SIMONE GBAGBO ET GUILLAUME SORO SUR LA MÊME LONGUEUR D’ONDE

Simone Ehivet-Gbagbo, 2ème Vice-présidente du FPI tendance Gbagbo a définitivement situé l’opinion sur sa position, relativement aux élections législatives, prévues pour se tenir le 6 mars 2021 et dans lesquelles son parti politique est totalement engagé.

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Le jeudi 21 janvier 2021, Simone Ehivet-Gbagbo, 2ème Vice-présidente du FPI tendance Gbagbo a définitivement situé l’opinion sur sa position, relativement aux élections législatives, prévues pour se tenir le 6 mars 2021 et dans lesquelles son parti politique est totalement engagé. Recevant les populations du Sud-Comoé venues la saluer à sa résidence, elle a été claire : elle ne prendra pas part à cette élection. « Il y en a qui disent : telle que la situation se présente, j’estime qu’on n’a pas à aller à des élections. Et je leur donne raison. Moi-même, je ne vais pas aux élections ! Mais, il y en a qui disent au bout de tout ce qu’on a vécu, il y a un minimum qu’on doit s’assurer. Et pour acquérir ce minimum-là, même si ce qu’on va trouver, même si ce n’est pas beaucoup, allons quand même aux élections pour prendre le peu qu’on peut prendre. Vous voyez un peu l’ampleur du tiraillement. Je leur donne raison et je comprends leur raisonnement. Mais, moi j’ai fait mon choix. Chacun fait ses choix en fonction de ses analyses, en fonction de ses espoirs, en fonction de ses objectifs ».

Avant cette déclaration publique du 21 janvier, Simone Gbagbo avait déjà opposé une fin de non-recevoir à une délégation du FPI d’Abobo-Baoulé, qui était venue le 15 janvier la solliciter pour candidater à Abobo. Pour elle donc, il est clair que le choix de participer à ces élections n’est pas un bon choix, du point de vue stratégique. Mais en tant que membre du Comité central du FPI-GOR, elle évite de critiquer publiquement cette option de son parti, qu’elle ne partage pas. Elle n’est pas d’accord parce qu’elle estime que participer à cette élection, ce serait abdiquer face aux enjeux qui ont conduit à décréter la désobéissance civile et reconnaître de facto le pouvoir issu de l’élection contestée d’octobre 2020 ainsi que les institutions qui ont encadré et soutenu cette élection illégale. Simone Gbagbo estime que le combat doit continuer et le dit clairement : « ce que moi je retiens, c’est que le combat qu’on était en train de mener, qu’on était en train de mener, il n’a pas atteint ses objectifs. Et donc, ce combat-là, il n’est pas terminé. Comment il doit être poursuivi ? Je n’en ai pas la solution, je n’en ai pas la réponse. Mais, c’est sûr que la réflexion doit continuer à ce niveau-là parce qu’on est condamnés à aller jusqu’à la victoire ». 

 

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Affirmation claire de sa position de principe et ménagement de ses partenaires politiques. Telle est également la position adoptée par Guillaume Kigbafori Soro et réaffirmée dans une déclaration de son mouvement, Générations et Peuples Solidaires, le 16 janvier 2021. Il y est dit : « Cependant, relativement aux élections législatives du 6 mars 2021, Générations et Peuples Solidaires décide de ne pas y participer mais tient, en toute liberté, à respecter la décision contraire des formations et partis politiques qui sont engagés dans ce processus.

Générations et Peuples Solidaires considère que ce qui est essentiel, c’est de préserver l’union de l’opposition politique ivoirienne. Générations et Peuples Solidaires ne lésinera sur aucun moyen pour parvenir à la consolidation de celle-ci ».

 

Sur la question des principes et des valeurs, Simone Ehivet-Gbagbo et Guillaume Soro sont sur la même longueur d’onde. Ces deux personnalités politiques estiment qu’il ne faudrait pas légitimer outre mesure le pouvoir illégal qui s’est emparé par la force de la présidence de la République de Côte d’Ivoire. On sent également chez eux la volonté de ne pas fragiliser l’opposition, en s’abstenant de critiquer vertement la position de ceux qui ont fait le choix de participer à ces législatives, avec le risque bien réel de se faire humilier par la machine à tricher du RHDP.

 

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Simone Gbagbo a été députée d’Abobo de 1996 à 2010. D’abord en tant que militante de l’opposition, puis en tant que membre du parti au pouvoir. De 2000 à 2010, elle a présidé le groupe parlementaire FPI à l’Assemblée nationale, qui à cette époque, était le groupe majoritaire. Épouse de l’opposant historique devenu président de la République de Côte d’Ivoire, elle est connue comme étant un animal politique. Membre fondateur du FPI, elle a dirigé ce parti dans la clandestinité, quand son mari avait dû fuir la répression sous Houphouët-Boigny pour s’exiler pendant 6 ans en France. Née le 20 juin 1949 à Moossou, elle est d’ethnie abouré. D’abord syndicaliste, elle milita activement au Synesci, puis au Synares. Elle fut le disciple du grand Bernard Zadi Zaourou qui l’initia à la lutte politique dans le cadre d’une cellule clandestine, la cellule Lumumba. Elle a été de tous les combats du FPI et fut une pièce maîtresse dans l’accession de Laurent Gbagbo au pouvoir. Son engagement politique lui vaudra plusieurs arrestations, dont la première eut lieu en 1966 pour fait de grève, alors qu’elle n’était qu’une élève au Lycée classique d’Abidjan. Elle a été arrêtée plusieurs fois dans le cadre des grèves du Synesci et du Synares. Son arrestation la plus brutale eut lieu le 18 février 1992, en compagnie de son époux Laurent Gbagbo, sur ordre du Premier ministre Alassane Dramane Ouattara. Le même Alassane Ouattara devenu Président, la fit arrêter, condamner à 20 ans et déporter pendant 7 ans à Odienné.

 

Chris Yapi se réjouit que son appel ait été entendu, avec cette position nette de Mme Simone Gbagbo qui est largement partagée par le peuple ivoirien, qui ne veut plus d’Alassane Ouattara au pouvoir. Mieux, qui ne veut pas manger du pain du troisième mandat. Alors, le camp de la résistance s’élargit. Néanmoins, Chris Yapi a noté que certains farfelus jaloux ont entrepris de le dénigrer comme toujours. Mais, il n’en a cure, à moins de dire que Mme Simone Gbagbo, qui a un long passé de résistante, a tort de refuser d’accorder un parfum de légitimité au troisième mandat inconstitutionnel d’Alassane Ouattara. Quand elle entamait son combat pour la démocratie en Côte d’Ivoire, nombre de ces hurluberlus n’étaient pas nés. L’histoire nous jugera, avait dit un grand révolutionnaire.

 

CHRIS YAPI NE MENT PAS.

  

Voir d’autres vidéos en lien avec celle-ci :

 

- FIN DE MISSION DU PREMIER MINISTRE EN FRANCE : LAURENT GBAGBO DIT NON À HAMED BAKAYOKO - https://youtu.be/f54lfBQuZ_Y

 

- APRÈS DEUX MOIS DE CAVALE, MABRI TOIKEUSSE RENTRE AU PAYS SUR LES ÉPAULES DE PIERRE FAKHOURY - https://youtu.be/OY9gTGWDysw

 

- LA QUOTIDIENNE TWITTER DE CHRIS YAPI : 18 JANV. 2021 - https://youtu.be/vN-ayxJRZqU

 

- LA QUOTIDIENNE TWITTER DE CHRIS YAPI : 17 JANV. 2021 - https://youtu.be/ZZGRjh2IKeQ

 

- LES GENS N’AIMENT PAS LES GENS, MAIS LES GENS AIMENT L’ARGENT DES GENS - https://youtu.be/7YyXvvCRyWw

 

- ÉLECTIONS LÉGISLATIVES 2021 : LE RATTRAPAGE ETHNIQUE VA HUMILIER L’OPPOSITION - https://youtu.be/uqJIcY6Tqeg

 

- LE COMPLOT DES LÉGISLATIVES - https://youtu.be/c_O_7fXNzBc

 

- LUTTE POUR LES INVESTITURES AU RHDP: BATAILLE ENTRE HAMBAK ET BICTOGO POUR LE CONTRÔLE DU PARLEMENT - https://youtu.be/lMRelZhx7ZE

 

- LA QUOTIDIENNE TWITTER DE CHRIS YAPI : 11 JANV. 2021 - https://youtu.be/pJF73eU046g

 

 

Visionnez cette publication sur la Chris Yapi TV Officiel : https://youtu.be/cxo44ZJWGZE

 

REFUS DE PARTICIPER AUX LEGISLATIVES DE MARS 2021 : SIMONE GBAGBO ET GUILLAUME SORO SUR LA MÊME LONGUEUR D’ONDE.

 

Visionnez cette publication sur la Chris Yapi TV Officiel : https://youtu.be/cxo44ZJWGZE

 

CHRIS YAPI NE MENT PAS.

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