Procès Assange : Les Etats-Unis déchirent leur constitution

John Pilger, journaliste australien, assistait à la première audience du procès de Julian Assange pour son extradition vers les Etat-Unis, au tribunal de Southwark à Londres, où il comparaissait par vidéo...

"Les accusations américaines sont ridicules. Elles s’attaquent fondamentalement à un journaliste et un éditeur qui fait son travail. En vertu du premier amendement de la constitution américaine, il n'y a pas de délits si la constitution est respectée ; voilà ce que cela signifie à un niveau plus large : la constitution des Etats-Unis est déchirée.

Cette fameuse liberté d'expression dont les États-Unis nous rabâchent les oreilles si souvent est piétinée dans cette affaire. Sur le plan humain, Julian Assange est isolé dans une prison de haute sécurité, sans ordinateur, sans accès à toutes les informations dont il a besoin, il n’a même pas pris connaissance de son dossier d'extradition ! Voici un homme dont la santé est en très mauvais état, il est toujours hospitalisé en prison, sur la vidéo de la cour sa voix était tremblante…

Il peine à s'en sortir car il n'a pas toutes les informations nécessaires à sa disposition. Un homme ou une femme en liberté sous caution, face à des accusations aussi graves que celles-ci, aurait le droit de consulter quotidiennement son dossier, cela fait partie de la procédure judiciaire. On le lui refuse depuis le premier jour, c'est scandaleux."

John Pilger

The Canary, le 14 juin 2019

Journalist John Pilger on the attempted extradition of Julian Assange © The Canary

Capture d'écran Capture d'écran

Traduction : Céline Wagner

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.