Ici, épisode solidement accroché à des poils, comme les morpions sur le pubis.
Où la coucougnette présidentielle déclare : « L’êta, c’est moi ! »
L’alpha et l’oméga et de la vie privée en ont pris un coup en ce début d’année. On a eu droit à tous les discours sur les nuits présidentielles, et pas qu’ici. Mais, après avoir relayé un lien issu de Closer, cette référence de la presse-pipole dont la portée philosophique trône là où le roi est seul, ou encore chez le merlan, voilà que la rédaction se fend d’un article qui concerne la sécurité du Président. Serait-ce une pirouette destinée à masquer la ritournelle consistant à se faire du François ?
Je ne le défends pas à tout prix, Hollande. Je suis même déçue. Mais là, c’est de l’acharnement. Rien de positif, pas un mot d'espoir, pas de le début du commencement de l'amorce de l'hypothétique éventualité qu'on pourrait laisser passer un peu de temps avant d'évaluer. François parle, Médiapart bave. François se tait, Médiapart crache. François aime, Médiapart s'inquiète...
Dieu m’en est témoin, je pense que Médiapart invente le tabloïd à la française, sous couvert de transparence. Euh ! Dieu ? La coucougnette du président m’en est témoin…On finira par donner en pâture à la populace toutes les turpitudes des politiques. J’entends, par turpitudes, les écarts qu’on considérait humains il y a peu. Et j’entends par populace « nous-autres », qui avons quand même d’autres chameaux à fouetter qu’une salade de nouille présidentielle. Quant à l’argument qui voudrait que la façon d’être en privé raconte ce que l’on est dans le boulot, il me parait tellement facile ! On en a connu des êtres socialement moraux, qui couraient le jupon ou qui tâtaient de la braguette, ou encore qui ne savaient pas mettre en actes dans leur quotidien, leurs concepts pourtant humanistes. Je ne suis pas certaine que leurs œuvres eussent dû nourrir les flammes d’autodafés sous prétexte de galipettes. Je ne veux pas, pour ma part, d’une société à l’anglo-saxonne, hypocrite en diable et traquant les faiblesses humaines, jusqu’à en faire des affaires d’état. Et qu’au modèle de la presse anglo-saxonne, on se farcisse les élus à chaque tulipe. Cette tyrannie qui fait que, quand Obama flatule à la Maison-Blanche, la terre tremble à Manhattan, me semble déplorable.
Ce faisant, le règne du « tous pourris » a de beaux jours devant lui, que la presse, quelle que soit son obédience, nourrit de ses brèves en balai de chiotte. Non, les élus ne sont pas tous pourris. En revanche, la vraie question à se poser, c’est celle de l’ascension du col du pouvoir (qui va parfois de pair avec celle du col de l’utérus). Pour que nos représentants ne prennent pas des airs de poires blettes quand ils parviennent au sommet, quels sont les garde-fous qu’on pourrait imaginer ?
Il me reste, quant à moi, que je cajole et que je câline, un tout petit bout d’espoir bien calé dans un coin de l’âme… un petit bout d’espoir qui me chuchote que le porteur de coucougnettes dont il est question peut… va ? … réussir (peut-être). Je n’ai pas voté pour lui par amour, mais bien par rejet du précédent et parce que j’étais en rage de voir nier cette masse noble qui s’appelle « le peuple » sous les cieux sarkosistes.
Rester sur Médiapart, c’est tuer cet espoir, tant le sport quotidien est à la démagogie qui démolit, non pas par conviction, mais par principe. Très peu pour moi, je préfère mon angélisme. En fait, ici, c'est triste.
(à suivre…)
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