – « penser global, agir local » – prend aujourd’hui tout son sens et doit peser sur l’accord de Paris en 2015.

La mobilisation des villes et des gouvernements locaux

Si le sommet de Ban Ki Moon avait pour objectif premier de sensibiliser les chefs d’Etat, il a aussi permis l’expression d’une parole plus forte des villes. Aujourd’hui, plus de 50% de la population mondiale vit dans les villes. Elles consomment plus des deux-tiers des ressources énergétiques mondiales et sont responsables à 70% des émissions de gaz à effet de serre. Elles sont aussi les premières à mesurer les impacts du dérèglement climatique : augmentation des périodes de canicule, raréfaction des ressources en eau, problème d’approvisionnement alimentaire, multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes autant d’exemples qui viennent bouleverser leur organisation et le bien être de leurs habitant/es. Conscients de ces enjeux, les responsables des grandes villes n’ont pas attendu pour agir. C’est le premier enseignement du sommet de New York : de Paris à New York, en passant par Istanbul ou Rio, les villes agissent.

A Paris, cela s’est traduit par l’adoption dès 2007 d’un Plan Climat Territorial Energie qui vise une baisse de 25% des gaz à effet de serre, une baisse de 25% des consommations énergétiques et fixe à 25% la part des énergies renouvelables ou de récupération dans la consommation énergétique du territoire une réduction à l’horizon 2020. Les premiers résultats de ce plan sont encourageants.

Mais les villes ne se contentent plus d’agir sur leur territoire, elles s’organisent désormais en réseau, partagent leurs expériences, développent des solidarités et comptent bien entrainer dans leur dynamique les acteurs nationaux. Le discours des Maires est unanime : les rapports du GIEC sont alarmants, nous sommes à un moment charnière et il faut agir pour protéger la planète et le bien vivre au cœur des cités. Lutter contre le dérèglement climatique c’est évidemment baisser les émissions de gaz à effet de serre, mais c’est surtout améliorer le quotidien de ses habitant/es : en luttant contre les pollutions, en réduisant les factures énergétiques, en construisant des villes durables et résilientes. Des paroles aux actes, elles sont aujourd’hui les premiers acteurs de la transition écologique à travers le monde. En prenant la parole fortement lors du Sommet de Ban Ki Moon, elles comptent désormais peser sur les décisions internationales et prendre toute la place qu’elles méritent à la table des négociations.

La logique « Bottom Up » prend de l’ampleur

Les villes ne sont plus les seules engagées dans le combat. Le Sommet de New York a aussi été marqué par une mobilisation sans précédent de la société civile dans son ensemble. Dimanche 21 septembre, les marches pour le climat ont réuni des centaines de milliers de personnes à travers le monde, qui ont exhorté les dirigeants politiques à prendre des engagements ambitieux. Cet appel n’est pas qu’un vœu pieu. Les alternatives de la transition écologique sont d’ores et déjà en cours de réalisations : développement des énergies renouvelables, organisation des circuits courts de distribution, création d’entreprises d’économies sociales et solidaires, les citoyen/nes s’organisent et prennent leur part dans le combat contre le dérèglement climatique.

Cette année voit aussi la mobilisation du monde des entreprises. Si certaines peuvent encore être taxées de s’engager dans une démarche de « green washing », de plus en plus d’acteurs du monde économique prennent conscience de la nécessité de transformer leur modèle de développement vers un modèle plus sobre en carbone et plus respectueux des ressources de la planète. C’est à mon sens l’enseignement positif du Sommet de 2014 : une mobilisation de tous les acteurs dans les territoires, une révolution douce qui ne demande qu’à prendre de l’ampleur.

Paris Climat 2015 : une opportunité à ne pas manquer

Si cette révolution douce est en route, si l’on ne peut que se satisfaire de la mobilisation de la société civile et des pouvoirs publics locaux, celle-ci a désormais besoin d’un coup d’accélérateur. La Conférence de Paris 2015 en sera un moment charnière.

La COP 21 doit être l’occasion de mobiliser tout un chacun. C’est l’un de mes objectifs pour l’année 2015 en tant qu’adjointe à la Maire de Paris : faire de la COP21 un évènement populaire afin d’en partager les enjeux avec un plus grand nombre.

Cette mobilisation citoyenne jouera aussi un rôle important pour pousser les gouvernements nationaux à s’engager dans un accord ambitieux et créer des cadres plus favorables à l’amplification des initiatives territoriales. Les participant/es au Sommet de New York, et ce jusqu’à l’agence de notation Standards & Poor’s, le revendiquent : les Etats doivent accompagner cette transition écologique des territoires en adoptant des cadres légaux plus favorables et permettant la mobilisation de financements. Ce sujet n’a jamais été autant d’actualité dans notre pays qu’avec l’examen ces jours ci du projet de loi sur la transition énergétique.

Paris Climat 2015 est une réelle opportunité pour changer de modèle et construire un monde durable où chacun et chacune d’entre nous pourra vivre mieux. En 2015, lors de la conférence climatique et pour reprendre les mots de Gandhi, "Soyons le changement que nous voulons voir dans le monde" !

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