16 chefs d'accusation retenus contre Julian Assange

Les accusations portées par les États-Unis s'accompagnent de la publication d'informations classifiées, une avancée sans précédent dans l'histoire du pays.

Dans une escalade stupéfiante de la guerre contre la presse libre, l'administration Trump a inculpé un éditeur pour avoir révélé des secrets d'Etat.

Kevin Poulsen, Betsy Woodruff, 23 mai 2019

Cette histoire suit son cours, des mises à jours peuvent être apportées à cet article. 

Dans une stupéfiante escalade de la guerre de l'administration Trump contre la presse, le ministère de la Justice a inculpé le fondateur de WikiLeaks Julian Assange en vertu de la loi sur l'espionnage. C'est la première fois dans l'histoire moderne des États-Unis qu'un éditeur est accusé d'avoir révélé des secrets d'État en vertu de la loi de 1917.

L'acte d'accusation annoncé jeudi à Washington, D.C., accuse Assange de 16 chefs d'accusation pour avoir diversement reçu ou divulgué des informations divulguées par Chelsea Manning, alors analyste des renseignements de l'armée, que WikiLeaks a publiées sous le nom de " journaux de guerre " en Irak et en Afghanistan après l'arrestation de Manning. M. Assange est également accusé d'un chef d'accusation de complot en vue de recevoir les documents, et un 18e chef porte l'accusation précédente contre M. Assange, l'accusant de complot en vue de violer les lois relatives au piratage informatique.

M. Assange a d'abord été accusé par les États-Unis en avril de complot pour avoir prétendument aidé Manning à pirater un ordinateur du ministère de la Défense. Assange est en attente d'extradition vers les États-Unis à Londres après avoir été expulsé de l'ambassade de l'Équateur en avril.

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 © Céline Wagner © Céline Wagner

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