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Billet de blog 28 février 2012

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Le dernier acte du Sarkosysme : bousiller le Code du travail

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Pendant qu'on nous amuse avec Le Président qui joue les prolétaires, où là là, il mange à la cantine avec les ouvriers! Quel exploit !

Monsieur SARKOSY exige que les organisation syndicales et le MEDEF négocient d'ici le 13 avril 2012 les "contrats de compétitivité" destinés à s'affranchir des "rigidités" du Code du Travail c'est à dire les droits des salariés inscrits dans le Code du travail.

Aucune information ne transparaît sur ces négociations pourtant importantes . Il semble, heureusement, que les organisations syndicales refusent de se plier au calendrie fixé par le Président de la République. Souhaitons qu'ils refusent même d'aborder le sujet proposé par la gouvernement. 

Le danger est là, les " accords de compétitivité" ne peuvent être qu'une régression sociale où les salariés seront perdants à tous les coups.

Les fameux"accords"répondent à une demande des entreprises qui veulent "assouplir" le marché du travail c'est à dire payer moins les salariés, les faire travailler plus et les "jeter" plus facilement.

Le dispositif est voulu d'abord par l'Union des Industries et des Métiers de la Métallurgie (UINM) qui veut " l'assouplissement du cadre juridique des entreprises dans la gestion de leurs ressources humaines" , en langage patronal ça veut dire : les employeurs veulent pouvoir faire ce qui leur plaît avec leurs salariés sans s'embêter avec le cadre juridique c'est à dire le Code du Travail.

Un monsieur d'un cabinet de recrutement se pose carrément la question dans le Monde de l'Economie du 28 février : Faut'il jeter aux orties le Code du travail ? il explique que "l'entreprise doit pouvoir, quand elle en a besoin recruter vite et bien, et se séparer vite et bien d'un salarié", et le même pretend être pour "pacifier le droit du travail" en français dans le texte,  faire taire les salariés et leur enlever tout moyen de se défendre.
Pour ce Monsieur, un salarié n'a pas à se référer au Code du Travail pour faire valoir ses droits légitimes tels que le paiement des heures supplémentaires, contester un licenciement abusif, faire respecter les règles qui régissent le temps partiel.

En plus de la situation de subordination du salarié dans l'entreprise, il y aura l'arbitraire quasi total de  l'employeur qui, dans les petites entrprises où il n'y a pas de section syndicale,  pourra faire varier le temps de travail à son gré, qui pourra faire varier la rémunération de ses salariés selon l' état financier de l'entreprise, qui pourra licencier  sans motif réel et sérieux.  

Le Code du travail est une construction qui a posé en droit le résultat des luttes ouvrières du 19 ième siècle: le tarif gagné par les canuts lyonnais, l'interdiction du  travail des enfants, les lois sur les accidents du travail.

Le Code du travail a inscrit dans ses articles les acquis  essentiels des revendications collectives qui ont été défendues par des milliers d'hommes et de femmes au travers de combats parfois très durs.  

Aujourd'hui Monsieur SARKOSY veut que sur un coin de table (même ronde), le MEDEF  liquide une partie de tout ça en imposant "des accords de compétitivité" qui sont le cache sexe de la politique patronale la plus dure.

Après ces visites dans les usines et son repas dans une cantine, Nicolas SARKOSY s'en va piétiner les droits des ouvriers et plus largement de tous les salariés.

Dans la logique du recruter qui envisage de jeter le Code du travail aux orties, on peut affirmer qu'il faut jeter aux orties "les contrats de compétitivité"et  ceux qui veulent les imposer.

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