cerise
Abonné·e de Mediapart

103 Billets

0 Édition

Billet de blog 26 nov. 2012

cerise
Abonné·e de Mediapart

Le Blues du "sécurisé"

cerise
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Dame Parisot, elle est très gentille,

Le salarié  pas content d'être viré

il faut qu'il se réfléchisse vite pour aller aux prud'hommes

parcequ'il n'aura qu'un an pour se décider (5 aujourd'hui)

Après fini, râpé, le sécurisé,  il l'aura dans le baba !

Dame Parisot, elle est très gentille

Mais elle n' aime pas trop les prud'hommes,

quand le salarié est viré sans raison précise

ils se voit accorder par les prud'hommes,  quelques sous (dommages et interêts)

c'est prohibitif dit'elle et nos pauvres PME elles vont mourir,

Toi le salarié, tu as perdu ton emploi

mais tu existes encore avec tes 2 bras pour travailler

puisque tu ne t'es pas suicidé!

Dame Parisot, elle est très maligne

elle a plus d'un contrat dans son sac

Le contrat d'export, le contrat de chantier, le contrat intermittent

Avec tous les 3 un bon rapport précarité/compétitivité

On sait quand ils commencent et ils finissent avec le boulot 

Après c'est : Au revoir et merçi, content de vous avoir connu

Dame Parisot elle appelle ça "sécuriser le motif de la rupture"

c'est une marrante décidément !

Dame Parisot elle reprend la longue plainte du Medef

sur la lourdeur des procédures, elle veut les alléger

Entretien, lettre de licenciement avec un motif,

C'est pénible tout ça, vivement que l'employeur

n'est plus qu'à taper sur l'épaule de son salarié

"Tu as bien travaillé, mais aujourd'hui, c'est la porte!"

Dame Parisot elle a le sens de l'humour, elle dit que ça va créer de l'emploi !

Dame Parisot elle se fout discrètement de la gueule du monde!

elle oublie que dans ce pays, il y a des bricoles gênantes pour ambition

Il y a un code du travail, des inspecteurs du travail, des conventions collectives

Il y a 100 ans de luttes des salariés avec un mouvement ouvrier organisé

Qui a arraché des griffes de ses prédécesseurs

des droits et des procédures protectrices des salariés

Dame Parisot elle sait causer, elle a la formule douce :

Sécurisation de l'emploi, c'est plus gentil que

Licenciement rapide,  pas cher et  sans risques

Dame Parisot elle en convient, il faut  payer les salariés

Mais, il faudra bien un jour, dans ce pays, arriver à baisser

le coût du travail comme le disent les économistes

La gentille Dame Parisot croit que la classe ouvrière a disparu

allez savoir !elle peut se réveiller et ne pas supporter

la sécurisation de l'emploi façon MEDEF ça peut la contrarier

Et la faire sortie de ses gonds

Pendant que Fillon et Copé s'engueulent, le MEDEF veille au grain

"il sécurise l'emploi" avec le concours d'un gouvernement

qu'on croyait de gauche

C'est très triste pour ne pas dire affligeant

Pour l'instant les syndicats sont sur la réserve, il n'est pas trop tard

Qu'ils disent ensemble à Dame Parisot

 "Non merçi, cette sécurisation là on n'en veut pas"

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — France
À Saint-Étienne, le maire et le poison de la calomnie
Dans une enquête que Gaël Perdriau a tenté de faire censurer, Mediapart révèle que le maire de Saint-Étienne a lancé une rumeur criminelle, dont il reconnaît aujourd’hui qu’il s’agit d’une pure calomnie, contre le président de région Laurent Wauquiez. À l’hôtel de ville, des anciens collaborateurs décrivent un quotidien empoisonné par la rumeur, utilisée comme un instrument politique.
par Antton Rouget
Journal — France
L’encombrant compagnon de la ministre Pannier-Runacher
Des membres du ministère d’Agnès Pannier-Runacher sont à bout : son compagnon, Nicolas Bays, sans titre ni fonction, ne cesse d’intervenir pour donner des ordres ou mettre la pression. En outre, plusieurs collaborateurs ont confié à Mediapart avoir été victimes de gestes déplacés de sa part il y a plusieurs années à l’Assemblée nationale. Ce que l’intéressé conteste.
par Lénaïg Bredoux, Antton Rouget et Ellen Salvi
Journal
À Bruxelles, la France protège la finance contre le devoir de vigilance
Dans une note confidentielle, la France supprime toute référence au secteur financier dans la définition de la « chaîne d’activités » couverte par le devoir de vigilance dans la directive européenne en préparation. Bercy dément vouloir exonérer les banques. Les États se réunissent jeudi 1er décembre à ce sujet. 
par Jade Lindgaard
Journal
Morts aux urgences, pédiatrie sous l’eau, grève des libéraux : la santé au stade critique
Covid, grippe, bronchiolite : l’hôpital public vacillant affronte trois épidémies. En pédiatrie, dix mille soignants interpellent le président de la République. Côté adultes, les urgentistes ont décidé de compter leurs morts sur les brancards. Et au même moment, les médecins libéraux lancent une grève et promettent 80 % de cabinets fermés.
par Caroline Coq-Chodorge

La sélection du Club

Billet de blog
L’animal est-il un humain comme les autres ?
Je voudrais ici mettre en lumière un paradoxe inaperçu, et pour commencer le plus simple est de partir de cette célèbre citation de Deleuze tirée de son abécédaire : « J’aime pas tellement les chasseurs, mais il y a quelque chose que j’aime bien chez les chasseurs : ils ont un rapport animal avec l’animal. Le pire étant d’avoir un rapport humain avec l’animal ».
par Jean Galaad Poupon
Billet de blog
Abattage des animaux à la ferme. Nous demandons un réel soutien de l’Etat
Solidarité avec Quand l’Abattoir Vient A la Ferme : Depuis 2019, la loi autorise les éleveurs, à titre expérimental, à abattre leurs animaux à la ferme. Ils n’ont toutefois bénéficié d’aucuns moyens dédiés et doivent tout à la fois assurer les études technique, financière, économique, sanitaire. Respecter les animaux de ferme est une exigence collective. Nous demandons un réel soutien de l’État.
par Gaignard Lise
Billet de blog
Canicule : transformer nos modes d’élevage pour un plus grand respect des animaux
L’association Welfarm a mené cet été la campagne « Chaud Dedans ! » pour alerter sur les risques que font peser les vagues de chaleur sur la santé et le bien-être des animaux d’élevage. Après des enquêtes sur le terrain, des échanges avec les professionnels de l’élevage, des discussions avec le gouvernement, des députés et des eurodéputés, Welfarm tire le bilan de cet été caniculaire.
par Welfarm
Billet de blog
Le cochon n'est pas un animal
Pour nos parlementaires, un cochon séquestré sur caillebotis dans un hangar n'est pas un animal digne d'être protégé. C'est pourquoi ils proposent une loi contre la maltraitance animale qui oublie la grande majorité des animaux (sur)vivant sur notre territoire dans des conditions indignes. Ces élus, issus des plus beaux élevages politiciens, auraient-ils peur de tomber dans l'« agribashing » ?
par Yves GUILLERAULT