Le Front National qui défend un salarié contre son patron, ça je ne l'ai jamais vu !

Voilà que le Front National s'interesse aux salariés  et que même il veut lancer ses militants à l'assaut des confédérations syndicales. Quand on sait ce que ce courant politique a fait par le passé contre toute espèce de mouvement revendicatif des salariés, on peut se demander ce que ça va donner aujourd'hui !

Voilà que le Front National s'interesse aux salariés  et que même il veut lancer ses militants à l'assaut des confédérations syndicales. Quand on sait ce que ce courant politique a fait par le passé contre toute espèce de mouvement revendicatif des salariés, on peut se demander ce que ça va donner aujourd'hui !

La CSL personne ne s'en souvient : Confédération des Syndicats Libres animés par des gens d'extrême droite, pendant la grève de 68 défendaient la liberté du travail avec des arguments frappants, ils faisaient le coup de poing contre les piquets de grève, J.M Le Pen ne démentira pas lui l'antisyndicaliste chevronné.

Voilà qu'aujourd'hui Marine Le Pen fait mine de s'intéresser aux conditions de travail des prolétaires, elle qui en est si éloignée et qui a très peu fréquenté le monde syndical elle veut instiller son venin raciste dans les organisations syndicales.

Quand les gens qui votent FN se reconnaissent dans les syndicats par les petites vannes qu'ils balancent à la cantonnade comme il est dit dans l'article du Parisien du 26 décembre, c'est un peu nul. Si leur seul point d'accord c'est le refus de défendre les sans-papiers qui  travaillent à côté d'eux, c'est un peu juste comme ambition syndicale et c'est surtout très inquiétant.

La base même du syndicalisme est de défendre TOUS les travailleurs car ce qui est en cause c'est la place des individus dans la production. Que ça plaise ou pas à Mme Lepen un travailleur sans-papiers est d'abord un travailleur que le patron a embauché pour participer à la production au même titre que ces collègues munis de papiers. Pour le FN c'est un prétexte pour dire les immigrés dehors. Par contre on ne s'en prend pas au patron de PME qui les a embauché et que le FN raccole aussi pour voter pour lui. Ce patron  on le laisse tranquille, on ne lui demande pas pourquoi il embauche les immigrés, on lui réclame  une petite préférence nationale et on ne vas pas l'embêter avec des grèves car la grève au FN ça ne se fait pas, ça se combat par tous les moyens. C'est bien le FN qui est contre les 35 heures, qui n'a jamais levé le petit doigt contre les licenciements, c'est bien l'extrême droite qui s'est indigné sur la moindre loi sociale de 1936 à aujourd'hui.

Dans la pratique militante on verra assez vite qui défend quoi et avec quels arguments, pour l'instant c'est surtout de la mousse autour de quelques cas médiatisés mais les organisations syndicales ont intérêt à dire les choses clairement et à mettre clairement leurs valeurs en avant.     

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