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Billet de blog 3 avril 2012

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Sarkosy pas content des syndicats

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Un Président qui se veut proche du peuple et à qui des salariés osent dire leur sentiment ! voilà ce qui est insupportable au candidat Sarkosy.

Pour rameuter toute la droite, la vraie, celle qui ne supporte pas que les travailleurs soient autre chose que de la main d'oeuvre docile attendant sagement sa pitance, celle qui a la nostalgie de cet Adolphe qui a dit des Communards "qu'on les fusille", pour complaire à cette droite de rentiers qui a une sainte horreur "des rouges", le Président Sarkosy se livre à un couplet anti syndical comme on n'avait pas entendu depuis longtemps.

Il y a eu les Conti qui ne se sont pas résignés, il y a eu les filles de Lejaby, il y a eu les sidérurgiste d'Hagondange qui ont vu le résultat des promesses du Président, il y a aujourd'hui les sidérurugistes de Florange qui défendent leur emploi accueillis et là il craque et ne supporte plus tellement qu'il leur envoie CRS et lacrymos. C'est du dialogue social musclé.

Le Président fait ce à quoi il est si bien rôdé : il divise. Ce coup-ci ce n'est pas les immigrés contre les français, ça ne marcherait peut-être pas, donc il faut inventer une nouvelle catégorie : les salariés contre les permanents :" les permanents de la CFDT trahissent la confiance des salariés. Donc il conseille de ne pas confondre les salariés d'arcelorMittal et les syndicalistes qui trompent leurs adhérents en faisant de la politique"

Pour Monsieur Sarkosy,  il y a des salariés d'ArcelorMittal  très contents de leur patron, qui ne s'inquiètent pas leur emploi, qui croient aux promesses  Monsieur SARKOSY, pas gêné se fait leur porte-parole  pour désavouer ceux qui se battent, au cas où ils seraient trop timides pour le faire eux-mêmes.

Cette méthode est vieille comme les luttes sociales, en général elle est utilisée par les patrons qui disent que leurs gentils salariés sont "manipulés" par les méchants syndicalistes. Or Monsieur SARKOSY oublie deux choses pourtant essentielles :

-dans les entreprises il y a des élections à laquelle participent librement une très grande majorité de salariés selon des règles que Monsieur Sarkosy lui-même a fixées. Donc les militants qui s'expriment sont légitimés par ces élections.

-une action syndicale pour avoir un impact doit être approuvée par une majorité, c'est le cas pour la lutte de Florange, si quelqu'un peut juger de l'action des responsables syndicaux se sont les salariés de l'entreprise eux-mêmes et non un responsable politique ce qu'est aujoud'hui le candidat Sarkosy en campagne pour sa réelection .

Cette déclaration du Président est un crachat non seulement sur le syndicalisme toutes organisations confondues, elle est un crachat sur les salariés qui défendent leur emploi, la vie de leur ville, de leur région contre la puissance d'Arcelor Mittal qui ne connaît rien d'autre que ses profits et n'hésite pas à y sacrifier allégrement des hommes et des femmes qui ont contribué à sa richesse. 

Par ces déclarations le Président choisit son camp, il est clairement avec ARCELORMITTAL contre les ouvriers syndiqués ou non.

Et puis, peut-être que notre candidat-président supporte mal d'être mis en cause par des militants et néammoins ouvriers qui réfléchissent, qui s'organisent, qui font preuve de courage et posent les vrais problèmes.

Ces militants font partie de ces "corps intermédiaires" que Sarkosy veut réduire car il leur reproche de  faire écran entre lui et le "peuple". Mais que reste t'il de la démocratie dans ce face à face inquiétant ?

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