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Billet de blog 2 janvier 2026

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25 ans de match OTAN-POUTINE.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

25 ans de match OTAN-POUTINE.

L’OTAN, une réussite : extension du contrôle sur la Baltique et sur la Mer Noire, adhésion de pays qui étaient des incarnations du neutralisme : Finlande et Suède

Au lieu de 4650 soldats de l’OTAN postés sur la limite EST, ils sont 40 000 en 2025.

Les pays voisins renforcent, et leur matériels, et leur contingents, (service militaire) L’Ukraine et la Pologne deviennent, avec la France, les premières armées d’ Europe.

Au total, les pays européens alignent 1,7 millions de militaires, équivalent à l’armée de Poutine.

Avec l’évaporation du bouclier américain, l’élaboration d’une souveraineté européenne, militaire et diplomatique, prend une actualité brûlante.

 -  POUTINE, un bilan contre-productif, sans parler des conséquences inchiffrables des sanctions.

C’est lui qui désigne l’ennemi européen, et l’oblige à se renforcer et se structurer. Le piétinement sur le Front depuis quelques 4 ans ne crée pas la peur, il est donc  en permanence contraint de diffuser une rhétorique nucléaire. Pourtant, elle n’affole personne, puisqu’il est évident, et maintenant officiel, que PEKIN (doté de 2 millions de soldats actifs) lui interdirait d’atomiser « ses » meilleurs clients ! Il n’y a plus de Koutouzov ni de Youkov  (Bérézina et Stalingrad)

Pour compléter l’échec géopolitique de Poutine, il faut ajouter que « son » Bachar a perdu la Syrie, et donc, son unique base méditerranéenne de Tartus, alors que le nouveau chef d’État est reçu chez Trump. L’influence sur la Libye n’a pas été réussie. Il ne reste pour la Flotte russe, que l’Arctique et Vladivostok. Ses bateaux coulent... 

A l’ONU, les annexions opérées par Poutine n’ont été soutenues que par 5 des dictatures les plus noires (Iran, Corée du Nord…). La Chine et l’Inde ne cessent d’afficher en grande cérémonie leurs déclarations d’amitié, mais dans le concret elles s’abstiennent soigneusement de transformer en soutien diplomatique pro-actif. En effet, reconnaître la sécession du Donbass revient immédiatement à rendre légale une sécession du Cachemire ou de Taiwan.

  • Sans monter au conflit atomique, et sans dissociation des Européens (soutenus par Canada, Japon, Australie), la seule issue reste le cessez-le-feu sur le modèle coréen, sur la ligne de Front, avec une transformation de l’Ukraine en vitrine de l’Ouest, et de la Russie en empire des ténèbres. Pour la Russie, ce n’était un destin irrévocable, c’est le résultat du dogmatisme des Chicago Boys qui ont piloté Eltsine et détruit, avec l’économie, les structures sociales, sociétales et politiques du pays.

 Alors, un petit dossier pour rappeler les réalités historiques

Archéologie de LA CHUTE DE L’EMPIRE soviétique

La séparation des Baltes

le 23 août 1989, a été la date qui a fait le tour du monde. Les Cinquante ans du pacte germano-soviétique. Les trois États baltes perdaient l’indépendance acquise à la fin de l’empire colonial tzariste après 1918, alors qu’ils avaient été membres de plein Droit de la SDN dès Septembre 1921. Seul ce Pacte signé dans la honte et secret  permit à Staline de se les accaparer.

50 ans passés, une chaîne humaine de 687 km passant par  Vilnius, Tallinn et Riga, et réunissait plus de deux millions de personnes, (soit 1/3 de la population des 3 pays), pour réclamer la séparation de l’URSS et la fin de l’oppression russe

1990 Les indépendances dans le reste de l’Empire sont définies par le refus d’adhérer à la nouvelle Communauté des États Indépendants. Les autres républiques qui étaient fédérées, non à l’URSS, mais dans le sein de la Russie ne bougent pas, ce statut sera « clarifié » : les ressources naturelles cessent de relever de la région pour passer directement à Moscou – et donc aux accapareurs oligarchiques.

C’est la crainte de cette dislocation de la « république fédérale de Russie» qui obsède Poutine

            1990 premières annonces

Par les Soviets ou les parlements : Arménie et Turkménie. 23/08,  Dniestr. 02/09, Kazakhstan. 26/10

Les 3 Républiques baltes et la Géorgie annoncent leur refus de signer le futur traité d’Union. 14/11

  • NOTER= Russie/Ukraine : Traité sur les relations « états souverains et égaux en droits»20/11 .

 1991 la dislocation finale

Référendums pour l’indépendance :  Lituanie. 90,5% de oui , le 06/02.  + Lettonie 73,8%, + Estonie 77,8%   le  03/03

+ CEI = Traité signé par Russie/Ukraine/Biélorussie/Kazakhstan/4 Républiques d’Asie centrale.     Rejeté par les trois pays baltes, la Moldavie, la Géorgie et l'Arménie).

+ 17/03  Référendum 80 % des Soviétiques (7 Républiques sur 15)  76 % de oui à la CEI

GEORGIE : Proclamation d’indépendance par son Parlement à l'unanimité  09/04

Mai :    ARMÉNIE,  regain de tension, des renforts de parachutistes sont envoyés

            RUSSIE : Gorbatchev Nobel de la paix.05/06. 18/08 : Coup d’État communiste manqué

Août     indépendances  : Turkménistan, Ukraine, Biélorussie, Moldavie. 23-27/08

  • NOTER= Russie/Ukraine : accord sur le respect des frontières signé à Kiev pour éviter une " désintégration incontrôlée de l'Union ".                29/08. Puis  texte identique avec le Kazakhstan. 

            Indépendance de l'Azerbaïdjan , de l’Ouzbékistan  du Kirghizistan. 31/08

25 Décembre, 1991 : Gorbachev annonce qu’il n’est plus président d’une URSS qui a disparu.

Premiers Votes en Ukraine

1/12/1991 :  la Rada organise le référendum  : « Êtes-vous favorable à la déclaration d'indépendance de l'Ukraine ? ».  92,3 % de OUI. 84,18 % de participation , soit 28,8 millions de OUI sur 38 millions d’inscrits ; plus de 90% dans l’Ouest, mais aussi 88 à Odessa, 59 à Sébastopol (56 en Crimée), 86 à Donetsk comme à Louhansk,

Aucun parti séparatiste ‘russophone‘ ne se manifeste. Au contraire, le « parti des Régions » ( fondé en 1997) entend embarquer l’entièreté du territoire dans son programme conservateur. Il montera à 32% en 2012, avec 73% dans l’Est russophone. Des partis ukrainiennes très nationalistes restent minoritaires.

Guerres de Tchétchénie

6 septembre 1991, cette république fédérée à la Russie se  divise entre le président Djokhar Doudaïev, pour la quitter, et une Ingouchie, pour y rester.

11 décembre 1994, le président russe Boris Eltsine envoie 30 000 soldats pour une  guerre éclair. Elle va s’enliser, complétée par des exactions et du  terrorisme.=>Plus de 100 000 tués, plus de 400 000 Tchétchènes partent en exil

1996 21/04 le président Doudaïev, est tué par deux missiles, il sera remplacé par Maskhadov, indépendantiste aussi. Un cessez-le-feu, est signé le général russe Alexandre Lebedev reportant le sujet de l’indépendance à 2001.

1997  Une paix est signée en 1997, négociée par Lebedev.

Lebedev : Avec son petit parti national, mais appuyé sur les minorités ethniques de Russie, il avait atteint les 15 % à la présidentielle de 1996, puis fut élu gouverneur en Sibérie. En  2002, il mourra dans un accident d'hélicoptère.

Derrière  Maskhadov, Chamil Bassaïev et  l'émir Khattab et leurs extrêmistes ( ваххабиты : wahhabites, ou salafistes ) s’emploient à  créer un Émirat caucasien sunnite avec le Daghestan. 

1999   Cinq attentats meurtriers  durant l’été  permettent à Etsine de renvoyer  140 000 soldats.   Poutine président, il reprend  le contrôle sur la quasi-totalité de la Tchétchénie. L'Organisation des Nations unies qualifiera Grozny de "ville la plus détruite sur terre". L’Indépendance est perdue.

2003, dans des circonstances invérifiables, Akmad Kadyrov rallié à Moscou,  gagne les élections

2007  son fils,  Ramzan Kadyrov dirige un pays- qui a perdu plus de 10% de sa population.

OTAN : la Réunification de la RFA et les « pensées » verbales  en 1990.

Se concentrer sur les circonstances de 1990 ; fin de la guerre froide, détente sur le nucléaire, instauration du suffrage démocratique dans les domaines soviétiques, consensus pour faire fonctionner l’ONU (libération du Koweit en 1991 avec l’aval de Gorbachev)

Le 9 février sur la  seule la réunification de l’Allemagne, le secrétaire d'État américain James Baker avait rencontré  Mikhaïl Gorbatchev à Moscou. Dans les papiers et ses mémoires de J Baker, on trouve une trace écrite des discussions orale de la négociation :

Illustration 1
Jams Baker et Mikhail Gorbachev

« Il n'y aura pas d’extension de la juridiction ou des forces de l’OTAN d’un pouce vers l’Est. (« not one inch eastward »)

10 février 1990 : Le chancelier ouest-allemand Helmut Kohl rencontre Gorbatchev : « Nous pensons que l’OTAN ne doit pas étendre sa sphère d’activité. » Tout est dans le ‘nous pensons’. Aucun des Traités signés à la suite de ces négociations ne mentionne l’OTAN. Ce qui est écrit, c’est que :  ne pas installer, ni de troupes américaines ni d’armes nucléaires sur l’ancien territoire de la RDA- signé par Moscou. 

De plus, on parle à un État, l’URSS, qui disparaît le 25 décembre 1991. Aucun engagement n’a jamais été pris envers la RF de Russie en tant que pays …héritier du Tzar

             MARS 2000 : l’Ere Poutinienne

 Extension continue de l’OTAN

Les pays d’Europe  nouvellement dotés de systèmes démocratiques et jouissant du pluralisme des moyens de pensée cherchent à remplir les critères des alliances occidentales. Ils sont de deux ordres :

a-Les états indépendants déjà membres de l’ONU, soumis 45 ans à la « souveraineté limitée » par Moscou et contrôlés par le Pacte de Varsovie

b-Les républiques qui se sont émancipées de l’URSS et n’ont pas adhéré à la CEI en 1991. Ils entrent à l’ONU.

Ces nouveaux gouvernements une fois établis demandent l’adhésion à l’OTAN mais doivent satisfaire aux « critères de l’Article 10 » du Traité de l’Atlantique Nord :

Démocratie stable et fonctionnelle,  élections libres, séparation des pouvoirs, Droits de l’Homme et libertés fondamentales(expression,  presse,  réunion, etc.). + Respect des minorités + État de droit : Justice indépendante, droits de la Défense et lutte contre la corruptionet Règlement pacifique des conflits territoriaux et garanties des frontières.  L’application de ces conditions a retardé l’admission des pays des Balkans, ou celle de l’Ukraine.

  • NOTER ces propositions et ces négociations se déclenchent sous des Administrations américaines gérées par le Parti Républicain, Présidence ou Congrès,  - des signatures respectées par la suite : G H Bush, 1989-1993 et G W Bush  2001 – 2009
  •  1994 : Pologne, Hongrie, République tchèque. ->  1999
  • 1997 : Bulgarie, Estonie, Lettonie, Lituanie, Roumanie, Slovaquie, Slovénie - > 2004
  • 2002-2010: Albanie (1994), Croatie, Monténégro, Macédoine du Nord( 1995) -> après 2009
  • 2022-2025 : Finlande, Suède (+  2 candidats Ukraine (2008), Bosnie-Herzégovine).

L’OTAN et le rejet de l’Ukraine

1994 : L’Ukraine rejoint le Partenariat pour la paix (PPP) de l’OTAN, un programme de coopération militaire et politique. Confirmé en 1997

2002 : L’Ukraine sous Leonid Koutchma propose d’adhérer

2005 : Après la Révolution orange, le président Viktor Iouchtchenko en fait une priorité.

2008 :  George W. Bush (Républicain) soutient l’idée d’un Plan d’action pour l’adhésion (MAP) de l’Ukraine et de la Géorgie à l’OTAN

2008 Avril: Au sommet de Bucarest, les USA font rédiger que « Ces (2)  pays deviendront membres de l’OTAN » . Mais  l’opposition de Sarkozy et Merkel, sensibles à la géopolitique russe, plus encore que l’Italie, les Pays-Bas, la Belgique fait que aucune plan d’action n’est préparé

2010 : Viktor Ianoukovytch, prône le non-alignement. 2013, il brise carrément le pré-accord de partenariat avec l’UE ( contredisant son programme électoral). D’où l’EuroMaidan et son exil.

2014 :  les positions restent identiques, l’Ukraine n’est pas admise. La Crimée est confisquée par Poutine. Le texte de 2008 reste affirmé et sans aucun plan, et en 2026 non plus.

 Partenariat de l’Union Européenne : les critères libéraux du Commerce et du Droit

2004 : intégration de 10 nouveaux membres de l’Europe de l’Est, et

2008, la Pologne et la Suède proposent la création d’un cadre spécifique pour les pays de l’Est : le Partenariat oriental (PE), lancé en mai 2009, avec 6 partenaires : Ukraine, Moldavie, Géorgie, Arménie, Azerbaïdjan, Biélorussie (participation limitée en raison du régime autoritaire de Loukachenko).

  • L’Ukraine (2009-2015) partenaire de l’UE. Après la Révolution orange (2004) le  tournant démocratique est perturbé par des alternances difficiles entre gouvernements plus nationalistes (Iouchtchenko, Timochenko) et plus pro-russe  (Viktor Ianoukovytch) tandis que des oligarques se construisent et que la corruption sévit.

2009-2011 : négociations pour un Accord d’Association avec l’UE, qui inclut une zone de libre-échange approfondi et complet (ALECA).

2010 Présidentielles. Ianoukovitch gagne avec le Parti des Régions :  « L'intégration de l'Ukraine à l'UE reste notre objectif stratégique », avec une « politique équilibrée, qui protégera nos intérêts nationaux tant à notre frontière orientale – je veux dire avec la Russie – et bien sûr avec l'Union européenne ».

2013, le Parlement ukrainien approuve massivement la finalisation de l'accord avec l'UE. Malgré les pressions russes, y compris des restrictions de visas, l'accord doit se signer lors d'un sommet dans la capitale lituanienne, Vilnius.  Le 21 novembre, juste une semaine avant le sommet, Ianoukovitch décide de se retirer de l'accord, et de renforcer, à la place, les liens économiques avec la Russie. C’est le véritable coup d’état, contre les électeurs de 2010, contre le Parlement et contre les engagements

- La protestation est massive dans tout le territoire, et la place Maidan sera occupée tout l’hiver, malgré les dizaines de morts. Ianoukovytch est renversé et s’exile en Russie. Un gouvernement intérimaire pro-européen prend le pouvoir et organise des élections.

2014 : Mars :  la Russie annexe la Crimée  et fera un référendum controversé.

2014  mars, Juin, : L’Ukraine signe l’Accord d’association avec l’UE. Ratifié partout, en vigueur le 1er septembre 2017.

2014  Avril : Des séparatistes pro-russes, soutenus par Moscou, s’emparent des bâtiments officiels et déclenchent un conflit armé dans les régions de Donetsk et Louhansk (Donbass) et ailleurs.  Réaction de l’UE :  sanctions économiques contre la Russie.

2014 Présidentielles  (sans la Crimée)  : les régions Est participent à moins de 40%, le parti pro-européen et nationaliste du gagnant,  Porochenko y obtiendra moins de 40% des votants. Secteur Droit (ultra nationaliste, avec milices) totalise 0,70%, 127 000 voix sur 30 millions d’inscrits. -  L’Ukraine reçoit un soutien financier et technique pour ses réformes et sa résistance.

2014-2015 :   Lutte contre la corruption (création du Bureau national anti-corruption). Réforme du secteur de l’énergie et décentralisation. Modernisation de l’armée et du secteur de la défense.

24 février 2022   blitzkrieg raté, agression militaire russe , la guerre de tranchées  aboutissent à une accélération du processus d’adhésion plénière à l’UE ainsi qu’à  l’extension de garanties de sécurité non pas de l’OTAN ? mais de la part d’une coalition de pays volontaires, tous membres de l’OTAN et auto financés, ce qui inclut… la Turquie

 Conclusions : l’Ukraine dans la géopolitique

 -  L’OTAN, une réussite. Les réactions  à l’agression armée de 2022 dépassent les ambitions de GW Bush de 2008 pour élargir l’OTA: prendre le contrôle de la Baltique et de la Mer Noire, Finlande et Suède y adhèrent,

 -  POUTINE, un bilan contre-productif. Sans parler des conséquences inchiffrables des sanctions, Poutine n’a été soutenu que par 5 des dictatures les plus noires (Iran, Corée du Nord…) pour ses annexions. La Chine et l’Inde s’abstiennent soigneusement de transformer leurs déclarations d’amitié en soutien diplomatique pro-actif, sachant que reconnaître la sécession du Donbass revient à rendre légale une sécession du Cachemire ou de Taiwan


  • Annexe chronologique

Referendums d’indépendance (https://www.diplomatie.gouv.fr/IMG/pdf/chronologie-2.pdf

            1990:

Proclamation d’indépendance de l’Arménie et de la Turkménie. 23/08

Proclamation d’indépendance de la République du Dniestr. 02/09

Déclaration de souveraineté adoptée par le Soviet Suprême du Kazakhstan. 26/10

Les Républiques baltes et la Géorgie annoncent leur refus de signer le futur traité d’Union.14/11

 +  Traité sur les relations entre la Russie et l’Ukraine, « états souverains et égaux en droits ». 20/11

            1991

 Référendum en Lituanie sur la République indépendante et démocratique. 90,5% de oui 06/02

 Référendum en Lettonie 73,8%  et en Estonie 77,8% 03/03

+ CEI= Traité signé par Russie/Ukraine/Biélorussie/Kazakhstan/4 Républiques d’Asie centrale. Rejeté par les trois pays baltes, la Moldavie, la Géorgie et l'Arménie).

+ 17/03  Référendum 80 % des Soviétiques participent au référendum , 76 % de oui

Proclamation d’indépendance de la Géorgie par son Parlement à l'unanimité  09/04

ARMÉNIE en Mai 1991:  regain de tension, des renforts de parachutistes sont envoyés

            Gorbatchev prix Nobel de la paix.05/06

             Boris Eltsine élu président au premier tour : 57,3 %   12/06

                        Dissolution du pacte de Varsovie officielle le 1er juillet 1991.

            18-22 août  Echec du  Coup d’état des communistes conservateurs. Le PCUS est suspendu ; Mikhaïl Gorbatchev démissionne de son poste de secrétaire général du PCUS. 24/08

Le Turkménistan déclare sa souveraineté. 23/08

Proclamation d’indépendance par le Soviet suprême d’Ukraine 23/08

Proclamation de l’indépendance de la République de la Biélorussie. 25/08

Proclamation de l’indépendance de la République de Moldavie.27/08

La Russie et l'Ukraine, les deux Républiques les plus peuplées, signent à Kiev un accord sur le respect des frontières pour éviter une " désintégration incontrôlée de l'Union ".29/08

identique avec le Kazakhstan.  30/08

Proclamation de l’indépendance de l'Azerbaïdjan 30 /08

Proclamation de l’indépendance de la République de l’Ouzbékistan  31/08

Proclamation de l’indépendance de la République du Kirghizistan. 31/08

  • Guerres de Tchétchénie

la RSS de Tchétchénie-Ingouchie a vu son  Soviet suprême renversé par des membres du Congrès national du peuple tchétchène le 6 septembre 1991. Elle s’est divisée entre le président tchétchène Djokhar Doudaïev, pour sortir de la Russie, et une Ingouchie  qui vote de rester une  RSFS de Russie le 1er décembre 1991.

 Incapable de faire rentrer Doudaïev dans le rang, le président russe Boris Eltsine le 11 décembre 1994, 30 000 soldats. Cette  guerre éclair s'enlise, se heurtant à la forte résistance des combattants tchétchènes appuyés par des fondamentalismes sunnites. Le contingent est multiplié par 10. Plus de 100 000 personnes perdent la vie dans les combats, qui conduisent à l'exil de plus de 400 000 Tchétchènes. Attentats et terrorisme répondent aux exactions et le 21 avril 1996, le président Doudaïev, meurt à la suite de l'explosion de deux missiles russes, remplacé par Maskhadov. Contraint à négocier un cessez-le-feu,  Moscou avec le général Alexandre Lebedev signe un accord de retrait mutuel, reportant le sujet de l’indépendance à 2001. Une paix est signée en 1997, mais derrière  Maskhadov, les extrémistes de Chamil Bassaïev et  de  l'émir Khattab veulent crée un Émirat caucasien avec le Daghestan. 

Cinq attentats meurtriers  durant l’été 1999 permettent à Etsine de renvoyer  140 000 soldats. Le nouveau président russe, V . Poutine   reprend  le contrôle sur la quasi-totalité de la Tchétchénie. L'Organisation des Nations unies qualifiera Grozny de "ville la plus détruite sur terre". En 2003, Maskhadov perd l’élection à la présidence dans des circonstances invérifiables a présidence, au profit d’Akmad Kadyrov, ancien indépendantiste rallié au Kremlin. Devenu clandestin, Maskhadov sera assassiné par les services de sécurité du FSB le 8 mars 2005, la Tchétchénie a perdu son indépendance.

Depuis 2007, c’est Ramzan Kadyrov qui dirige un pays qui a perdu plus de 10% de sa population.

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