RETOUR LE 17 JUIN 2021 EN CI : UN SOMBRE TRAQUENARD SE PRÉPARE CONTRE LAURENT GBAGBO.

Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo se détestent cordialement. Cela n’est un secret pour personne. Alassane Ouattara est d’une méchanceté indicible. Cela aussi est su de tout le monde....

 
Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo se détestent cordialement. Cela n’est un secret pour personne. Alassane Ouattara est d’une méchanceté indicible. Cela aussi est su de tout le monde. En 2010, après l’arrestation de Laurent Gbagbo, il était convaincu que cet homme, qu’il ne considérait pas comme un adversaire mais bien comme un ennemi irréductible, disparaitrait définitivement. Dans son imagination, avec l’aide du repris de justice Nicolas Sarkozy et la procureur corrompue Fatou Bensouda, Laurent Gbagbo ne pouvait qu’être condamné par la Cour Pénale Internationale (CPI) et y resterait prisonnier jusqu’à la fin de ses jours, comme pour Charles Taylor. On comprend aisément son désarroi face à l’acquittement de celui qu’il croyait liquidé politiquement et bientôt physiquement. Sa colère augmenta avec l’injonction faite par la CPI à l’État ivoirien d’assurer le retour sécurisé de l’ancien chef d’État dans son pays natal. Il rua tant et si bien dans les brancards qu’il en faillit faire un infarctus. Les pauvres Amadou Gon-Coulibaly et Sansan Kambilé ont essuyé sa monstrueuse colère. 

Après plusieurs séances de discussions et d’analyses, Alassane Ouattara se convainquit qu’il fallait être malin pour gérer cette situation. Il indiqua à ses partisans que dans ce cas, il valait mieux avoir Laurent Gbagbo sous la main que de le laisser à l’extérieur. Autrement, le personnage pourrait effectuer plusieurs voyages auprès des chefs d’État et de personnalités influentes d’Afrique et d’Europe, renforçant ainsi son aura et menaçant par ce fait même, le régime RHDP. Alors, Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara reprend la main, car il peut exercer un contrôle sur ses activités, ses rencontres, son agenda. En tout cas, c’est ce qu’il espère. Il pourra le mettre sur écoute, voire le mettre aux arrêts si ça lui chante, chose qu’il lui est impossible de faire si ce dernier reste en Europe. Après tout, ne l’a-t-il pas fait arrêter le 18 février 1992 et le 11 avril 2011 ? Il a compris qu’il ne lui fallait pas commettre la même erreur que celle qu’il a commise en forçant Guillaume Soro à l’exil, lui offrant ainsi une liberté d’expression et d’action inespérée. 

A contrario, Henri Konan Bédié, Affi N’Guessan, Mabri Toikeusse et autres, présents en Côte d’Ivoire, sont sous surveillance constante des services de renseignement et leur marge de manœuvre reste très limitée. Souvenons-nous qu’Alassane Ouattara voulait même se payer le luxe de mettre aux arrêts Henri Konan Bédié, un ancien chef d’État de 86 ans, le 3 février 2021. Un escadron d’encagoulés avait fait irruption jusque dans la chambre de ce dernier pour se saisir de lui et le conduire dans un lieu inconnu. Il a fallu plusieurs coups de fil de chancelleries étrangères et de personnalités politiques influentes pour qu’Alassane Ouattara recule et renonce à son projet d’humilier un homme d’État de la trempe d’Henri Konan Bédié, son aîné.
 
La stratégie arrêtée par Alassane Ouattara et ses ouailles est celle-ci : vu qu’on ne peut valablement empêcher le retour de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire, faisant mauvaise fortune bon gré. Il faut donc faire semblant de faciliter ce retour et ensuite refermer l’étau sécuritaire sur lui. Une fois rentré en Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara estime qu’il lui sera plus facile de le neutraliser. Sa garde, son domicile, ses téléphones, ses contacts, etc., tout sera scrupuleusement scruté. Le clan Ouattara en est persuadé : après l’effervescence suscitée durant les premières semaines par son retour, Laurent Gbagbo tombera fatalement dans la banalité, la routine, le train-train quotidien. Le capital sympathie dont il jouit actuellement finira par s’épuiser. Il aura d’autres enjeux personnels et familiaux. Il pourra alors plus facilement être neutralisé comme le furent avant lui Affi N’Guessan et bien d’autres cadors du FPI.

Certains lui objectent que Laurent Gbagbo a un tempérament bien trempé, qu’on ne pourra pas le tenir en laisse, qu’il ne se laissera pas mettre en cage à Abidjan, lui qui a résisté vaillamment aux juges de la CPI, qu’il fera donc des déclarations politiques publiques, des prises de position qui lui permettront de se relancer sur l’échiquier politique national. À ceux-là, Alassane Ouattara répond que lui non plus n’est pas un enfant de chœur et que si Laurent Gbagbo ose faire des déclarations pour le défier ou le gêner, il sera sans état d’âme. Il le fera inculper pour atteinte à la sécurité de l’État et le fera arrêter. C’est très simple. C’est pour se donner cette marge de manœuvre qu’Alassane Ouattara n’a pas encore pris une ordonnance d’amnistie ni soumis un projet de loi d’amnistie au Parlement le concernant, au sujet de sa condamnation à 20 ans de prison pour l’affaire de la BCEAO. Mais, à côté de cette stratégie quasi-publique au RHDP, il y a un plan B que seuls quelques initiés connaissent. 

En effet, le Ministre de la Sécurité, le Général Diomandé Vagondo, qui a repris les activités barbouzardes d’Hamed Bakayoko et son homologue de la Défense, Téné Birahima Ouattara dit La Fiole, ont été chargés de créer le chaos le jour de l’arrivée du Président Gbagbo. L’objectif est de donner une base légale à une action judiciaire ultérieure contre lui ou ses partisans ou à tout le moins, de le discréditer aux yeux de l’opinion. Des anciens combattants démobilisés ont été recrutés par le Général Vagondo et Yaya Ouattara, l’homme de main de La Fiole. Ils sont coordonnés par le Colonel Koné Zakaria. Ces individus seront armés et en tenue civile pour certains, en treillis de combat pour d’autres et enfin encagoulés pour les derniers. 
Le 17 juin, jour de l’arrivée de Laurent Gbagbo, il est prévu de créer des troubles et donner ainsi l’occasion à ces miliciens de semer la chienlit en tirant sur la foule, faisant quelques morts, puis de les mettre à l’actif d’éléments militarisés au service du FPI et de Laurent Gbagbo. Ils pourront ainsi facilement faire passer l’ancien prisonnier de Scheveningen pour un individu violent, adepte de la guerre et des troubles à l’ordre public. Cela transformera le héros en paria et en prophète de la destruction. Ce sera aussi le prétexte idéal pour mettre aux arrêts plusieurs de ses lieutenants, notamment ses bras droits et les membres de son parti responsables de l’organisation de son accueil.
 
Pour ne pas être témoin de la mise à exécution de ce plan macabre, Alassane Ouattara et son épouse ont décidé de quitter le territoire ivoirien. La Première dame, Dominique Ouattara, a quitté Abidjan le 15 juin pour Paris. Alassane Ouattara, quant à lui, s’envolera le 17 juin, jour de l’arrivée de Laurent Gbagbo. Ainsi, si tout dégénère, il pourra arguer du fait qu’il était absent pour se dédouaner de toute responsabilité dans la violence. Il rêve de rééditer le scénario du 18 février 1992, où il fit arrêter et incarcérer Laurent Gbagbo ainsi que 50 membres de la direction du FPI, en l’absence d’Houphouët-Boigny, malade et hospitalisé en France. 

Le Colonel Koné Zakaria, que les militaires considèrent comme l’idiot de service au service du clan Ouattara, a tenu plusieurs réunions avec les démobilisés pour concerter leurs actions et se tenir prêts pour le jour J. Dans cette stratégie, le nommé Issiaka Diaby soi-disant président des victimes de Laurent Gbagbo joue un rôle central. Sa mission est de chauffer à blanc des présumées victimes nordistes qui déclareront vouloir affronter Laurent Gbagbo et ses partisans le 17 juin à l’aéroport. Cela participe à préparer les esprits à la violence qui sera déclenchée le jour de l’arrivée du Président Gbagbo. Déjà, cet Issiaka Diaby rencontre des communautés nordistes pour leur demander de se mobiliser contre la venue de l’ancien chef d’État, car cela signifierait la fin du régime des Dioulas et des musulmans pour l’ouverture de la vengeance des Boussoumanis. 
Cette technique, utilisée pour la présidentielle d’octobre 2020 et les dernières législatives, sera à nouveau usitée contre les Gbagboïstes. Cette coordination d’actions civilo-millitaires hostiles ne vise qu’à assassiner quelques pro-Gbagbo, mais aussi effrayer les autres ainsi que de fournir un argument pour harceler Laurent Gbagbo et les cadres de sa tendance politique. Voici donc ce qui se prépare pour le 17 juin 2021. 
Mais d’ici là, ils s’attèlent à donner satisfaction aux démobilisés qui ont posé un certain nombre de conditions avant de s’engager dans cette nouvelle aventure. 

En effet, pour semer le chaos au sein de l’opposition à Alassane Ouattara, ils avaient été abondamment utilisés par Hamed Bakayoko contre promesses de primes juteuses et recrutement dans l’armée. Ils ont rempli la mission avec le maximum de violence possible, mais jusqu’à présent, ils ne sont pas entrés en possession de la totalité de leur dû et la promesse de recrutement n’a pas été honorée. Pour cette nouvelle mission, ils exigent d’être payés en intégralité avant de se déployer. Cette journée d’arrivée de Laurent Gbagbo est donc considérée par Alassane Ouattara comme un défi lancé à sa personne et il entend, dans ce cas, montrer qui est le chef dans ce pays. 
 
CHRIS YAPI NE MENT PAS.


Voir d’autres vidéos en lien avec celle-ci : 

- COMMENT LA HAINE D’ALASSANE DRAMANE OUATTARA CANONISE LAURENT GBAGBO - https://youtu.be/fXCJ45XL0cI

- RETOUR DE LAURENT GBAGBO EN CÔTE D’IVOIRE : L’ATTRAPE-NIGAUD D’ALASSANE DRAMANE OUATTARA - https://youtu.be/kUeurKdkkX4 

- RÉUNION SECRÈTE CHEZ ALASSANE OUATTARA APRÈS L'ACQUITTEMENT DE GBAGBO ET BLÉ GOUDÉ PAR LA CPI - https://youtu.be/5_W6AljLSq8 

- ACQUITTEMENT DE LAURENT GBAGBO ET CHARLES BLÉ GOUDÉ PAR LA CPI : ALASSANE OUATTARA EST GROGGY - https://youtu.be/VxvpqBdel7M 

- VERSION BAMBARA - ALASSANE OUATTARA UTILISE LA CPI POUR RÉGLER SES COMPTES AVEC GBAGBO ET SORO - https://youtu.be/olnIFpgkVmI 

- VERSION FRANÇAISE - ALASSANE OUATTARA UTILISE LA CPI POUR RÉGLER SES COMPTES AVEC GBAGBO ET SORO - https://youtu.be/kptaEpxTiyg 

- PRÉTENDU COUP D’ÉTAT DES PRO-GBAGBO : ALASSANE OUATTARA EXIGE LA POURSUITE DES ARRESTATIONS - https://youtu.be/2b7_hiCYJcY

- L’ONG PROMEDIATION SE DISCRÉDITE GRAVEMENT EN CÔTE D’IVOIRE DANS UN FAUX COUP D’ÉTAT. 
PARTIE 1 : EXPOSÉ DES FAITS ALLÉGUÉS PAR CETTE ONG - https://youtu.be/YdjeKw-Ps70 
PARTIE 2 ET FIN : L’ANALYSE DE L’ATTAQUE DU CAMP MILITAIRE D’ABOBO-ANYAMA PAR L’ONG PROMEDIATION - https://youtu.be/zAPdGOXLdOk 

- ATTAQUE DU CAMP D’ANYAMA : TÉNÉ BIRAHIMA OUATTARA SACRIFIE DES LIBÉRIENS POUR INCRIMINER GBAGBO - https://youtu.be/sBIHIzCdXUc 

- APRÈS L’ATTAQUE DE N’DOTRÉ, LES ARRESTATIONS DES PRO-GBAGBO ONT RECOMMENCÉ. L’ADJUDANT YAPOGA ARRÊTÉ - https://youtu.be/ToYkvCG7_no

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