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Billet de blog 25 janvier 2014

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Je suis venue te dire que je m’en vais… #6

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Je ne voudrais pas que meurent mes illusions et mes rêves…

Honte à moi qui pense à demain autrement qu’en geignant !

Aujourd’hui, c’était jour de tracts dans les boîtes aux lettres, évidemment dans le cadre de la campagne municipale qui s’annonce. Et ça m’a fait un bien fou. J’ai vu des vrais gens, et j’ai distribué ce précieux document, d’allée en allée, avec un camarade communiste qui est en position éligible sur la liste que je soutiens. Les vrais gens, ça revigore. Je ne veux pas dire que sur les réseaux « dits sociaux », les scripteurs ne sont pas vrais. Mais on n’en voit que des morceaux, des extraits, des excès. On n’en voit qu’un trait, une caractéristique, un résumé. Ce qui m’a fait comprendre que j’ai envie de me désintoxiquer des sites de débats, des pages et des blogs. Que guetter un courriel ou un commentaire, c’est réduire sa vie à l’avis d’un parfait inconnu. Et que l’avis qui s’invite est, le plus souvent, d’une tristesse calamiteuse.

Mon monde est en bisounoursie, soit ! À force de l’entendre, j’ai presque fini par le croire.  Mais ceux qui tiennent que chercher un peu de beau dans l’humain, un peu d’espoir dans la culture et la civilisation, un peu de vivre ensemble dans le quotidien, un peu d’optimisme dans la politique est une ineptie tirée du petit monde de oui-oui, ce sont ceux-là qui se trompent. Il me semble que nous devrions regarder ce qui fonctionne, ce qui est bienveillant, ce qui est rose, et que nous devrions tenter d’en faire la norme. Alors que, ici comme ailleurs, on se complait dans ce qui foire, on commente l’horreur, et on se tabasse sur les solutions. Ce monde-là me rend triste, me déprime. Je n’aime ni les jérémiades stériles, ni les combats à coup de concepts, ni les véhémences de circonstances, et encore moins les indignations qui boursouflent comme la grenouille de la fable.

Lire qu’on vit dans le pire des mondes, considérer qu’on n’est plus en démocratie, toutes choses qui finissent par accréditer l’idée du « tous pourris », sont autant de discours que je trouve dangereux, démobilisateurs, destructeurs.

Ce pays, je l’aime. Il a des atouts, il se passe de jolies choses, il y a des gens qui sourient, il y a des enfants qui naissent, une jeunesse qui invente des solutions que nous ne regardons même pas. Ce pays, s’il meure, ce sera de notre incapacité à l’aimer. Du mépris dont nous le tartinons au jour le jour. Ici, d’un point de vue intellectuel, les scripteurs peuvent être vus comme l’élite, ou une part de l’élite… Et bien, comme le dit si bien Marie-Françoise Bechtel dans Marianne, les élites françaises ont honte de la France.

Vouloir regarder le beau, ce n’est pas nier le laid, c’est vouloir s’armer pour embellir la laideur.

Tiens, cette nuit, pour recharger mes accus en joie de vivre, je vais me faire une nuit « Shrek ».

(à suivre…)


Mon abonnement se termine le 31 mars, d’ici là, ceux qui veulent rester en contact avec moi peuvent me contacter en privé, je leur laisserai un moyen de me lire et de me joindre.

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