Fidèle

Pourquoi profondément de gauche j'en viens à défendre la France contre l'union européenne.

Bonjour à celles et ceux qui croiseront mon chemin,

Fidèle, fidèle, je suis restée fidèle…À ma douce France bien sûr et mon Paris chéri , et mon village aux maisons sages, fidèle à la mémoire de mes aïlleules et mes aïeux ,paysans, ouvriers, combattants, résistants, fidèles à leurs valeurs populaires, du peuple français, redoutablement de gauche, car fille du peuple, fille au sang impur, me sont chères leurs valeurs. Fidèle à la liberté, fidèle à la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, fidèle à la constitution de 1789, fidèle ô combien, et que les intellos me le pardonnent, car je ne lui suis pas, fidèle au discours de Monsieur Philippe Seguin de 1992 défendant la souveraineté de notre pays au travers de notre constitution, et qui était de droite ,mais j’ai voter NON à Maastricht , j’ai revoté NON au traité européen de Lisbonne, car j’avais fort bien compris que notre peuple serait prit dans les nasses de la finance, et ligoté par ce traité. Je n’oublie pas que ce dernier vote a été trahi, je n’oublie aucune trahison, je n’oublie aucune forfaiture.Je n’oublie pas l’esprit profond de Mai 1968 car j’en étais, je n’oublie pas les luttes féministe des années soixante-dix car ma chair s’en souvient, je n’oublie pas le combat contre la peine de mort, car je l’ai combattue et même bien avant cela et  je reste fidèle à Monsieur Robert Badinter .Fille de père résistant en Maurienne, au Mont Froid, enterré depuis lors avec les honneurs, je n’oublie pas les combats de la résistance, je n’oublie pas le travail du Conseil National de la Résistance, car c’est également dans ma chair que j’ai pu en avoir les bienfaits et je rend encore hommage chaque jour à Monsieur Ambroise Croizat. Dans mon sang coule celui d’immigrés espagnols et italiens mais de bien plus loin car fille du peuple, populaire en diable, je sais que coulent bien des sangs d’Europe et d’ailleurs dans le mien, je le sens si tumultueux.Je n’oublie rien de l’histoire de mon peuple à travers la mienne ,Française en diable et si fière d’être de toute souche, Fille de ce peuple que l’on dit petit et qui est si grand .Parce que je suis petite-fille d’analphabètes et d’illettrés je me dois d’être  fidèle à ce peuple là et d’écrire en aussi bon français que je peux, que je suis de gauche, redoutablement de gauche et si fière de l’être, et qu’à jamais je le serai.

Mais que vois je? Mon peuple se diviser ,se tourner vers des sujets des plus importants aux plus ineptes en leur accordant la même importance, alors que notre pays est en voie d’extinction, phagocyté dans un ensemble qui se déchire et n’est d’accord sur rien, mais gouverné par une main de fer; une oligarchie et une dictature qui ne dit pas son nom l’UNION EUROPÉENNE ET SON BRAS ARMÉ LA COMMISSION EUROPÉENNE, qui lui interdit même de réfléchir. Les grandes régions sont entrain de faire disparaître à une vitesse vertigineuse la base de notre démocratie, les petites communes et leurs maires, dont certains se suicident, organisant la plus grande désertification et paupérisation de zones rurales jamais atteinte, nos départements s’effacent, toute la base de notre démocratie de proximité et leurs services aux personnes sont  pulvérisés.La monnaie unique, ou monnaie commune, tout dépend de quel point de vue on se place, français ou allemand, clé de voûte du système, achève l’appauvrissement de tous. Je vois mon peuple tergiverser, gloser, certes savamment peut être, ça fait vendre des livres et des abonnements, mais ça enfonce le clou, l’humble s’y perd, et même est perdu à dessein, ainsi un "européiste" convaincu, Monsieur Jean Luc Mélenchon, attire une cohorte d’innocents qui, comme les rats du joueur de Flute de Hamelin, se verront conduire à la noyade. Alors   j'ai pris mon parti, défendre mon pays, contre vents et marées et sous les quolibets, l’opprobre et l’incompréhension générale, ma douce France et mon Joli Paris et mon village aux maisons sages, car folle je suis de lui, dans la joie et la douleur, de gauche à jamais et fière de l’être mais je suis UPR, et j'en suis fière car je suis pour le moins cohérente et fidèle à mes votes !

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.