PRÉSIDENTIELLE 2020 : ALASSANE OUATTARA PRÉPARE UNE GIGANTESQUE FRAUDE

La plus grande opération de fraude électorale de l’histoire de la Côte d’Ivoire est en train de se mettre en place. Cette fraude est tellement gigantesque, que si l’on n’y prend garde, elle risque d’ébranler les fondements même de la République et d’entrainer le pays dans une crise électorale dix fois plus meurtrière que celle de 2010.

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PRÉSIDENTIELLE 2020 : ALASSANE OUATTARA PRÉPARE UNE GIGANTESQUE FRAUDE 

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La plus grande opération de fraude électorale de l’histoire de la Côte d’Ivoire est en train de se mettre en place. Cette fraude est tellement gigantesque, que si l’on n’y prend garde, elle risque d’ébranler les fondements même de la République et d’entrainer le pays dans une crise électorale dix fois plus meurtrière que celle de 2010. C’est l’histoire d’un casse électoral qui s’apparente au casse d’une banque, avec comme chef du crime : Alassane Ouattara.

Pour ceux qui en douteraient encore, je l’affirme ici avec certitude : Alassane Ouattara a décidé d’être candidat pour un troisième mandat présidentiel en Côte d’Ivoire et il le sera. La grand-messe du RHDP, de ce mercredi 29 juillet 2020 à l’hôtel Ivoire, où il a semblé hésiter entre se présenter et ne pas se présenter, était une comédie qui a coûté plusieurs centaines de millions de francs au contribuable ivoirien. Alassane Ouattara connaît sa réponse depuis bien longtemps. Il va prendre la relève de son « fils » Amadou Gon-Coulibaly et ça, tous ses proches le savent déjà. Il a décidé de passer outre les recommandations de la communauté internationale qui l’invite à ne pas se laisser séduire par la tentation d’un troisième mandat qui pourrait lui être fatal.

Emmanuel Macron ? Il n’en a cure. Alassane Ouattara dit à qui veut l’entendre qu’il a réussi à dompter et prendre l’ascendant sur le jeune président français. Membre comme lui de la sacro-sainte élite de la finance mondiale, il n’a eu aucun mal à mettre ce jeune président dans sa poche à coups de bluff et d’esbroufe. Il faut reconnaître à Alassane Ouattara un certain génie dans l’imposture. Voici quelqu’un qui a trompé plusieurs générations de politiciens ivoiriens et avec succès.

Pour la petite histoire, Alassane Ouattara ne craignait que le président français Jacques Chirac, qui avait pour lui un mépris souverain et devant lequel il se tenait coi. Le Président Macron n’a pas la carrure du Président Chirac. Empêtré dans ses problèmes internes, il n’a pas le temps de jouer les empereurs coloniaux. Ça, le Président Ouattara le sait et en abuse. Sachant le président français hostile à son intention de briguer à nouveau la présidence en violation de la Constitution ivoirienne, le Président Ouattara sait qu’il peut compter sur son vieil ami Nicolas Sarkozy pour faire passer la pilule auprès de l’Élysée. Certes avec des difficultés, mais il sait que le Président Macron n’est pas de taille à s’opposer longtemps à Nicolas Sarkozy et jure à ses proches que sa candidature doit être considérée comme déjà actée par la place parisienne. C’est avec cette certitude donc qu’il a envoyé cette semaine, des émissaires à Dimbokro pour faire établir ses extrait d’acte de naissance et certificat de nationalité.

Cette candidature d’Alassane Ouattara est en train de devenir comme les douze (12) travaux d’Hercule pour lui. Au début, selon un scénario qu’il avait peaufiné de longue date, il devait écarter Guillaume Soro, Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié et ouvrir ainsi un boulevard électoral à son poulain Amadou Gon-Coulibaly.
Mais avec le décès subit de ce dernier, il est contraint d’entrer dans la danse et de reprendre lui-même le flambeau qu’il avait cédé. Candidat à trois mois de l’échéance, il ne peut décemment écarter les présidents Bédié et Gbagbo sans prendre le risque de mettre en cause sa propre candidature et ainsi provoquer des émeutes dans le pays. C’est au nom de cette situation que le Président Bédié sera autorisé à être candidat. Quant au Président Gbagbo, lui, pourrait attendre encore longtemps.

Pour se donner toutes les chances de gagner face à une coalition de l’opposition qui peu à peu est en train de s’unir contre lui, il a décidé de se donner toutes les chances de gagner dès le premier tour, sans prendre le risque d’aller à un deuxième tour qui a été fatal au Président Laurent Gbagbo en 2010. Il y a quelques jours, il a convoqué une réunion sécrète avec ses stratèges électoraux. Au cours de cette réunion, la question a été examinée sous toutes ses formes et une stratégie en quatre points a été arrêtée.

1. Obtenir à tout prix 4 millions de signatures

Le premier point de la stratégie d’Alassane Ouattara est de faire en sorte qu’à l’occasion du recueil des signatures pour le parrainage, ses collaborateurs se débrouillent par tous les moyens, mêmes illégaux, pour recueillir 4 millions de signatures d’électeurs se disant prêts à voter pour lui. C’est le chiffre de 4 millions qui a été fixé à cette réunion et il faut l’atteindre à tous les prix.
Au début, il avait été décidé d’acheter chaque signature à 5 000 FCFA. Mais, craignant qu’une telle opération à l’échelon national ne soit filmée ou enregistrée, une autre solution plus sournoise a été adoptée. Alors, il a été décidé de remplir et de signer les fiches de parrainage en lieu et place des électeurs eux-mêmes.

Ainsi, Chris Yapi vous révèle que le RHDP qui officiellement n'a pas encore de candidat, est en train de remplir les fiches de parrainage, avec toutes les informations nécessaires. Comment le font-ils ? Simple. Ils vont sur le site internet de la Commission Électorale Indépendante (CEI), y récoltent les informations disponibles sur les électeurs, remplissent les cases avec les infos collectées et signent à la place des électeurs. Simple comme de l’eau à boire.
Leur tâche a cependant un impératif : ils doivent avoir rapidement ces 4 millions de parrains et déposer les premiers leurs listes à la CEI. Étant les premiers à déposer leurs listes, si d’autres partis déposent des listes contenant les mêmes noms d’électeurs, lors du croisement obligatoire qui aura lieu, les listes des autres partis seront rejetées en raison des doublons et c’est à ces derniers qu’on demandera d’aller remplacer les électeurs déjà inscrits sur les listes du RHDP.

Le RHDP n’a pas besoin de ces listes pour l’élection, en réalité. Il sait que les gens qui seront sur ses fiches ne sont pas ses électeurs et il n’en a cure. Alassane Ouattara a juste besoin de ces listes pour les présenter à des chefs d’État comme Donald Trump, Emmanuel Macron ou encore Muhammadu Buhari, qui sont fermement opposés à son projet de troisième mandat. Avec ces 4 millions de pseudos-électeurs qui réclament sa candidature, il expliquera qu’il n’a d’autre choix que de se présenter et respecter la volonté du peuple souverain de Côte d’Ivoire. C’est pour cela que le 29 juillet 2020, il n’a rien répondu à ses troupes. Il attend d’abord d’avoir ses 4 millions d’électeurs.

2. 600 000 faux électeurs déjà insérés dans le fichier électoral

Pour gagner au premier tour, le Président Alassane Ouattara ne se contentera pas de présenter des signatures de parrainage. Il agira également sur la liste électorale. Cette liste électorale dont on vient de remettre une copie aux partis politiques n’est pas celle qui servira aux élections. La vraie liste a été tripatouillée. Chris Yapi a pu établir avec certitude qu’environ 600 000 faux électeurs ont été inscrits de façon frauduleuse sur cette liste électorale. Voici quelques preuves patentes :

Dans la seule localité d’Erobo, située dans le département d'Arrah, le Président du Sénat Jeannot Ahoussou-Kouadio et l'Inspecteur d'État Théophile Ahoua Ndoli, ont fait enrôler 413 burkinabè. Les ont-ils bernés ? Leur ont-ils fait miroiter une carte d’identité ivoirienne ? En tout cas, vous avez sous vos yeux la preuve que ces 413 citoyens du Burkina Faso recensés par le RHDP, sont désormais inscrits sur la liste électorale de Côte d’Ivoire. Certains avaient déjà même leurs cartes consulaires du Burkina Faso. C’est le cas de Mme Drabo Aminta, née le 1er janvier 1980 à Yamoussoukro, titulaire de la carte consulaire burkinabé n° BF 384 002 002 001 042 648, établie le 30 octobre 2017 à Bouaké et valide jusqu’au 28 octobre 2022.

Les sources de Chris Yapi au sein de la CEI sont absolument formelles : le croisement des diverses bases de données opéré par les experts a permis de mettre à jour environ 600 000 faux électeurs insérés dans le fichier central. C’est pour quoi Chris Yapi interpelle le Président Bédié : s’il se hasarde à aller à ces élections sans un audit du fichier électoral, il est condamné à perdre lamentablement dès le premier tour. Tout a été préparé pour son humiliation. Chris Yapi a déjà transmis la liste des fraudeurs à la communauté internationale et il continue de vérifier les listes pour y détecter d’éventuels fraudes supplémentaires.

3. La dispersion des voix de l’opposition

En plus du fichier électoral qu’il a infesté avec des centaines de milliers de faux électeurs étrangers, le Président Ouattara et ses stratèges ont convenu d’utiliser une arme politique : celle de la dispersion des voix de l’opposition. La tactique qu’ils comptent mettre en œuvre est cynique. Ils ont entrepris de payer à prix d’or certaines personnalités de l’opposition afin qu’elles entrent dans la compétition électorale. L’objectif visé est de diviser les voix de l’opposition face à un RHDP uni derrière Alassane Ouattara.
Au niveau du FPI, bien entendu Pascal Affi N’Guessan sera candidat. Le Président Ouattara a également indiqué à ses experts électoraux que ces derniers temps, il s’est notablement rapproché de Simone Éhivet-Gbagbo, via des émissaires. Le but est de la convaincre de candidater au compte également du FPI, étant entendu qu’il n’est pas certain que Laurent Gbagbo puisse se présenter. Affi N’Guessan et Simone Gbagbo vont ainsi diviser les voix du FPI. Si d’aventure Laurent Gbagbo était autorisé à se présenter, ce qui, je répète, n’est pas certain, il ira à cette élection avec un parti déchiré en trois morceaux.
Évidemment Mme Simone Gbagbo serait partie prenante à cette stratégie, à moins que, lisant les écrits de Chris Yapi, elle décide par pudeur de ne pas y aller.
En tout cas, Chris Yapi certifie que le Président Alassane Ouattara, de sa bouche, a rassuré tout son entourage lors de cette réunion sécrète sur le fait qu’il avait eu l’accord formel de Mme Simone Gbagbo pour aller à cette présidentielle. Qui vivra verra.
Mais, Chris Yapi persiste et signe : Alassane Ouattara a annoncé qu’il avait convaincu Simone Gbagbo d’être candidate. Si Mme Simone Gbagbo venait à démentir le propos, alors il faudrait convenir qu’Alassane Ouattara a encore menti à son entourage et ce ne sera ni la première fois ni une surprise.

Au niveau du PDCI, plusieurs candidatures seront suscitées, à commencer par celle de Kouadio Konan Bertin dit KKB ainsi que d’autres personnalités insoupçonnées, avec pour objectif d’émietter l’électorat du Président Bédié.

La difficulté, pour le moment, demeure le clan Guillaume Soro. Il reste compact, monolithique et apparemment difficilement déstabilisable. Les partisans de ce dernier n’envisagent aucune autre candidature en dehors de la sienne et semblent fanatisés par leur leader. À propos du cas Guillaume Soro, certains dans le camp d’Alassane Ouattara estiment qu’il faut le laisser rentrer et participer à l’élection présidentielle.
Ainsi, il va contribuer à émietter davantage les voix de l’opposition et le Président Ouattara pourra d’autant mieux justifier sa victoire. Il pourra alors dire que tous les poids lourds de la politique étaient candidats, mais ils étaient trop nombreux. Cela a donc dispersé les voix de l’opposition et que c’est cela qui lui a permis de les battre tous au premier tour. Ces gens estiment que si le Président Alassane Ouattara ne laisse pas Guillaume Soro participer à l’élection, il pourrait appeler à voter pour le candidat Bédié dans le cadre d’un vote-sanction contre le RHDP.

4. Le QG de la fraude électorale du RHDP localisé

Le dernier axe de la stratégie frauduleuse préparée par Alassane Ouattara pour sa réélection consiste en une intrusion dans les serveurs informatiques de la CEI. Pour cela, ils ont installé un quartier général dans le complexe résidentiel Riviera Beach, à la Riviera Golf. Pour ceux qui ne connaissent pas cette zone, Riviera Beach se situe à droite, quand on part de l'hôtel du Golf vers Sol béni. En face, il y a des vendeurs de fleurs. Il est situé juste derrière le siège en construction d’Orange Côte d’Ivoire.
Ce QG est une grosse villa achetée à 800 millions de FCFA par Téné Birahima Ouattara dit Photocopie et située à proximité de la résidence du Ministre de la Justice, Sansan Kambilé. Cette villa servira de base logistique à la fraude électorale du RHDP.
Ce sera la CEI officieuse d’Alassane Ouattara, le lieu d’où il pourra agir sur les résultats de la présidentielle. C’est là-bas que l’opérateur électoral va installer un équipement informatique connecté aux serveurs de la CEI pour organiser la fraude. Attention, c’est très sérieux.

Je demande aux Ivoiriens et principalement aux militants de l’opposition de surveiller jour et nuit cette villa. C’est de là que pourrait partir le malheur de notre pays.
Le Président Alassane Ouattara qui a décidé, envers et contre tout, de briguer un troisième mandat présidentiel, est prêt à faire prendre tous les risques à la Côte d’Ivoire. Il veut à tout prix être élu au premier tour, quoi que cela puisse coûter à la Côte d’Ivoire. Chris Yapi a fait son travail de lanceur d’alerte. Aux Ivoiriens de prendre leurs responsabilités.

CHRIS YAPI NE MENT PAS.

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