VOICI LA RIDICULE PREUVE DU COUP D’ÉTAT DES PRO-SORO DU 23 DÉCEMBRE 2019.

C’est à grands coups de fanfare que la preuve qui était supposée confondre les détenus proche de Guillaume Soro avait été annoncée en Côte d’Ivoire. On croyait avoir une montagne, mais elle a plutôt accouché d’une risible souris. Une écoute téléphonique de quelques secondes

C’est à grands coups de fanfare que la preuve qui était supposée confondre les détenus proche de Guillaume Soro avait été annoncée en Côte d’Ivoire. On croyait avoir une montagne, mais elle a plutôt accouché d’une risible souris. Une écoute téléphonique de quelques secondes retranscrite entre Simon Soro et son jeune frère Rigobert Soro. C’est cette retranscription qui n’a pas été donnée aux avocats des accusés pour qu’ils puissent authentifier l’interception téléphonique alors que la loi l’EXIGE. 
Dès le départ, l’on constate que les droits de la défense sont violés. Évidemment, vous direz qu’Alassane Ouattara n’est pas à un viol près. S’il a violé la constitution, ce n’est pas une petite loi qu’il rechignerait à massacrer. Mais pire, en vertu de quoi et sur la base de quelle loi, a-t-on mis des citoyens ivoiriens lambdas, qui ne sont pas sous investigation judiciaire, sur écoute ? Là encore, la recevabilité de cette interception téléphonique devrait être rejetée et l’audio déclaré irrecevable à ce procès. Ces viols seuls devaient suffire à ce qu’il n’y ait pas de procès. Pourquoi ? 

D’abord, les avocats n’ont pas reçu l’audio comme pièce à conviction et ce, jusqu’à ce jour. Pourtant, quand il a s’agit de l’enregistrement audio de Guillaume Soro datant de 2017, il a été joué avec insistance sur les ondes de la RTI et durant ce procès. Pourquoi donc ces deux poids, deux mesures ? Chris Yapi signale au passage que cet enregistrement audio attribué à Guillaume Soro n’a pas non plus été remis aux avocats des accusés, alors que la loi l’exige. On peut légitimement s’interroger sur le dessein caché et l’issue du procès lui-même. Il semble évident ici que les accusés ne bénéficient pas d’un procès équitable. 

En effet, la conversation téléphonique interceptée entre les deux frères Soro aurait dû être remise à leurs avocats, qui auraient eu loisir de la faire expertiser et surtout, s’assurer que la retranscription a été fidèle aux propos tenus. Avec une telle justice, la tentation d’y ajouter des phrases assassines ne saurait manquer ! Mais, nous sommes dans la république du troisième mandat, alors plus rien ne nous étonne. La subornation et la manipulation sont les maîtres mots de ce régime. Les avocats des accusés auraient demandé de disqualifier cet audio, qu’ils seraient dans leurs droits. Maintenant, analysons ce bidule d’interception téléphonique entre les frères Simon et Rigobert Soro. 

En réalité, il s’agit d’un bref échange entre deux frères qui s’inquiètent du sort de leur frère aîné, en l’occurrence Guillaume Soro. Voici tout le fondement de l’accusation sur lequel deux innocents sont maintenus en prison depuis plus de 540 jours. Un échange téléphonique supposé avoir eu lieu le 23 décembre 2019 à 11h41, alors même que le tout Abidjan était déjà au parfum du redoutable piège tendu par le régime Ouattara contre l’opposant Guillaume Soro. À cette heure-là, le président de Générations et Peuples Solidaires (GPS) était encore dans le ciel, alors que la répression au sol contre ses partisans avait déjà commencé. Les premiers militants et sympathisants de GPS, qui voulaient se rendre à l’aéroport pour accueillir leur président, se faisaient gazer et sauvagement battre par les forces de l’ordre, massivement déployées sur leur parcours. Ils ont été obligés de se replier à l’Annexe, siège de leur mouvement citoyen. Simon Soro, lui, ne souhaitait pas aller à l’aéroport. Il voulait attendre son frère tranquillement chez ce dernier, à sa résidence de Marcory, pour célébrer leurs retrouvailles après de longs mois de séparation. Comme les images diffusées dans le monde l’ont montré, Simon Soro a été empêché par la police d’avoir accès au domicile de Guillaume Soro, son aîné. 
 
Maintenant, consultons le relevé de ladite écoute. On peut y lire que le Commissaire Rigobert Soro informait Simon Soro, son frère aîné, de ce qu’il avait appris que leur grand frère Guillaume Soro, s’il atterrissait en Côte d’Ivoire, pourrait être enlevé ! Dans sa réponse, Simon Soro lui rétorque qu’ils ont fait le même constat et qu’ils en sont informés. Rigobert veut ensuite parler à Kamaraté Souleymane dit Soul To Soul, chef du protocole de Guillaume Soro et qu’il sait être un très proche de celui-ci. Cependant, ce dernier est pressé et occupé. Selon la pièce en notre possession, il n’y a aucun échange entre eux. Néanmoins, Rigobert Soro est soulagé d’apprendre par la bouche de Simon que leur frère aîné est hors de danger, car selon ce qu’ils ont appris, son avion atterrirait au Ghana plutôt qu’en Côte d’Ivoire. Il décide donc d’aller rejoindre son frère Simon et les autres collaborateurs de Guillaume Soro au siège de GPS. Voilà tout. Moins de 30 secondes de communication centrés sur leurs inquiétudes autour de la vie et de la sécurité de leur frère aîné. Voici ce qui vaut, aujourd’hui, aux petits frères de Guillaume Soro d’être détenus depuis bientôt 18 mois. 
Pourtant, quoi de plus normal dans une situation aussi tendue, où l’armée avait été fortement déployée dans la ville et autour de la résidence de leur grand frère, et quand on sait surtout que la rumeur de son arrestation courrait les chaumières de la presse et des réseaux sociaux depuis la veille ? 

En effet, dès 9h du matin, ce lundi 23 décembre 2019, la nouvelle se répandait telle une traînée de poudre que M. Guillaume Soro ferait l’objet d’une arrestation musclée, si ce n’est d’un assassinat crapuleux. La rumeur évoquait, d’ailleurs aussi depuis la veille, l’existence d’un mandat d’arrêt lancé contre lui. Mieux, ayant été refoulé de la résidence de son aîné, où la police et les unités spéciales avaient pris position, Simon Soro ne pouvait que conclure qu’il y avait anguille sous roche. 
Depuis des années, il vient à cette résidence et jamais un tel dispositif n’avait été mis en place. Il y avait donc quelque chose d’anormal. Et tentant d’avoir des explications avec les responsables des forces de l’ordre présentes, tout le monde a vu comment la police l’a bousculé et empêché d’accéder à ladite résidence. Simon Soro savait donc que son frère aîné était en danger. Avait-il besoin d’attendre que son frère Rigobert le lui dise formellement ? Il voyait déjà qu’il y avait du soufre dans l’air et que l’arrivée de son frère aîné était désormais transformée en un odieux traquenard. Car, comme le dit l’adage, quand c’est flou, c’est qu’il y a bel et bien un loup !

À l’analyse, on se rend compte que les frères Soro ne savaient même pas que l’avion avait été dérouté sur le Ghana. Ils ne l’ont appris que plus d’une heure plus tard, en voulant aller l’accueillir. Rigobert Soro même dit que quand les autorités disent que l’avion va atterrir au GATL, c’est une manœuvre de distraction. 

En effet, le pauvre homme, qui pensait réellement que l’avion de son frère atterrirait au GATL, s’apprêtait à s’y rendre, ignorant au préalable que des dispositions de combat avaient été prises sur les lieux contre l’aéronef et ses occupants. C’est sur place qu’il découvrit la répression et le dispositif anti-Soro mis en place. C’est ainsi qu’il tenta d’en informer son deuxième frère, Simon.
Ensuite, il apparaît clairement qu’ils sont stupéfaits de la tournure que prennent les évènements, car ils se rendent compte que le dispositif massif déployé pour une seule personne répond à d’autres buts, notamment un projet d’arrestation qu’ils nomment « enlèvement », plutôt qu’une simple opération de maintien de l’ordre.
Enfin, on se rend compte que Rigobert Soro est dépassé par ce qu’il voit dans la ville et pour en savoir plus, décide d’aller rejoindre les collaborateurs de Guillaume Soro au siège de GPS, puisqu’il était évident que l’accès à l’aéroport était impossible.
 
Maintenant, examinons les choses sous l’angle du lien du sang.  Si vous avez un frère en danger de mort, peut-on vous reprocher d’avoir alerté votre famille ? Peut-on légitimement mettre une fratrie en prison pour avoir échangé des informations qui, du reste, étaient du domaine public et circulaient depuis la matinée sur les réseaux sociaux ? Qui ne savait pas que l’avion de Guillaume Soro était en danger ? Le tout Abidjan bruissait de ce secret de Polichinelle. 
Pendant qu’on y est, relisons la « Transcription de l’audio du 23 décembre 2019 à 11h41 entre Rigobert et son grand frère Simon Soro :

- Rigobert : Allô
- Simon : Allô
- Rigobert : Oui
- Simon : Umh hum
- Rigobert : Il dit actuellement là, allô ?
- Simon : Allô Rigobert
- Rigobert : Oui grand frère
- Simon : Oui c’est comment ?
- Rigobert : Il faut informer Soul que ce qu’ils avaient dit qu’il allait atterrir au GATL là
- Simon : Hein hein
- Rigobert : Qu’ils sont en train de les distraire
- Simon : Umh hum
- Rigobert : Ils veulent l’enlever
- Simon : Hein hein
- Rigobert : Voilà c’est lieutenant
- Simon : On est informé, on est informé
- Rigobert : Tu es où actuellement 
- Simon : Je ne suis pas, bon attends je te passe Soul lui-même
- Rigobert : Ok. Je suis en train de venir vers l’annexe là.
- Simon : D’accord (voix de Soul : « C’est qui ? », Rigobert, répond Simon)
- Rigobert : Silence …
- Simon : Ah d’accord, d’accord oui c’est bon. Allo ?
- Rigobert : Oui
- Simon : Oui c’est bon, on a déjà bouclé, il va atterrir au Ghana. Il n’atterrit plus (…)
- Rigobert : Ah ! Sinon moi-même je suis déjà à l’annexe.
- Simon : Donc tais-toi, c’est bon comme ça.
Fin. »

À supposer que cette retranscription soit sincère : pourquoi les propos de Simon Soro ont-ils été tronqués ? Qu’a-t-il dit de capital pour que l’accusation coupe cette partie de son propos ? Est-ce pour cela que la défense n’a pas eu gain de cause, lorsqu’elle a demandé l’audio original comme la loi l’exige ? On peut supposer que la partie coupée et représentée par des pointillés dédouanait les frères Soro. Mieux, après avoir lu cette transcription, qu’est-ce qui, dans cet échange, peut être démontré comme faisant partie d’un projet de coup d’État ou relié à un projet de coup d’État ? Est-ce le fait de dire que si Guillaume Soro atterrissait, il serait arrêté ? Vous voyez donc qu’on est en plein procès en sorcellerie à Abidjan actuellement.
Ce 23 décembre 2019, la nouvelle courait depuis plus d’une heure et les réseaux sociaux, rendant compte de l’agression sauvage contre les partisans de M. Soro, indiquaient déjà que ce dernier serait arrêté. La nouvelle était d’autant plus publique que moins d’une heure plus tard, dans son édition d’Afrique Midi, RFI annonçait que l’avion transportant Guillaume Soro avait été détourné sur Accra et que ce dernier était menacé d’arrestation s’il atterrissait en Côte d’Ivoire. L’édition du journal radiophonique de cette station indiquait même l’existence d’un mandat d’arrêt lancé contre lui. Cette information était donc déjà du domaine public. 
 
Rien que pour 30 secondes de communication entre eux, les frères Soro ont passé presque deux ans de leur vie en prison. Il ne faut pas se voiler la face : ils sont maintenus en prison simplement parce qu’ils s’appellent SORO. À défaut d’avoir eu l’aîné, le régime Ouattara a incarcéré les deux cadets à sa place. Aujourd’hui, les frères de lait de Guillaume Soro sont purement et simplement des otages du pouvoir d’Abidjan.
Que reproche-t-on donc aux frères Soro, à Soul to Soul et à un Alain Lobognon qui devait apprendre à la conférence de presse, de la bouche même des journalistes qui étaient visiblement mieux informés, l’existence du fameux mandat d’arrêt lancé contre leur président ? 
Précisons à toutes fins utiles que la conférence de presse d’Alain Lobognon n’avait qu’un seul but : dire aux militants et sympathisants de GPS que Guillaume Soro n’atterrirait plus en Côte d’Ivoire et qu’il fallait qu’ils rentrent sagement chez eux. Appeler au retour calme des militants dans leurs demeures respectives, était-ce troubler l’ordre public ? Nous sommes en pleine aberration. Rien que pour cela, ils ont passé presque deux ans de leur vie en prison ! Est-ce humainement tolérable ? Ne faut-il pas que la spirale de l’injustice banalisée s’arrête un jour en Côte d’Ivoire ?  
 
On peut aussi se demander pourquoi pour les mêmes faits, d’autres ont été libérés ? Pourquoi le président du Comité d’organisation de cet accueil, Méité Sindou, n’a-t-il jamais été inquiété, tout comme son adjointe Olibé Trazéré ? En plus, lors de la même conférence de presse qui a valu son incarcération à Alain Lobognon, Méité Sindou précise que c’est à la demande des autorités ivoiriennes que le retour de son leader Guillaume Soro, initialement prévu le 22 décembre, a été reporté au lendemain, soit le 23 décembre 2019. Alors, comment un projet de coup d’État aurait-il pu être exécuté en fonction d’une date choisie et imposée par les autorités, avec un tel déploiement des forces de l’ordre dans toute la ville ? 

Pourquoi donc a-t-on créé deux contingents de prisonniers politiques pour les mêmes chefs d’accusation ? D’une part, ceux qui, s’étant reniés et ayant rejoint le RHDP, seraient devenus blancs comme neige et d’autre part, ceux qui, dignes et conscients de leur innocence, sont restés droits dans leurs bottes et mériteraient pour cela les flammes de l’enfer. Toutes ces questions, qui nous confrontent finalement au sort de l’ensemble des prisonniers politiques en Côte d’Ivoire, convoquent notre devoir de résistance et de solidarité pour redresser le destin de notre nation. Un pays civilisé ne peut pas accepter une telle ignominie. Et dire qu’Hamed Bakayoko a été le chef d’orchestre qui a fabriqué cette machination pour le compte de son mentor, Alassane Ouattara. Hélas, il a été assassiné à son tour par empoisonnement, laissant ses malheureuses victimes dans les geôles du pouvoir Ouattara et sans pièce à conviction véritable. Quelle tristesse ! 
 
CHRIS YAPI NE MENT PAS.
 

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