Libres ! (Suite)

Craig Murray alerte sur les possibilités de détruire des prisonniers gênants à Belmarsh comme à Manathan...

Assange ne doit pas mourir en prison à son tour

Craig Murray, le 13 août 2019

La mort très douteuse de Jeffrey Epstein dans une prison à sécurité maximale des États-Unis est une autre bonne raison de ne pas extrader Julian Assange dans l'une d'entre elles, d'autant plus que nombre de ceux qui sont soulagés par la mort d'Epstein le seraient également de celle d'Assange.

Mais il y a tout lieu de craindre qu'Assange soit déjà en danger, dans la prison de haute sécurité de Belmarsh, où il est actuellement incarcéré. Comme le grand journaliste John Pilger l'a tweeté il y a six jours :

N'oubliez pas Julian #Assange. Ou vous le perdrez. Je l'ai vu à la prison de Belmarsh et sa santé s'est détériorée. Pire qu'un meurtrier, il est isolé, sous traitement médical et privé des outils nécessaires pour lutter contre les fausses accusations d'extradition des États-Unis. J'ai maintenant peur pour lui. Ne l'oubliez pas.

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Il n'y a pas d'explication officielle à la raison pour laquelle la santé de Julian a continué à se détériorer de façon si alarmante à Belmarsh. Personne ne croit vraiment qu'il représente un danger violent, de sorte qu'il n'est absolument pas nécessaire qu'il soit emprisonné dans l'établissement qui abrite les affaires terroristes les plus graves.

Assange se bat contre des affaires juridiques majeures au Royaume-Uni, en Suède et aux États-Unis, mais n'a droit à des visites que de deux heures par quinzaine, y compris le temps passé avec ses trois groupes d'avocats. Tous ses visiteurs ont été alarmés par son état de santé physique et beaucoup ont été alarmés par son apparente désorientation et confusion.

C'est à cause de sa condamnation draconienne à un an de prison pour "saut à la sauvette" après avoir demandé l'asile politique à l'ambassade de l'Equateur à Londres, qu'Assange peut être maintenu dans des conditions aussi dures et avec si peu de contacts avec ses avocats. C'est la raison pour laquelle sa peine a été si sévère, comme jamais, parce qu'il n'avait pas été libéré sous caution par la police auparavant. S’il l’avait été, en tant que prévenu en attente d'une audience d'extradition, ses conditions de détention auraient été moins dures et son accès à un avocat bien meilleur. L'Establishment a conspiré pour réduire sa capacité à se défendre devant les tribunaux. Je ne suis pas convaincu qu'il ne conspire pas pour le détruire.

Traduction : Céline Wagner 

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En visitant Julian #Assange en prison, j'ai aperçu son traitement barbare. Isolé, privé d'exercice, d'accès à la bibliothèque, d'un ordinateur portable, il ne peut préparer sa défense. On lui refuse même des appels à ses avocats américains. Son avocat britannique a écrit au gouverneur le 4 juin. Silence. Comme c'est anarchique.

 © Céline Wagner © Céline Wagner

 

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