#BalanceTonPROC

LETTRE OUVERTE à Mr Christian de ROQUIGNY DU FAYEL, procureur de la République de COLMAR

Monsieur,


Sauf le respect dû à votre fonction, je prends aujourd’hui la liberté de vous « interpeller ».


Dans certaines occasions, vous vous avérez très réactif. Ainsi suite semble-t-il à un léger dérapage verbal au téléphone alors que je m’indignais d’avoir appris que des gendarmes avaient appelé mon médecin pour le prévenir -et lui demander quoi ?- de ce que je constituais une menace pour « des gens en place » et que je ne parlais pas au plaignant, vous m’avez accordé votre grâce sous la forme d’une admonestation. A savoir « pour cette fois…mais si les faits devaient se reproduire vous me poursuivriez pour les deux »

Vous êtes trop bon, Monseigneur ! [rire sardonique]…mais si ce délit est constitué, je désire être poursuivi (vous m’offririez ainsi la tribune que je souhaite) ou alors que vous délivriez un avis de classement à la « victime » Vous n’êtes pas sans savoir que celle-ci, gendarme de son état, m’a traité tel un malfaiteur sans aucune considération pour la présomption d’innocence. Dites-moi donc s’il est acceptable qu’il se soit présenté juste avant, seul, à mon domicile pour me menacer : « vous verrez, vous allez arrêter d’être sarcastique » Je crains que sur ce point, comme sur d’autres, ce soit raté… Les gens altruistes ont des facultés cognitives insoupçonnées, apprenez-le. Si de plus ils sont lucides et que leur probité est totale, alors oui, ils peuvent vraiment inquiéter « le pouvoir »


Ce faisant, j’ai déposé moult plaintes à l’encontre du justiciable-Maire MULLER Lucien, lesquelles ont fini dans les poubelles de l’Histoire, ou dans une autre allez savoir…Cependant vous avez classé la dernière en date pour « Mise en danger de la vie d’autrui (risque immédiat de mort ou d’infirmité) par violation manifestement délibérée d’une obligation réglementaire de sécurité ou de prudence » telle que décrite comme ne se trouvant pas dans le Code pénal. Mais…Ouahahahaaaaa !!! Le délit étant prouvé, il vous appartenait de le poursuivre, et ensuite à un Juge d’en apprécier les circonstances.

Ah mais le Maire est un personnage important, du moins par ses relations, et chacun comprendra que ces gens se disent toujours sereins et avoir pleine confiance en la Justice de leur pays. « Demandez-vous chaque matin ce que vous pouvez faire pour le pays » Visiblement « ces gens » ne se posent pas la question. Moi non plus car c’est ma conscience qui dicte mes actions.


Toutefois, peut-être trouverez-vous alors dans le Code, et puisque la prescription concernant le cas de concussion (un grand avocat colmarien a au moins appris un mot : il écrivit que j’avais accusé le Maire de « contusion » !) m’ayant concerné lui est acquise, la violation de domicile et la tentative d’internement abusif de juin 2016 ? Voulez-vous voir une photo du gendarme avec la main sur le porte-flingue, sur ma terrasse et à un mètre de moi ? Ah mais, si vous n’y trouvez pas au moins une Nième tentative d’intimidation…Ne doit-on dénoncer la prévarication érigée en système qui ne cache autre chose que de la corruption ?


Peut-être pourrez-vous me dire aussi par quel moyen la Gendarmerie est en possession de mon livre, lequel n’aura pas manqué d’être soigneusement épluché. Ceci fait partie du jeu, pour autant que c’en soit un, et je ne peux connaître de qui l’a acheté. Sauf que j’ai appris que c’est la version électronique qu’elle possède, et que pas une seule n’a été vendue. Dès lors toutes les suppositions ne me sont pas interdites…y compris les plus délirantes (quoique) telle que l’intrusion dans mon ordinateur. J’aimerais, voyez-vous, quelques explications ainsi que sur un interrogatoire de deux heures, sans motif, que j’ai subi à votre demande, à la fin duquel le gendarme a reçu un coup de fil auquel il a simplement dit « non ! négatif ! » de même que, peu après, lors de la visite à mon domicile d’un médecin, celui-ci s’est précipité pour répondre « non !Ce n’est pas une urgence ! » Etait-ce vous qui appeliez, Monsieur? ETAIT-CE VOUS ?


J’avais innocemment attribué l’indolence de la Justice à COLMAR à la proximité de la retraite de votre prédécesseur, je dois malheureusement me rendre à l’évidence que les choses ne changeront, peut-être, que lorsque l’association des malfaiteurs du Haut-Rhin qui fait sa loi ici aura été mise hors d’état de nuire. Je m’attacherai à la dénoncer, sans relâche et seul s’il le faut, tant qu’il me sera donné de vivre ce qui sera déjà en soi un miracle. Quant à espérer que je finisse par me suicider, ceci restera dans ses rêves, et d’abord pour une très bonne raison : ce n’est jamais un cadeau à faire à la personne qui vous trouvera, qui qu’elle soit.


Si j’avais un souhait à formuler, c’est que le donneur d’ordres en col blanc, se retrouve face à moi même avec un 9mm Para (dont il aurait peur je le crains), et me laisse juste le temps de lui faire un gros bras d’honneur.


Malgré notre microclimat, le temps est bien Mossad en ce moment, ne trouvez-vous pas ?

Ah…ne cherchez pas : ni l’ironie ni l’impertinence ne sont dans le Code pénal. Pas encore…

 

Veuillez agréer, Monsieur, les formules de politesse d’usage seyant à votre rang.
Guilain LANTIN, citoyen

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