LA JUSTICE A DEUX VITESSES:

UNE MARCHE AVANT et UNE MARCHE ARRIERE !

Mes amis, me revoici après quelques mois d'absence (sans "S" !)

La vie n'est pas un long fleuve tranquille...surtout si l'on fait des vagues. Et il est des gens qui n'aiment pas ça!

Ceux qui m'ont lu savent que je ne suis pas vraiment copain avec certain(e)s édiles et notables de mon (petit) coin...Il se trouve qu'en date du 8 septembre, j'ai déposé contre le Maire de Wettolsheim (68) , une nième plainte. Celle-ci a été qualifiée de "Mise en danger d'autrui (risque immédiat de mort ou d'infirmité) par violation manifestement délibérée d'une obligation réglementaire de sécurité ou de prudence"

Il n'est pas dans mes habitudes de commenter une instruction judiciaire en cours. Cependant le 30 octobre, je recevais un bref message par mail signé "Mairie de Wettolsheim" m'indiquant que j'avais été classé dans son courrier indésirable. Petit coup de fil à la Mairie, on me répond que c'est le Maire en personne qui a écrit ce courriel. Je dis que dans ce cas, je vais continuer à lui écrire, fut-ce par lettre recommandée avec AR s'il le faut.

Entretemps, ceux qui ont lu mon livre le savent, un médecin est mis en cause pour atteinte délibérée à mon intégrité physique. La procédure est actuellement pendante devant la Chambre disciplinaire de Première instance de l'Ordre des Médecins.  Mon (ancien) médecin-traitant, pour toute défense, affirme par écrit qu'il a reçu nombre d'appels téléphoniques de la Gendarmerie concernant des menaces que j'aurais proférées envers le Maire et la "Direction" de ma Résidence. C'est bien la méthode des pourris du coin ça, on demande à son médecin de faire taire d'une manière ou d'une autre son patient qui l'ouvre un peu trop sur leurs magouilles !

Ceci étant, le 6 novembre (c'est tout frais) je téléphone à la Brigade pour demander le Récépissé de mon dépôt de plainte, et dans la foulée dis à l'agent que j'aimerais l'informer de ce que la Gendarmerie est mise en cause dans un écrit du toubib en question. On parle un peu en toute confiance et je lui en envoie une copie comme il me le demande.

Deux jours après, visite de deux gendarmes qui m'apportent le récépissé? Ah ben alors pas du tout ! C'est une convocation en audition libre (sans mise en examen mais ça peut ne pas durer) pour Outrage à personne dépositaire de l'autorité publique.

Bon...mais...envers laquelle on ne sait pas, le Maire? le gendarme au téléphone ? A quelle date, à quelle heure et en quel lieu? On ne sait pas non plus. Réfléchissons...le Maire, je ne lui ai pas parlé et si mes écrits l'avaient "outragé" il y a bien longtemps que je pourrais être en taule. Alors, qu'ai-je dit au gendarme qui ait pu le choquer? Que ma plainte finirait dans la poubelle du proc ? Ce n'est à coup sûr pas une nouveauté. Par ailleurs j'ai affirmé, devant l'ébahissement de l'agent, que s'il faut reconnaître la courtoisie et tout et tout de la maréchaussée, je ne voyais comme auteur des appels au toubib que le gendarme Untel qui ne pouvait pas me voir. Où est donc l'outrage si l'on sait que ce dernier m'a même un jour prévenu (et pour ma part c'était une menace) que j'allais bientôt cesser d'être sarcastique !

Dites-moi, pourquoi écrivais-je cela aujourd'hui ? Eh bien pour leur poser un petit casse-tête juridique: en toute logique mes éventuels propos ne relèveraient plus maintenant de l'outrage, mais de la Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la Presse. C'est pas du tout pareil !

On se tient au jus, car évidemment c'est fort de café !

Guilain LANTIN

 

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